Au moment où la France s’apprête à prendre la présidence de l’Union européenne, un article du Monde daté samedi 28 juin 2008 s’interroge sur la politique de Nicolas Sarkozy à l’égard des homosexuels. Alors que le mariage homosexuel s’étend à de nombreux pays, les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne, le Canada, l’Afrique du Sud, le Massachusetts et dernièrement la Californie, la France se fige à contre-courant dans un immobilisme qui, selon les auteurs, serait la marque d’une homophobie d’Etat.
Les auteurs sont Daniel Borillo, juriste à Paris-X-Nanterre, auteur d'un Que sais-je ? sur l'homophobie, Eric Fassin sociologue et professeur à l'Ecole normale supérieure (Paris), un des auteurs du Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes, Noël Mamère député Vert de Gironde et Caroline Mécary qui a obtenu la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme pour violation des articles 8 et 14 de la Convention, en raison du refus d'agrément opposée à une femme à cause de son homosexualité.
Le mariage homosexuel faisait parti des 100 propositions de Ségolène Royal pour la dernière élection présidentielle, il s’agissait de la proposition 87 ainsi rédigée : « Garantir l’égalité des droits pour les couples de même sexe ».
Il est d’autant plus regrettable que quatre délégués de section lors de la convention fédérale des Alpes-Maritimes sur la déclaration de principes aient cru bon d’opposer leur veto à la proposition d’inscrire le mariage homosexuel dans la déclaration de principes du parti socialiste.
Par ailleurs, je note avec satisfaction que les propositions d’amendement de la fédération socialiste des Alpes-Maritimes visant à supprimer la référence explicite à la lutte contre l’homophobie (article 16) et l’antisémitisme (article 21) de la déclation de principes ont été rejetées. La version finale adoptée lors de la convention le 14 juin 2008 est ici.