“Remettre l’égalité au cœur du projet politique de la gauche”

Posté le Mercredi 1 septembre 2010 | Publié par Mathieu | Actualités, Une

Tchat avec Benoit Hamon sur le site du nouvel obs. Pour repartir du bon pied, le gauche…

hamon_1291

Question de : internaute

Bonjour Benoit Hamon. Pourquoi le PS a-t-il sans cesse besoin de dire que son programme, ses idées sont “crédibles”.
N’est-ce pas révélateur du fait qu’il ne le croit pas lui-même et a besoin de s’en persuader ?

Réponse : Vous avez raison, pourtant si la crédibilité se juge à l’aune des comptes publics et sociaux le passé plaide pour la gauche. Mais la question est pour nous maintenant de savoir vis-à-vis de qui voulons nous être crédible? Vis-à-vis des marchés ? Ou vis-à-vis des Français.
Il est frappant d’observer que la crise qui devait remettre le politique devant l’économique et le financier accouche en réalité d’une situation exactement inverse. Ce sont les agences de notations, hier aveugles et laxistes vis-à-vis des subprimes, qui notent avec sévérité la dette souveraine des États et poussent à la mise en œuvre de politiques d’austérité partout en Europe.
Jamais le budget de la France n’aura été autant bâti chez Moody’s ou Fitch et aussi peu au Parlement. La priorité des socialistes est de reconstruire leur crédibilité vis-à-vis des Français qui pensent que droite ou gauche, rien ne change, pas d’obtenir des brevets de bonne conduite auprès des responsables de la crise.

Question de : internaute

Bonjour Benoît Hamon,
Face à la spéculation permanente des financiers, êtes-vous prêt à mettre les banquiers au pas ?

Réponse : Bonjour,
parmi quelques propositions, nous voulons la création un surtaxe de 15% à l’impôt sur les bénéfices des sociétés payé par les banques pour abonder le fonds de réserve des retraites
Nous proposons la mise à contribution des stock-options et autres bonus pour financer les retraites.
Nous proposons aussi la création d’un pôle financier public pour soutenir l’économie réelle, là où le secteur bancaire privé se désintéresse du soutien à l’investissement notamment des PME.

> lire la suite…

Partager sur les réseaux sociaux:
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Live
  • MySpace
  • Scoopeo
  • Technorati
  • Wikio

Pas encore de commentaires, réagissez ! - Lien permanent





Daniel Schneidermann : “Une martyre nommée Chabot”

Posté le Jeudi 26 août 2010 | Publié par Martine | Actualités, Revue de Presse

A lire, la très juste analyse de Daniel Schneirdermann suite à l’éviction d’Arlette Chabot de la direction l’information de France 2 :

Arlette Chabot

” Sans me vanter, comme disait l’autre, je crois pouvoir annoncer que la rentrée ne va pas être simple. Prenons l’éviction de Chabot, qui nous a cueillis vendredi soir, en plein déballage des sacs de voyage. A en croire les confrères spécialisés, Chabot, évincée par Rémy Pflimlin de la direction de l’information de France 2 et France 3, tombait en martyre de la liberté de la presse. Cette éviction, estimait gravement Le Monde, plaçait sous “un mauvais jour” les premières heures de la présidence Pflimlin. Et tout le monde de rappeler en choeur que l’évincée s’était pris un sacré savon sarkozyen devant témoins, un jour de l’an dernier, à propos de la mauvaise qualité des émissions politiques de France 2. On n’attendait plus que le communiqué indigné de Reporters Sans Frontières.

On ne trouble évidemment pas un choeur si harmonieux, mais il me semblait surtout me souvenir que Chabot, six ans durant, fut une parfaite orchestratrice de l’agenda du pouvoir sur les chaînes publiques. Du matraquage de débats sur l’identité nationale, justement dénoncé par Vincent Peillon, à la manière insistante dont elle souffla à DSKla dénonciation du “dogme” de la retraite à 60 ans, en passant par quelques broutilles comme le boycott actif de Mélenchon, aucun pouvoir n’aura eu à s’en plaindre. Et s’il n’y avait que l’agenda ! Mimiques, soupirs excédés, appels incessants à ses invités à dépasser la “langue de bois” dès qu’ils entendaient développer une pensée: Chabot possédait une capacité inégalée à traduire la doxa du moment en langage non verbal.

Qu’elle soit évincée par un nouveau PDG lui-même nommé par Sarkozy, en fait pourtant automatiquement une martyr. Inutile de le déplorer : c’est mécanique. C’est inéluctable. Ce basculement surréaliste souligne une fois de plus la perversité de ce système de nomination, qui va immédiatement rendre soupçonnable chaque acte du nouveau président de France Télévisions, comme ceux de son collègue de Radio France. Pour la millième fois, on objectera que le système de nomination par le CSA était simplement plus hypocrite. Peut-être. Mais le CSA était au moins une machine à sauver les apparences, et peut-être urge-t-il de réhabiliter les apparences. Bref, la rentrée ne va pas être simple. Ce qui est une raison supplémentaire d’être heureux de vous retrouver. “

Source : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=8889

Partager sur les réseaux sociaux:
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Live
  • MySpace
  • Scoopeo
  • Technorati
  • Wikio

Pas encore de commentaires, réagissez ! - Lien permanent




Tintinophile…

Posté le Vendredi 20 août 2010 | Publié par lionel | Parti Socialiste, Sécurité

Tintin revient à la mode. Spielberg va sortir en 2011 sur nos écrans le secret de le licorne. A quand un film avec Rastapopoulos, le jour venu et quand ce gouvernement ne sera plus il y aura pléthore de candidats pour joue ce rôle.

En attendant voici l’article de Pouria Amirshahi, secrétaire national du  PS droits de l’Homme,

Bonne lecture.

Quand Tintin répond à Brice Hortefeux, par Pouria Amirshahi

«extrait de l’album: Les bijoux de la Castafiore»

«Cette reproduction n’a aucune portée commerciale et ne saurait être utilisée comme telle»

Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme répond dans une tribune à la dérive xénophobe et sécuritaire du gouvernement. Il brosse détaille notamment les conséquences des déclarations de Nicolas à l’encontre des gens du voyage et concernant la déchéance de la nationalité, que Martine Aubry avait dénoncé comme une «dérive anti-républicaine». Il appelle tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans l’image que cette politique donne de la France à venir à la manifestation du 4 septembre.

Pourquoi les socialistes appellent au rassemblement républicain du 4 septembre.

On savait depuis longtemps la frontière mouvante entre la droite dite républicaine et la droite prétendue nationale. Les premiers n’ont pas toujours hésité à franchir le rubicond de la xénophobie, stigmatisant l’étranger comme le fauteur des troubles du pays. Charles Pasqua avait en son temps déclaré en 1988 que le RPR partageait avec le Front National « les mêmes valeurs », Jacques Chirac avait évoqué en 1995 « le bruit et l’odeur ».

> lire la suite…

Partager sur les réseaux sociaux:
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Live
  • MySpace
  • Scoopeo
  • Technorati
  • Wikio

Pas encore de commentaires, réagissez ! - Lien permanent




Sécurité : Estrosi n’est pas le mieux placé pour les leçons

Posté le Mardi 17 août 2010 | Publié par Martine | Politique à Nice, Sécurité

A lire, un article de François Krug publié sur Rue 89 le 15.08.10 :

Le maire de Nice propose de sanctionner ses homologues « laxistes » mais n’est pas lui-même exemplaire en matière de sécurité.

Christian Estrosi au Centre de Supervision Urbain de Nice

Pour alimenter le discours sécuritaire, Christian Estrosi s’est choisi une cible et un modèle. La cible ? Les « maires laxistes ». Le modèle ? Lui-même. Pourtant, le maire de Nice n’est pas aussi bon élève qu’il l’affirme.

« Les socialistes n’assument pas leurs responsabilités » : le 1er août, Christian Estrosi dénonçait déjà dans Le Figaro le laxisme de certains maires en matière de sécurité. Ce week-end, le ministre de l’Industrie et maire de Nice y revient dans Le Journal du dimanche. Décryptage de ses propositions.

1Une amende pour les maires

Christian Estrosi veut retourner contre les socialistes une de leurs inventions. Votée en 2000, la loi SRU impose une amende aux villes ne construisant pas assez de logements sociaux :

« Sur ce modèle, je propose que les municipalités qui ne se conforment pas à leur obligation de sécurité, de prévention de la délinquance, de lutte contre l’absentéisme scolaire et de réformes des règles d’urbanisme, soient condamnées à une très forte amende en conséquence. »

Le maire de Nice sait pourtant que la menace d’une amende ne règle pas tout. En matière de logements sociaux, sa ville est une des moins bien classées, mais elle a réussi à échapper aux amendes.

> lire la suite…

Partager sur les réseaux sociaux:
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Live
  • MySpace
  • Scoopeo
  • Technorati
  • Wikio

Pas encore de commentaires, réagissez ! - Lien permanent




“Français ou voyou, il faut choisir”

Posté le Mardi 10 août 2010 | Publié par Jean-Sol Partre | Sécurité

Les voyous de la révolution françaiseNice Matin nous annonçait hier, avec un brin d’admiration, que notre maire-ministre avait, pendant ses vacances, gravi le Mont-Blanc. Non pas qu’il ait entreprit une expédition de plusieurs semaines, mais, tout de même, parti à 0h35 du matin, il a conquis le toit de l’Europe en 7h par la façade ouest (informations capitales). Savourant son exploit, « avoir gagné le Mont-Blanc », notre fin politique parlait de « défi permanent » et de « se retrouver soi-même ».

Lorsque Moïse est redescendu de la montagne, les tables de la loi à la main, il a dit aux Hébreux : « Tu ne tueras point ».

Lorsque le Christ est redescendu de la montagne, il a délivré son message : « Aime ton prochain comme toi-même ».

Lorsque notre maire-ministre est redescendu de la montagne, il s’est rué sur les antennes d’une radio nationale pour délivrer, à son tour, le cœur de son message : « Français ou voyou, il faut choisir ».

Drôle d’époque…

Littéralement pantois devant une telle déclaration, « Français ou voyou, il faut choisir », j’ai tout de suite pensé qu’à droite, Charles Pasqua en tête, beaucoup avaient choisi les deux…

J’ai aussi pensé : « Monsieur Estrosi, maire ou ministre, il faut choisir ».

Mais, ne voulant en rester à une posture bassement politicienne, je me suis attelé à déchiffrer le message ministériel.

> lire la suite…

Partager sur les réseaux sociaux:
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Live
  • MySpace
  • Scoopeo
  • Technorati
  • Wikio

1 commentaire, réagissez ! - Lien permanent