22 novembre 2007 par Hervé | Catégorie Révolte !.
Alors que les étudiants et le principal syndicat du supérieur appellent à manifester demain, douze directeurs d’UFR de Lille mettent en garde contre le blocage. A Paris, un étudiant bloqueur est indemne après avoir été visé par un tir d’arme à feu.
Une quarantaine de sites universitaires étaient perturbés ce matin par la mobilisation étudiante contre la loi Pécresse, dont 28 bloqués à des degrés divers, selon des sources concordantes. Le ministère de l’Enseignement supérieur a comptabilisé avant midi «35 sites universitaires perturbés à des degrés variables» dont «cinq fermés».
Selon un comptage effectué à partir des informations recueillies par les bureaux régionaux de l’AFP et auprès du syndicat étudiant Unef, le fonctionnement de 41 sites universitaires était perturbé hier soir par des blocages plus ou moins importants (28), des barrages filtrants (4) ou des fermetures administratives (4). Comme chaque jour depuis le 14 novembre, s’ajoutent à ce compte, cinq universités de la région parisienne, désertés en raison du mouvement de grève dans les transports en commun: Paris X-Nanterre, Paris VIII-Saint-Denis, Marne-la-Vallée, Paris XII-Créteil et Paris XIII-Villetaneuse.
Votes par internet sur le blocage
Aux universités de Nantes et Rennes 2, les présidents ont décidé d’organiser des consultations par internet de leurs étudiants sur la poursuite ou non du blocage de leur faculté. A Rennes, les résultats seront annoncés par huissiers de justice, a précisé la présidence de cette université qui compte 18 000 étudiants. Elle a souligné qu’il s’agissait d’une consultation et non d’un vote, ce dernier devant répondre à un cadre très précis et faire l’objet d’une autorisation de la CNIL. A Nantes, à peine commencé, le vote électronique a déjà été contesté. Un militant de l’Unef, Mathias Tessier, a affirmé que le «vote n’était pas sécurisé»: «Nous venons d’en faire la démonstration, en prenant un nom d’étudiant au hasard nous avons pu voter à sa place.»
Dans ce contexte, douze directeurs d’unités de formation et de recherche de l’université Lille III (Lettres et sciences humaines), bloquée par les étudiants opposés à la loi LRU, ont mis en garde aujourd’hui contre les conséquences sur les cours et examens en cas de «blocage prolongé.» «Si le blocage continue, il sera impossible de rattraper l’ensemble des cours qui n’auront pas lieu», ont-ils indiqué dans un communiqué. «Il ne sera pas possible d’assurer une session d’examen à d’autres dates que celles initialement prévues, à l’issue de ce semestre», ont-ils indiqué, évoquant les «risques liés à un blocage prolongé».
Pour l’Unef, «une issue est encore possible»
Pour sa part, le Snesup-FSU, majoritaire dans le supérieur, a appelé à «faire des journées des 22 et 27 novembre prochains de nouveaux temps forts des mobilisations» contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités. Les étudiants réunis en coordination nationale le week-end dernier à Tours ont appelé étudiants et lycéens à la grève et la manifestation un peu partout en France jeudi. Ils ont également appelé à «une date de mobilisation interprofessionnelle le 27.»
De son côté, le syndicat étudiant Unef a regretté aujourd’hui que Valérie Pécresse «refuse obstinément» d’ouvrir des négociations alors que, selon lui, «une issue est encore possible» à la crise étudiante contre sa loi. «On ne met pas l’abrogation de la loi comme préalable aux négociations», a assuré Bruno Julliard, président de l’Unef. «Une issue est encore possible, la balle est désormais dans le camp du gouvernement», estime l’Unef dans un communiqué. Pour lui, «en refusant toute négociation, le gouvernement porte la responsabilité de la radicalisation du mouvement.»





















Et quand tout le monde ira dans les facs privées pour pouvoir étudier en paix qui bloqueront ils les syndicats bolcheviques?????
jolie pub pour la catho!!!
Belle analyse politique.
Profonde et moderne, la "gauche bolchévique" et pourquoi pas l’arrivée des chars russes tant qu’on y est ?
Les étudiants se mobilisent pour deux raisons essentielles. D’une part pour obtenir ce que la ministre avait promis mais non fait à savoir se préoccuper sérieusement du pouvoir d’achat étudiant et notamment du logement. La situation sociale des étudiants devient critique.
D’autre part leur mobilisation vise à défendre l’Université face à une attaque profonde sur son fonctionnement démocratique et budgétaire qui risque fort de transformer toutes les facs en facs privées.
Alors la catho, elle a pas besoin de pub, elle aura qu’à faire des OPA.
La Iza, qu’elle commence à lire des bouquins chez elle. C’est encore le meilleur moyen d’étudier en paix.
Salut les camarades,
je suis très loin du problème des facs donc je préfère ne pas me prononcer sur le fond.
Au niveau des écoles, je sais hélas que les grèves contribuent aux succès des écoles privées donc catho. C’est une réalité qui ne nous plaît pas, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut faire un déni de réalité.
C’est vrai que l’intervention d’Iza est partisane mais ce n’est pas pour autant qu’il faut commencer par une surenchère de virulence. Le socialisme d’un militant ne se mesure pas à l’aune de sa virulence.
Le désaccord nourrit le débat. Fabrice, il faut savoir dialoguer dans le respect mutuel.
Et que pense Isa du fait que nos impôts viennent obligatoirement financer les écoles privées sous contrat? Il n’y a manifestement pas besoin que les "bolcheviques" viennent bloquer quoi que ce soit…On nous construit une école et une université à deux vitesses….concernant l’enseignement primaire privé grâce à des financements publics…!.c’est le monde à l’envers.
La circulaire N° 2005-206 du 02-12-2005 parue au BOEN n° 46 du 15 décembre 2005 précise les modalités d’application de la loi du 13 août 2004 (article 89) concernant la participation financière des communes aux frais de fonctionnement des écoles privées sous contrat d’association.
Cette participation est désormais obligatoire pour les communes envers toutes les écoles privées de leur territoire et étant sous contrat d’association (les plus nombreuses), facultative envers les écoles privées sous contrat simple.
La circulaire du 2 décembre 2005 traite plus précisément de la participation des communes d’origine aux frais de fonctionnement des écoles privées lorsque celles-ci, à l’extérieur du territoire de la commune, accueillent des élèves de la dite commune. Les EPCI, quelle que soit leur forme ( sivom, sivos ou communautés de communes…) étant alors assimilés à la commune d’origine dès lors que ce sont eux qui exercent la compétence scolaire.
La loi qui régit la participation des communes d’origine aux frais de fonctionnement de l’école d’accueil concernant les établissements publics impose ces frais aux communes d’origine si - et seulement si - ses capacités d’accueil sont insuffisantes, si celle-ci ne dispose pas des structures ( restauration, garderie…) périscolaires nécessaires, si l’enfant est accueilli dans des structures spécialisées non existantes dans la commune de résidence.
En clair, la commune d’origine n’est tenue de participer aux frais de fonctionnement dans la commune d’accueil que si la scolarisation dans celle-ci s’avère indispensable ou incontournable. Dans le cas contraire, et s’il s’agit seulement d’un choix de la famille, la commune de résidence n’est pas tenue de participer.
La circulaire du 2 décembre 2005 relative à l’enseignement privé - au contraire du principe énoncé ci-dessus - ne fixe aucune condition et contraint les communes d’origine ( ou les intercommunalités lorsque celles-ci ont la compétence scolaire) à participer obligatoirement aux dépenses de fonctionnement des écoles privées dans les communes d’accueil extérieures.
Tu casses les couilles Stéphane, tu sais très bien ce qui fait le succès des écoles privées n’a rien à voir avec les grèves des enseignants ou des étudiants mais au fait que les parents ne veulent pas voir leurs enfants dans une ZEP.
Ce qui fait le succès des écoles privés dans le supérieur (sauf pour les grandes écoles de commerce), c’est qu’il existe des étudiants trop nuls pour passer les examens à la fac ou réussir les concours. On les retrouve dans les écoles de styliste, de design, de publicité et autre école tunon, école des cadres et bien d’autres…
C’est bien connu, l’argent se fait plus facilement sur la bétise
je suis tous à fais dacord ac toi fabrice…
Les écoles privés c’est fais pour les gamins qui n’arriverons pas a avoir un diplome sans que papa et maman ne mettent la main au portefeuille…. cette réforme est a chié et bien sure n’aura de conséquence que sur les personnes en difficulté financière et scolaire.. En impliquant des fonds privé cela va forcément engendré une augmentation des frais d’inscription ce qui va crée une sélection sociale…
et la sélection dès la première année empêchera les jeunes ayant un dossier moyens de rentré à l’université…
Et rien à foutre si le fait de bloqué les fac engendre une augmentation de la popularité du privé… c’est la seule manière qu’on a de ce faire entendre faire grève et bloqué les facs!!!!
Fabrice, inutile d’aboyer comme un roquet en meute, tes arguments achaïques ne porteront pas plus. Ce que tu dis était vrai il y a 30 ans, les boîtes privées étaient alors réservées aux nuls. Mais depuis, les choses ont changé…
Tu as une vision figée de la société qui date d’Epinay.