Vers un nouveau blog

Posté le Mardi 8 janvier 2013 | Publié par Administrateur | Actualités, Une

Bonjour à tous,
Le blog Nice Massena va évoluer, nouveau graphisme, nouvelle plateforme.. Nous espérons vous présenter une nouvelle version d’ici quelques semaines. Dans l’intervalle le blog fera une petite pause .
A très vite !

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Jacques Sapir : “Zone Euro : Que réserve l’année 2013 ?”

Posté le Vendredi 4 janvier 2013 | Publié par David Nakache | Economie, Europe, Finances

Article publié sur le blog de Ria Novostri le 29.12.12  :

Jacques SapirLa zone Euro a connu d’intenses bouleversements durant l’année 2012. Les attaques spéculatives se sont multipliées durant une partie de l’année, tandis que les fondamentaux économiques continuaient de se dégrader.

Et pourtant, un sentiment de soulagement était perceptible chez les dirigeants politiques dès le début du mois de novembre. Le Président Français, M. François Hollande, pouvait affirmer que, selon lui, la crise de l’Euro touchait à sa fin. C’est donc à une situation plus que paradoxale que l’on est confrontée en cette fin d’année 2012. En effet, si les déclarations des uns et des autre se veulent rassurantes, en réalité la zone Euro est actuellement en récession, et devrait le rester en 2013 pour le moins.

Face à la situation désastreuse de la fin du premier semestre 2012, trois changements majeurs ont été annoncés.

Le premier fut l’annonce par Mario Draghi, le Président de la Banque Centrale Européenne de défendre « à tout prix » l’Euro. Dans la foulée, la BCE annonçait sa disponibilité à racheter des dettes souveraines des pays en difficultés.

> lire la suite…

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Quand Christian Estrosi vous invite à l’Eglise

Posté le Vendredi 28 décembre 2012 | Publié par David Nakache | Laïcité, Politique à Nice

Qui, selon vous, a déclaré, à l’occasion de l’inauguration de la crèche de l’Eglise Sainte Rita à Nice : c’est pour moi l’occasion (…) de “dire à ceux qui malheureusement sont dans la solitude que nous souhaitons, dans des lieux comme ceux-ci, grâce aux prêtres, grâce à toute la communauté religieuse et au conseil paroissial, leur apporter des instants de solidarité, de réconfort et de chaleur. (…)” ?

L’Évêque de Nice ?

Perdu ! C’est Christian Estrosi ! Le maire de Nice (qui n’en n’est pas à sa première atteinte à la laïcité) n’invite pas les personnes seules pour les fêtes de Noel à se rapprocher d’un centre communal qui aurait été mis spécialement à leur disposition pour les accueillir, non, il les invite tout simplement… à l’Eglise !

Vous noterez au passage le “nous” qui indique clairement qu’il se considère comme partie prenante de cette communauté religieuse, lui, le représentant laïque des pouvoirs publics locaux…

Pour voir la vidéo :

Quand Christian Estrosi vous invite à l\’Eglise

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Agression d’un adjoint de sécurité à Nice : les limites de la vidéosurveillance

Posté le Jeudi 27 décembre 2012 | Publié par David Nakache | Actualités, Sécurité
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Caméra de vidéosurveillanceL’agression d’un adjoint de sécurité à Nice le 25 décembre (lire ici) est révélatrice à bien des niveaux. Outre le fait, pour l’adjoint de sécurité en question, qu’annoncer à ses agresseurs qu’il était policier n’a fait qu’empirer les choses et les exciter d’avantage, c’est sur ce qu’elle nous enseigne sur la vidéosurveillance que je voudrais revenir ici.
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La vidéosurveillance a permis d’arrêter très rapidement les auteurs présumés de l’agression et Christian Estrosi s’en félicite à juste titre (lire ici).
Mais, si elle a permis l’identification et l’arrestation rapide, elle n’a en rien permis d’éviter l’agression en dissuadant ce groupe d’individus éméchés et violents d’agir. Et Patrick Allemand le souligne, également à juste titre (lire ici).
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La vidéosurveillance, rebaptisée et aseptisée en « vidéoprotection », reste la figure la plus emblématique et la plus coûteuse du laboratoire niçois de lutte contre l’insécurité. Elle mobilise une part importante du budget dédié à la sécurité et une part importante des forces de polices.
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Sans entrer ici dans la bataille de chiffres prouvant ou non son impact sur la baisse de la délinquance et des atteintes aux personnes,  il convient de rappeler des distinctions de bases.
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En matière de sécurité, on distingue les actions de prévention et les actions de répressions. Le maire est en charge de la prévention (dissuader les délinquants potentiels d’agir) et l’Etat (et donc le Préfet qui le représente dans le département), est en charge de la répression (identifier et arrêter les coupables).
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Ses défenseurs argumentent en disant que la vidéosurveillance a un effet dissuasif, mais aucune étude n’est à ce jour parvenue à le démontrer de façon incontestable.
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Les villes qui ont choisi la vidéosurveillance ont aussi augmenté l’éclairage public. On peut légitimement se demander si éclairer fortement les ruelles sombres où se déroulent habituellement les petits trafics ne suffit pas à réduire ces trafics sans avoir recours à une vidéosurveillance très onéreuse et liberticide.
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L’argument le plus significatif relève de l’analyse comportementale des délinquants. Ce que l’on regroupe un peu vite sous les termes de « délinquance » ou « insécurité », relève en réalité de comportements très différents.
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Pour que la vidéosurveillance ait un effet sur le délinquant potentiel et qu’elle le dissuade d’agir, il faut avant tout que ce dernier ait un comportement rationnel et fasse un raisonnement du type : « attention, si je commets cet acte dans cette rue, près de cette caméra, alors je risque d’être reconnu, puis arrêté ».
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Or cela ne concerne qu’une partie des délinquants ! Un toxicomane qui agit sous l’effet de l’addiction et du manque a ses capacités de jugement et d’évaluation du risque altérées. De même, le délinquant sexuel poussé par une pulsion incontrôlable ne sera pas non plus susceptible de réfléchir aux risques que représentent pour lui la présence d’une caméra… et prescrire de la vidéosurveillance à tout va face à des actes visiblement commis sous l’effet de pathologies lourdes ne sert à rien…
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Cette logique s’applique avec encore plus d’évidence concernant cette fois les crimes et plus seulement les délits : la grande majorité des crimes est commise au sein du foyer, de la cellule familiale. Le criminel est le plus souvent un proche de la victime. Le crime a le plus fréquemment lieu dans l’espace confiné du domicile familiale, au sein d’un espace privé, hors de portée de toute caméra de vidéosurveillance. Ces actes relèvent souvent du crime passionnel et leurs auteurs sont bien loin de penser aux risques encourus à être identifier.
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A l’opposé de l’acte compulsif, il existe une délinquance hautement qualifiée, pratiquée par des experts, capables de déjouer les systèmes de sécurité des banques les mieux protégées : ce ne sont pas quelques caméras de vidéosurveillances qui vont les gêner !
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Au final, la vidéosurveillance n’est qu’un outil, et il faut à l’évidence utiliser
des outils adaptés en fonction du type de comportements auxquels on a affaire. L’effet dissuasif de la vidéosurveillance, de toute façon, ne pourra agir ni sur les personnes soumises à des actes compulsifs ni sur les « professionnels » du grand banditisme.
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L’agression récente de l’adjoint de sécurité niçois en est le parfait exemple : les agresseurs, agissant sous l’effet de l’alcool et de la dynamique négative de groupe, n’ont modifié leur comportement ni en apprenant que leur victime était un policier, ni en fonction de la présence de caméras de vidéosurveillance.
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La violence gratuite est irrationnelle. Son auteur ne raisonne pas en fonction des risques encourus. La vidéosurveillance n’a aucun effet sur lui.
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Cela ne veut pas dire qu’il faille renoncer à la vidéosurveillance. Cela veut simplement dire qu’il faut arrêter de faire croire qu’il s’agit du remède miracle, efficace dans tous les cas de figure, et que consacrer l’essentiel du budget de la sécurité à la vidéosurveillance, au détriment d’une présence humaine sur le terrain, est une erreur.
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Cela veut également dire que si les pouvoirs publics locaux reconnaissaient que la vidéosurveillance est plus efficace en matière de répression que de prévention, son coût devrait être majoritairement assumé par le Préfet et non par le maire…
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Pour une analyse plus complète du dispositif de vidéosurveillance à Nice, voir un article plus ancien publié ici.
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Laurent Bouvet : “Le risque, pour Hollande, c’est de finir comme Zapatero

Posté le Dimanche 23 décembre 2012 | Publié par David Nakache | Parti Socialiste, Réflexion, Vie militante

Laurent Bouvet, politologie que nous avions reçu en mars dernier pour un débat autour de son livre “Le sens du peuple” répond, dans les Echos, aux questions de Stéphane Dupont et Pierre-Alain Furbury.

Interview publiée le 20 décembre 2012

Enseignant à l’université de Versailles-Saint-Quentin, Laurent Bouvet remplacera le 1er janvier Pascal Perrineau à la tête du Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences po. Longtemps proche du PS, il a travaillé un temps avec François Hollande.

Que peut faire l’exécutif pour se relancer ?

D’abord rétablir une autorité « verticale », comme le faisait François Mitterrand. C’est-à-dire une autorité qui ne soit plus simplement une autorité de l’arbitrage ou de la négociation, dans laquelle le président serait le point d’équilibre des différentes forces qui s’exercent, mais où il est celui qui tranche et impose par sa fonction la décision aux autres. Cela ne résoudra pas tout - avec une telle crise, aucun gouvernement ne pourrait espérer être populaire -, mais c’est indispensable. Aujourd’hui, il y a un problème de prise en compte de la nature particulière de l’exercice du pouvoir d’Etat, avec évidemment la question de l’incarnation et de l’autorité que cela suppose. On a eu l’impression, en raison d’un certain nombre de couacs qu’il y avait un défaut de gestion, de coordination générale. Même s’il faut leur laisser le temps d’habiter la fonction, les personnalités et la manière de gérer de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault, qui n’ont pas l’expérience du pouvoir d’Etat, peuvent être soumis à question. La question est : peut-on gérer l’Etat comme on a géré le PS pour l’un, le groupe socialiste à l’Assemblée pour l’autre ?

Jean-Marc Ayrault a affiché son autorité la semaine dernière…

Il faut attendre de voir si cela sera suivi d’effet. Mais François Hollande doit aussi le faire. Sous la V e République, la fonction d’incarnation appartient au président. Il a été élu au suffrage universel pour ça et a une légitimité qu’aucun autre acteur ne possède. C’est à lui de montrer qu’il y a un chef à la tête du pays, un capitaine qui tient fermement la barre dans cette période difficile. Le problème vient plus de lui que de son Premier ministre. Il aurait été impensable que 77 députés PS montent au créneau pour exiger de François Mitterrand qu’il tienne ses engagements sur le droit de vote des étrangers par exemple. François Hollande doit dire très clairement, désormais, ce qui est acceptable ou non. Il ne peut pas non plus y avoir des ministres qui proposent des alternatives à la politique du gouvernement. Ils sont ministres pour mettre en oeuvre la politique du gouvernement.

Quel jugement portez-vous sur l’action de l’exécutif ?

Il y a un hiatus entre la politique de réaction à la crise et ce qui est proposé comme réformes. Le réformisme, l’idée du changement portée par François Hollande pendant sa campagne, n’est aujourd’hui perceptible que sur des questions de société. Là, il y a des choix extrêmement précis. Mais s’il n’y a, de l’autre côté, qu’une simple gestion de la crise économique, avec une rigueur qui peut paraître imposée par les marchés et par Bruxelles, il peut y avoir de la part d’une partie de l’opinion un doute sur l’efficacité réformatrice. On met l’accent sur des mesures symboliques qui peuvent être nécessaires mais ne répondent pas, sur le fond, aux inquiétudes profondes de la société, d’abord économiques et sociales, tandis que l’ajustement économique, sans même parler des réformes structurelles, se fait sur un autre tempo. C’est le risque du « zapatérisme ». La période Zapataro en Espagne s’est illustrée par un décalage entre une adaptation très dure aux contraintes économiques et, en même temps, d’importantes réformes de société (famille, moeurs, immigration…). La gauche a pour rôle, historiquement, de faire des réformes de société. Mais elle ne doit pas oublier de conduire des réformes sociales et économiques profondes. Le grand risque, pour François Hollande, est de finir comme l’ancien chef du gouvernement socialiste espagnol.

Craignez-vous que la gauche se coupe des classes populaires ?

La gauche sans le peuple n’est pas la gauche et ne peut l’être. Or le terrain est déjà fragile. Rappelons que les catégories populaires ne se sont pas déplacées à la primaire socialiste. Et si François Hollande a mobilisé les catégories populaires au second tour de la présidentielle, les ouvriers ont fortement voté pour Marine Le Pen au premier. Il me semble qu’il y a, par exemple, dans le choix de la mise en avant de l’emploi par rapport au pouvoir d’achat une difficulté à venir pour une large partie des catégories populaires et moyennes. Comme lors du gouvernement Jospin, il y a une concentration des quelques moyens disponibles sur une partie seulement de la population, pour simplifier les exclus, les jeunes et les chômeurs de longue durée. Cela agrandit encore la fracture à l’intérieur des catégories populaires et moyennes salariées. C’est dangereux pour la gauche et pour sa pérennité au pouvoir, et donc pour sa capacité à réformer en profondeur la société, à lutter contre les inégalités sur le long terme. Parce qu’elle apparaît comme dispensant ses bienfaits à certaines catégories de population et pas à d’autres, pourtant elles aussi nécessaires historiquement et politiquement (voire indispensables électoralement) à la gauche. Par le passé, elle l’a payé très cher. Il n’est pas certain qu’elle ait aujourd’hui les moyens de recommencer.

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Coulée verte : faire le pari de l’ouverture

Posté le Mercredi 19 septembre 2012 | Publié par Persigny | Actualités, Politique à Nice

En politique, l’intérêt général doit toujours primer. La coulée verte est une excellente initiative qui aurait du être prise il y a longtemps, nous n’avons cessé de le dire depuis ses balbutiements. Ce poumon vert va réintroduire la nature en cœur de ville et redessiner l’espace urbain.

La gare routière était une verrue, la vieille ville et la ville du XIXe siècle vont de nouveau pouvoir communiquer. Quel plaisir d’apercevoir de nouveau le lycée Masséna depuis le boulevard Jean Jaurès !

Nous émettons cependant une réserve importante sur un point qui nous semble déterminant. Nous l’avons exprimée ce matin en conseil municipal : la volonté du Maire d’installer des grilles tout autour du parc. La déception est d’abord esthétique mais surtout cela signifie que l’accès sera interdit le soir.  Autant instaurer tout de suite un couvre feu ! Dommage pour les niçois et les touristes qui auraient pu largement en profiter les soirs d’été…

Il est regrettable qu’un si beau projet soit dénaturé de la sorte. Dénaturé car l’essence de la coulée verte c’est justement l’ouverture : ouverture de l’ancienne ville sur la nouvelle, ouverture sur l’environnement, un lieu où les niçois pourront se retrouver. Or le signal envoyé par ce grillage est un message de fermeture, de repli sur soi que nous ne comprenons pas. Plus qu’un jardin, la coulée verte doit être une promenade, faciliter l’accès entre Félix Faure et Jean Jaurès et non pas le rendre plus compliqué !

Nous croyons qu’il existe d’autres moyens plus subtils pour assurer la sécurité que d’élever des murs. Nous proposons donc au Maire que le système de vidéosurveillance dont il vante régulièrement les mérites soit étendu à la coulée verte mais aussi qu’une patrouille de la police municipale y soit consacrée. Les niçois pourront ainsi profiter de cet espace à n’importe quelle heure et en toute sécurité.

Yann Librati et Rémi Gaechter

Conseillers Municipaux

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Yann Librati propose des toits économiques

Posté le Lundi 2 juillet 2012 | Publié par Persigny | Environnement, Politique à Nice

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Direct Matin 02/07

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Le changement !

Posté le Vendredi 18 mai 2012 | Publié par tony | Vie militante

Le nouveau gouvernement

Nous y sommes depuis le mercredi 16 Mai 2012, Jean-Marc Ayrault a composé avec le Président le 1er gouvernement de ce mandat.

Ce nouveau gouvernement a déjà fait beaucoup parler de lui. En effet, c’est le tout premier gouvernement paritaire de la Vème République et c’est donc un signal très fort envoyé dès le début du mandat par François Hollande et son nouveau Premier Ministre. Les engagements de campagne seront tenus !

Mais le gouvernement ne peut pas être réduit au simple fait paritaire. En effet, le choix a été de faire coexister dans ce gouvernement des générations différentes, afin de mieux représenter le peuple, de permettre un renouvellement des visages politiques. Ce qui était parfois présenté comme l’alchimie impossible entre les différents courants du parti socialiste auxquels s’ajoutent nos alliés (Notamment, Christiane Taubira que nous avons eu l’honneur d’accueillir à Nice pour notre Meeting de clôture à la justice et Cécile Duflot au ministère de l’égalité des territoires et du logement) a été réussi par le Président de la République et son nouveau Premier Ministre.

Il faut ajouter à cela que la première décision du conseil des ministres a été de baisser de 30% la rémunération des ministres. Ce qui implique une diminution de près de 25% par rapport au dernier gouvernement Fillon. Pour cela aussi un grand bravo au nouveau gouvernement. Mais la moralisation de la politique ne s’arrête pas là. En effet, les ministres ont signé une charte de déontologie (non-cumul, pas de conflit d’intérêt, …) pour que le changement passe aussi par l’exemplarité au sommet de l’Etat.

Nous souhaitons à ce gouvernement bonne chance pour mener à bien les réformes qui seront essentielles au redressement de la France, tout en étant conscients que le rôle du Parti Socialiste est maintenant d’être une réelle force de proposition et qu’il doit toujours rappeler les engagements qui ont été pris auprès des Français.

Composition du Gouvernement

• M. Jean-Marc AYRAULT, Premier ministre
• M. Laurent FABIUS, ministre des affaires étrangères
• M. Vincent PEILLON, ministre de l’éducation nationale
• Mme Christiane TAUBIRA, garde des sceaux, ministre de la justice
• M. Pierre MOSCOVICI, ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur
• Mme Marisol TOURAINE, ministre des affaires sociales et de la santé
• Mme Cécile DUFLOT, ministre de l’égalité des territoires et du logement
• M. Manuel VALLS, ministre de l’intérieur
• Mme Nicole BRICQ, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie
• M. Arnaud MONTEBOURG, ministre du redressement productif
• M. Michel SAPIN, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social
• M. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la défense
• Mme Aurélie FILIPPETTI, ministre de la culture et de la communication
• Mme Geneviève FIORASO, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche
• Mme Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des droits des femmes, porte-parole du Gouvernement
• M. Stéphane LE FOLL, ministre de l’agriculture et de l’agroalimentaire
• Mme Marylise LEBRANCHU, ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la fonction publique
• M. Victorin LUREL, ministre des outre-mer
• Mme Valérie FOURNEYRON, ministre des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative
• M. Jérôme CAHUZAC, ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur, chargé du budget
• Mme George PAU-LANGEVIN, ministre déléguée auprès du ministre de l’éducation nationale, chargée de la réussite éducative
• M. Alain VIDALIES, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement
• Mme Delphine BATHO, ministre déléguée auprès de la garde des sceaux, ministre de la justice
• M. François LAMY, ministre délégué auprès de la ministre de l’égalité des territoires et du logement, chargé de la ville
• M. Bernard CAZENEUVE, ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé des affaires européennes
• Mme Michèle DELAUNAY, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de la dépendance
• Mme Sylvia PINEL, ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée de l’artisanat, du commerce et du tourisme
• M. Benoît HAMON, ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur, chargé de l’économie sociale et solidaire
• Mme Dominique BERTINOTTI, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée de la famille
• Mme Marie-Arlette CARLOTTI, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées
• M. Pascal CANFIN, ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé du développement
• Mme Yamina BENGUIGUI, ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères, chargée des Français de l’étranger et de la francophonie
• M. Frédéric CUVILLIER, ministre délégué auprès de la ministre de l’écologie et du développement durable, et de l’énergie, chargé des transports et de l’économie maritime
• Mme Fleur PELLERIN, ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique
• M. Kader ARIF, ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants.

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La campagne niçoise de Nicolas Sarkozy est un échec

Posté le Jeudi 26 avril 2012 | Publié par David Nakache | En campagne, citoyenneté

Le 1er tour de l’élection présidentielle a livré une nouvelle photographie de l’électorat des Alpes-Maritimes, dimanche 22 avril 2012.

La comparaison avec les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle de 2007 dans notre département est sans équivoque. Trois constats s’imposent : un échec, un danger et une espérance.

Un échec : Nicolas Sarkozy

La campagne niçoise de Nicolas Sarkozy est un échec cuisant. Pourtant, Sarkozy est venu deux fois à Nice : une première fois pour draguer l’électorat pied-noir, une seconde, pour un meeting à Nice qui devait clore en apothéose sa campagne du premier tour. Grand bien lui a pris : il a perdu 6,4 % des voix entre 2007 et 2012 dans le 06 !

Un danger : Marine Le Pen

Le FN, entre 2007 et 2012, lui, progresse de 10 %. Alors que l’UMP se présentait en 2007 comme le seul rempart anti-FN, on constate que 5 ans de sarkozysme appliqué dans le laboratoire de la droite extrême, celle de Christian Estrosi, Eric Ciotti et Lionel Lucas, ont permis au FN de gagner 10 % en 5 ans. A force de saturer le débat politique et l’espace médiatique de thèmes tels que la sécurité, l’assistanat ou l’immigration, les chefs de files de la droite locale ont fait progresser de façon très inquiétante les idées du FN dans notre département.

Un espoir : François Hollande

Au final, entre 2007 et 2012, dans le 06, Bayrou perd 8,3%, Sarkozy perd 6,4% au profit du FN qui gagne 10%, mais dans le même temps, le PS progresse de 2%, le total gauche gagne 5% et passe de 25 à 30%. C’est un signe fort et un enseignement pour l’avenir proche et lointain : c’est dans l’union de toute la gauche que se trouve la clef de l’alternance.

Un seul mot d’ordre désormais : mobilisation maximale de toute les forces de gauche et de tous les républicains pour rejeter le sarkozysme, sa politique socialement injuste, économiquement inefficace et écologiquement irresponsable.

Le changement est à portée de voix, le changement, c’est maintenant, tous ensemble, dans le 06 comme partout en France !

David Nakache.

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