24 septembre 2008 par Hervé | Catégorie Parti Socialiste.
Le 23 septembre, six motions ont été déposées à l’occasion d’un conseil national de synthèse à la Mutualité à Paris, en vue du Congrès de Reims des 14, 15 et 16 novembre. Six textes sur lesquels les militants seront invités à voter le 6 novembre.
Bertrand Delanoë est le premier signataire de la motion A
le pôle écologique, représenté par Christophe Caresche défend la motion B
Benoît Hamon a déposé la motion C (”Un monde d’avance”)
Martine Aubry porte les couleurs de la motion D (”Changer à gauche pour changer la France”)
Gérard Collomb est à la tête de la motion E
Franck Pupunat est dépositaire de la motion F (”Utopia”)
À titre de comparaison, cinq motions étaient en lice au Congrès du Mans en 2005.
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Dans la suite, vous pourrez voir des vidéos de présentation des motions
Sur Marianne2, vous trouverez un article intéressant sur le positionnement des motions
Un autre article sur la place de la gauche du PS chez Libération
Sur AgoraVox, un “bloggeur influent”, Dedalus, fait une taxonomie des motions
Ces analyses sont finalement assez cohérentes avec mon regard personnel, “chez toi”.
Motion A - Premier signataire : Bertrand Delanoë
Motion B - Premier signataire : Christophe Caresche
Motion C - Premier signataire : Benoît Hamon
Motion D - Première signataire : Martine Aubry
Motion E - Premier signataire : Gérard Collomb
Motion F - Premier signataire : Franck Pupunat





















merci Hervé pour la qualité du travail que tu effectue chaque jour sur ce blog
C’est gentil Yann, mais à part la mini revue de presse/blog et mon billet perso, le billet est 100% repompé du site du parti.
C’est pour ça qu’on a pas le nom des motions
C’est honteux!
Dépêche AFP
Motion PS : Chevènement critique
Le président du Mouvement républicain et citoyen Jean-Pierre Chevènement a déclaré mercredi qu’il ne voyait "pas très bien la différence" entre les quatre grandes motions du PS pour le congrès de Reims, hormis celle de "Benoît Hamon et ses amis qui sont clairement anti-libéraux".
"Je ne vois pas très bien la différence entre eux, sauf peut-être chez Benoît Hamon et ses amis qui sont clairement anti-libéraux. Tous les autres pensent la même chose", a affirmé le nouveau sénateur de Belfort sur i-télé à propos des motions déposées mardi par Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Ségolène Royal.
"Le vrai problème c’est la désignation du candidat à la présidentielle" de 2012, a-t-il estimé en prônant l’organisation "de primaires ouvertes à toute la gauche, avec tous les militants, tous les sympathisants".
la motion ordre juste de Madame Royal est la moins socialiste de toutes… donc la meilleure à mon avis
Extrait du blog de Benoît Hamon :
Regardons les choses en face.
Le monde change, le vent souffle et il peut nous porter loin. Mais, pour cela, nous devons enfin reprendre l’initiative et ne plus subir. Ne plus subir la droite, son discours et son agenda. Ne plus subir l’air du temps, la dictature de l’opinion et des médias. Ne plus subir les évolutions imposées par nos adversaires comme une fatalité insurmontable. Ne plus subir le temps comme un agent érosif de nos valeurs.
Le vent souffle. Il nous portera loin si nous orientons les voiles dans le bon sens…
Téléchargez le PDF de la motion
Signez la motion
ca me donne presque envie de prendre le bateau…. t’affole pas jean marc c’est qu’une image …. mais bon ça fait du bien les discours de Benoit … ce soir je ferais une compile de son interview sur le monde … j’enlève pas un proton !
Extrait de la motion de Ségolène Royal :
"Le monde a changé. Le culte de l’argent roi prospère, malmenant nos principes démocratiques, dessinant un nouvel ordre mondial, synonyme de naufrages sociaux, humains, écologiques. D’immenses défis surgissent, de grands dangers menacent. La crise financière mondiale illustre à l’envie les risques d’une économie mondiale dérégulée, une économie qui voit des banques provoquer le sur-endettement de millions de foyers et fermer le robinet du crédit aux petites et moyennes entreprises, une économie qui tolère que des paradis fiscaux hébergent sans entraves des fonds d’investissement sans éthique.
Aujourd’hui, des empires financiers s’effondrent comme des châteaux de cartes. La crise alimentaire plonge dans la malnutrition ou la famine des centaines de millions de personnes. La spéculation sur les matières premières fait rage. Les délocalisations sauvages se multiplient. Le coût du pétrole renchérit les prix. La crise écologique et climatique précipite les échéances. Les pays les plus pauvres payent le prix lourd au sous équipement. Dans de trop nombreux pays, les nationalismes, le terrorisme et les guerres régentent ce que nous n’arrivons pas à organiser. Voici la mondialisation malheureuse, celle que nous subissons. Refusons-la. Arrêtons-la !
(…)
Parce que nous refusons la résignation, nous voulons un parti qui se mobilise et se batte pour les citoyens, avec les citoyens, un parti qui soit à leur service. Un parti qui fasse vivre la démocratie en son sein pour la diffuser et la porter dans la société. Un parti qui soit meilleur que la société qu’il prétend changer."
Téléchargez et signez la motion :
http://www.congresutileetserein….
et après elle va nous faire le même coup que pour les présidentielles ? genre je crois pas ce que je défend ?
ou elle fait direct l’alliance avec bayrou ?
Rien de tout ça Fred.
A l’instar de Hamon, elle ne fait qu’orienter les voiles dans le sens où le vent souffle.
Et dès que le vent change, on modifie l’orientation.
C’est l’America’s Cup ici.
Mais qu’est ce qu’il raconte lui encore?
lol,moi je vais chercher mon timbre à Paris…
Je ne vois rien de scandaleux dans la stratégie d’alliance proposée par Royal, qui écrit, à la fin de sa motion :
"Deuxième principe : nous gardons bien sûr la stratégie d’alliance née à Épinay. Elle consiste d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche. C’est à partir de cette stratégie que nous ferons appel, lors des élections, à ceux qui se reconnaîtront dans notre projet et dans ce rassemblement de la gauche ouvert à tous ceux qui veulent offrir à la France des perspectives nouvelles.
A partir de là il est possible et nécessaire, de réunir, avec toutes les gauches rassemblées au soir du premier tour, tous les démocrates qui partagent des valeurs communes avec nous."
La nécessité, une fois la gauche rassemblée, d’ouvrir une alliance avec tous les démocrates qui combattent le sarkozysme tient à la nature même du sarkozysme : nous sommes tous ici de gauche, nous désapprouvons tous la politique menée depuis des années par la droite, mais reconnaissez qu’un cap est franchi, que la politique menée par Sarkozy (démantèlement des acquis sociaux, des 35h, de la fiscalité, du droit du travail, discriminations, etc), son attitude en tant que chef d’Etat ("Casse-toi pauvre con…"), sa politique étrangère (Lybie, Chine), sa proximité avec le monde des affaires (Bolloré, etc) et j’en passe est largement pire que tout ce que l’on avait connu jusqu’à présent ! Ni un Chirac ni un Balladur n’auraient à ce point fait honte à la France ni renié ainsi nos institutions. Nous sommes face à un danger plus grand et plus puissant. Même sous Raffarin et Villepin le nombre de loi votées et de décrets passés en douce cassant un à un les acquis sociaux n’a jamais été aussi grand.
Royal, dans sa motion, écrit :
"La vraie nature du sarkozysme, c’est en effet une droite dure, encore en campagne, déjà en campagne, toujours en campagne idéologique pour défaire l’impartialité de l’État sur tous les terrains."
Des sénateurs et députés UMP commencent à se désolidariser du gouvernement (financement du RSA), le modem, pourtant à droite, et même s’il le fait par opportunisme politique, critique régulièrement l’affairisme qui entoure le pouvoir ainsi que sa main mise sur les médias.
Si pour faire face au sarkozysme il faut tendre la main aux démocrates qui le critiquent, je ne vois là vraiment rien de choquant…
Merci David pour cette analyse que je partage pleinement.
Quand on voit les résultats des dernières présidentielles, où la gauche radicale a fait 7,33% (Besancenot, PC, Bové), penser que seule une alliance avec les partis à gauche du PS permettront de remporter les prochaines présidentielles relève de l”aveuglement.
Les électorats ne sont pas figés, ce ne sont pas des armées qu’il suffirait de mobiliser le moment venu. Autrement dit, ce n’est pas parce que Bayrou a fait un score important qu’il faut forcément se tourner vers le MoDem. En 1969, le centre (Poher) pesait plus que le PC et pourtant Mitterrand n’a (heureusement) pas fait ce choix…
Avant de penser à récupérer des électeurs par des alliances (question importante cela dit), pensons déjà à les séduire par notre discours, et seule une offre politique ancrée à gauche fera revenir vers le PS ceux que nous avons perdu et qui nous font cruellement défaut depuis 3 élections présidentielles à savoir les classes populaires et les classes moyennes.
Enfin ce qui se passe en Italie devrait nous mettre en garde : un parti démocrate au discours illisible et refusant l’étiquette de "parti de gauche", ecrasé par une droite conservatrice sure d’elle et de ses valeurs.
merci Mathieu, heureuse de voir que l’affectif que tu pourrais porté à stéphane ne t’aveugle pas.
je ne connais pas vraiment stéphane donc je réponds naturellement sur le fond
Ou peut être que tu m’as pris pour un autre Mathieu?
La vraie question concernant Ségo, c’est quand même de savoir quel(s) produit(s) elle avait pris avant de monter sur scène au zénith hier soir! Incroyable!
Jean Louis Bianco a dit que Ségolène Royal avait trouvé le ton et l’attitude qu’elle cherchait et qui lui manquait durant la campagne présidentielle. En tous cas une chose est sure : elle a trouvé un moyen différent de faire passer le message de la gauche. Entre deux chansons peut-être, en se mettant en scène aussi, en faisant de la politique un spectacle, oui, à l’américaine, certainement, mais le fait est là : elle fait de la politique autrement. Elle tient un vrai discours de gauche et parle à un public qui d’habitude change de chaine dès qu’il voit un meeting politique classique. Elle donne une image neuve de la politique. Elle parle à ceux à qui le PS ne parle plus. Enfin ! Elle attire et fidélise ceux qui ne croyait plus ni au PS ni à la politique.
Que l’on regarde les "éléphants" du PS : Fabius et DSK peuvent critiquer Royal, mais après leurs scores respectifs lors des primaires pour la présidentielle, ils devraient avoir honte de parler au nom du PS !
Ségolène Royal a été choisie par le vote des militants pour la présidentielle. Elle a cette légitimité là. Mais ce sont eux qui mobilisent encore l’image du PS alors qu’ils ne le représentent plus. Et pourtant les médias donnent la part belle à l’ancienne garde. Et pourtant tous les sondages qui placent Royal en dernière place sont largement commentés et diffusés.
Il faut rendre le PS aux militants et respecter leur vote.
Je trouve ahurissant que ceux qui ont appelé à voter contre le traité constitutionnel européen après le référendum interne n’aient pas été sanctionnés. Je trouve ahurissant qu’ils puissent parler au nom du PS !
Quand j’ai vu Ségolène hier, lors de son show au Zenith, j’ai été étonné, surpris et admiratif. Cela faisait combien de temps qu’un discours d’un socialiste ne vous a-t-il pas réellement surpris ? Cela faisait combien de temps qu’un socialiste n’avait pas cherché à communiquer autrement ? A faire passer un discours de gauche autrement ?
vrai mais autrement ca veut pas forcement n’importe comment … le zénith c’est sympa mais c’est une salle de spectacle……
de plus le congres est ce moment privilégier ou l’on réfléchit sur notre identité sur nos propositions je suis pas sur qu’une salle de concert soit l’endroit adéquat pour faire fonctionner la démocratie participative
"le congres est ce moment privilégié où l’on réfléchit sur notre identité sur nos propositions", soit… mais ce moment dure longtemps et donne l’image d’un parti centré sur lui-même, égo-centrique, ne se souciant que de lui même et plus des souffrances des citoyens. C’est ce qui fait problème actuellement. On ne peut faire l’économie d’un recentrage et d’un retour sur soi du parti. Mais cela n’empêche pas, en même temps, de se tourner vers l’extérieur et de tenter de convaincre, encore et toujours…
Le congrès peut être le moment où le parti montre sa diversité, sa richesse, son activité… donner enfin l’image d’un socialisme vivant…
Consternant… Pathétique… Absurde… Ségolinesque…
Ce parti a besoin plus que jamais d’ouvrir les portes et les fenêtres et la seule qui essaie c’est Ségolène. Les débats stériles entre nous, les courants et sous-courants, les motions toutes pareilles mais prétextes à tous les coups bas, la cacophonie organisée par un 1er secrétaire et des chefs de courant bienveillants, les gens n’en peuvent plus. Et après on s’étonne de perdre toutes les élections nationales et de prêter le flan à une image archaïque. Le Zénith, s’il n’y a pas que ça c’est formidable, ça donne une image super-positive… jusqu’à ce que les caciques du parti viennent à la télé avec leur gueule d’enterrement pour dire que la politique c’est pas ça.
Youpi, c’est la positiv’ attitude
Pas mal la robe de ségo, et son show au Zénith, OUAAAHHH. C’est sur elle a du talent. J’pense qu’il y a moyen qu’elle se recycle dans le show biz. Pour ma part j’ai toujours préférer Coluche dans cet exercice. PPDA serait il devenu socialiste ? Ah j’oubliais on est le parti des chomeurs…
On a ouvert notre parti en masse à de nouveaux adhérents (20 euros), ils ont voté, ils se sont exprimés et le jour où il a fallu aller dans la rue faire campagne et tenir les bureaux de votes, j’en ai pas vu beaucoup de désir d’avenir.
Mon cher David, quant à ceux qui ont appelé à voter non, tu sais ce qu’ils te disent. Heureusement que nous étions présents pour sauver le peu de crédibilité qu’il nous restait.
Sego je te kiffe!
Eh bien, mon cher Fabrice, je suis un adhérent à 20 €… et fier de l’être !
Plus sérieusement, on ne peut se satisfaire du nombre actuel d’adhérents au PS. Je suis même étonné du peu de place que prend cette question dans les différentes motions. Je m’attendais même à ce que la question du fonctionnement interne du parti soit traitée de façon plus significative.
La généralisation de la carte à 20 € proposée par la motion Royal va dans ce sens. Aujourd’hui, le prix de l’adhésion est un obstacle pour beaucoup de gens qui hésitent à militer dans les partis politiques ou les syndicats, car, même s’il y a généralement une déduction d’impôts après, il faut débourser la somme…
Enfin, j’ai adhéré au PS lors du lancement de la carte à 20 €, je suis toujours là et j’espère ne pas être considéré comme un "sous-adhérent" pour autant….
Comment disait-elle déjà ? Ah oui… ça y est… "fraternité" !
Oui c’est vrai le prix de l’adhésion est un problème surtout que depuis des années je propose que cela soit mensualisé car 45 euro pour un smicard c’est une somme.
Quant à la fraternité bien sur c’est une belle chose c’est un des trois socles de la république … lorsque j’officie des mariage je dis souvent que rien de beau ne se fait sans amour et que la république pudique utilise le mot de fraternité pour parler d’amour ..
Quand à monsieur X si je peut partager une partie de son constat je regrette le "segolene ou rien" qui limite le débat et qui à mon sens relève d’une analyse partielle certainement portée par une colere saine
Pour ma part vous le savez je pense que Benoit Hamon reponds sur le fond comme sur la forme à un certain nombre d’exigence que j’ai cru lire dans les comentaires .
je note au passage que Nice Massena est lieu d’échange non censuré et je me réjouis de la qualité d’une grande partie des posts continuons !
Sur les 45 euros, 30 sont remboursés par déduction d’impôts, cela représente une coût réel de 15 euros. David, tu n’est pas un sous adhérent, mais un adhérent précieux.
Pour les jeunes, s’ils appartiennent au MJS, ils ne payent pas de cotisation.
C’est vrai, 45 euros c’est beaucoup pour un smicard. Quand nos grands parents faisaient grève, ils perdaient leur salaire. Une heure de grève = une journée de salaire en moins.
Aujourd’hui 45 euros, c’est une petite journée de travail à temps partiel au SMIC (6h30 mm).
J’en ai assez du politiquement correct, 45 euros sur une année, c’est aux choix trois heures de mobile, 15 bières ou 30 litres d’essence. Il suffit d’économiser soit 30s de téléphone par jour ou 1/2 litre d’essence par semaine ou une pinte par mois…
C’est ce que l’on appelle un faux débat.
Car si la carte est à 20 euros, on ne peut pas obtenir de déduction fiscal, par conséquent payer 20 euros est d’une bêtise affligeante :
1 : on paye 5 euros de coût réel supplémentaire
2 : le parti se tire une balle dans le pied car on fait rentrer moins d’argent.
3 : c’est laisser le financement uniquement à ceux qui peuvent payer (aux nantis?)
C’est un exemple parmi tant d’autres, qui me fait dire que Ségolène ne mesure pas tout à fait la portée de ses mesures démagogiques.
Et c’est pour cela que je pense, qu’au regard du principe de Peter, elle a atteint son niveau de compétence maximal et qu’il serait dommageable pour le PS qu’elle devienne premier secrétaire.
Moi qui pensais que tu défendrais une cotisation proportionnelle aux revenus (N’est-ce pas d’ailleurs inscrit dans nos statuts?)
Comme cela, l’effort à consentir sera le même pour tout le monde. Car pour un smicard, un chômeur ou un RMIste d’un côté ou un salarié ou un fonctionnaire qui gagne 3 fois plus, je ne trouve pas du tout normal que la cotisation soit la même. Pour en avoir parler en Conseil fédéral lors du précédent congrès, je me suis aperçu que certains principes ne s’appliquent pas, pour certains, à leur porte feuille.
Avant de s’intéresser à la cotisation des adhérents, sujet au demeurant passionnant, interressons-nous à la cotisation des élus. Je rappelle que les élus de la ville de Nice perçoivent les indemnités les plus élevées permises par la loi (majoration de 50% par rapport aux indemnités ordinaires).
La cotisation des élus est fixée par l’article 9.1 des statuts :
Le taux de cette cotisation, applicable à la totalité des indemnités nettes perçues(cotisations sociales et impôts déduits) est fixé par délibération du Conseil fédéral. Chaque section peut ajouter à la part fédérale une part lui revenant. Le taux en est fixé par délibération de la Commission administrative de section, transmise pour avis conforme à la Commission fédérale de contrôle financier.
Est-ce que quelqu’un peut porter à notre connaissance la délibération du Conseil fédéral fixant la cotisation des élus ? Est-ce que les commissions administratives des sections ont fixé une part leur revenant ?
Yann,
Mon analyse n’est pas le fruit d’une colère saine mais d’une désabisitude. Quelles sont objectivement les forces en présence :
- la gauche des années 70, étatiste et libertaire (ce qui devrait déplaire au candidat du 2ème canton qui a fait de la sécurité sa priorité!) mené par Benoit Hamon
- la gauche archaïque et borderline (Fabius et Camba) qui soutiennent Martine Aubry, qui était intrinséquement peut-être la meilleure candidate
- la gauche institutionnelle qui nous a mené là où nous sommes, c’est à dire dans un merdier sans nom et dont le slogan pourrait être "que tout change pour que rien ne change" : la motion Delanoe-Hollande-carte vermeil.
- Ségolène avec ses fulgurances, qui nous donne espoir et nous désespère la seconde d’après, mais qui au moins a envie de changer cette culture consanguine du parti et sa propension à créer des tabous pour s’auto-convaincre qu’on est bien de gauche.
Je ne fais pas tout à fait la même lecture des forces en présence que "Monsieur X", mais, ce qui m’intéresse ici, c’est le cas Benoit Hamon.
En fait, je pense que Benoît Hamon ferait un bon premier secrétaire. Son discours est clair et cohérent. C’est, pour beaucoup de français, un visage neuf. Et, puisque nous parlons des motions, son texte tient la route (bien que j’avoue être encore en train de le lire…).
Ce qui me gène dans la motion Hamon, outre la question des alliances déjà évoquée plus haut, la faiblesse de l’argumentaire sur les questions écologiques et surtout la fausse sortie du libre échange, ce sont ses signataires et l’image qu’ils donnent du PS :
- Le cas Emmanuelli tout d’abord. Sarkozy fait son discours à Toulon. Silence radio. Rien à redire, circulez, la gauche du PS n’a rien à dire. Royal fait son show au Zénith, et là, scandale, damnation, Henri Emmanuelli sort de son silence médiatique pour asséner des phrases dures, des sentences apparemment bien méritées. Outre le fait qu’il incarne l’image d’un parti usé et désabusé, Emmanuelli passe plus de temps à critiquer le reste du PS que le gouvernement actuel. Et là, je bloque. Il pourrait venir sur les plateaux TV dénoncer les mensonges de l’Etat, les injustices des réformes actuelles, les incohérences entre promesses et réalité. Il aurait mille occasions d’écumer une rage légitime ! Mais non, lorsqu’il fait une sortie médiatique, c’est pour critiquer… Ségolène Royal !
- Le cas Liennemann ensuite, que je n’arrive toujours pas à comprendre. Après la défaite de Jospin, elle sort un livre « assassin » pour démolir Jospin, alors qu’elle faisait partie de son gouvernement quelques mois plus tôt. Après la défaite de Royal, elle sort un second livre « assassin » pour dire aux militants qu’ils ont été stupides de voter Royal et qu’en fait, le choix des militants, c’est une imposture. Ancienne ministre du logement, elle aurait pu démonter dans le texte la loi DALO ou le non respect de la loi SRU, elle aurait pu écrire des livres sur la politique de Raffarin, de Villepin ou de Sarkosy, non non, surtout pas, il vaut mieux passer son temps à casser le PS quand on est socialiste…
- Le cas Mélenchon enfin… ah ! Mélenchon ! Si lui au moins, sur son blog, ne s’arrête pas au nouveau look de Ségolène (il en prendrait presque sa défense !), c’est le franc tireur que les médias à la solde de l’UMP appellent systématiquement lorsqu’ils cherchent un bon mot pour montrer l’état d’autodestruction avancé du PS. Il a tellement dit du mal de tout ce que faisait le parti et de François Hollande, il a tellement dit, par ailleurs, qu’il était le seul a être cohérent avec lui-même, que l’on se demande encore comment il peut rester au PS…
Donc, au milieu de tous ces braves camarades, Benoît Hamon, posé, calme et gardant toujours le sens de la mesure, parait bien seul…
Pour ma part, plus proche de la motion Royal, une personnalité comme Vincent Peillon me semble la plus à même de répondre aux besoins actuels et futurs du parti.
bonsoir Xavier,
Je suis heureux de voir que tu participes à nouveau aux débats de Nice Massena et je t’en remercie .
Je regrette ton amertume lorsque dans une précipitation qui pour une fois , ne sert pas ton intelligence tu caricature les différentes motions tant il est vrai que ton candidat malheureux (Moscovici) n’a pas réussi à rassembler derrière lui.
Il ne faudrait pas que ton choix(royale) se fasse par dépit tu mérites mieux !
Au risque de te décevoir moi ca va bien .. et je ne me sent ni libertaire, ni étatiste, et même pas archaïque. juste en phase avec ce que je défend et l’actualité sur la crise financière me conforte dans ce que je crois être le bon combat .
Cependant, Je m’amuse de constater que tu doutes encore de la pertinence du rôle de l’état en matière économique lorsque les courtiers de wall street eux en redemandent .
Ils sont ou ceux qui a droite et même à gauche décrivaient hier l’état comme un frein à la prospérité économique ?
Ils sont ou les tenants de la sociale démocratie qui devaient être l’avenir d’une gauche victorieuse et moderne ? quant ces dernières années cette sociale démocratie à la Veltroni à magnifiquement engrangée 2 victoires…. contre treize défaites…..
Je défend ce texte car je ne veut plus subir la droite et son agenda , je ne veux plus subir les évolutions imposés par nos adversaires comme une fatalité : j’espère un P.S qui aurait enfin un monde d’avance …
Trop naïf ? doux rêveur ? l’universitaire vif et brillant que tu es se retournera vers Metz en 1979 et comprendra vraiment ce que j’espère .
Merci David pour ton analyse si je partage avec toi quelques inquiétudes notamment celle sur l’écologie, si je reconnais au texte porté par Collomb, Guerini et Royale des points novateurs je regrette un manque de cohérence idéologique qui me semble un handicap pour répondre à l’attente des français pour une vrai politique de gauche qui plus qu’une simple alternance soit une alternative.
Merci Yann, mais, précise un peu ta pensée : qu’entends-tu par un "un manque de cohérence idéologique" ?
Monsieur X qui critique le retour de l’état alors que Bush nationalise à tour de bras : A la droite de Bush !!!
je crois rêver !! comment des camarades avec ce qu’il se passe dans le monde peuvent aujourd’hui douter du rôle nécessaire de l’état ?
On privatise la poste mais on nationalise les banques qui on fait leurs fric sur le dos des pauvres grâce à des prêt usurier et si c’est pas l’état qui défend ,qui protège ,c’est qui va le faire ? Le marché ?
Et oui Fred… Et je ne serai pas étonné de voir "Monsieur X le grand courageux qui préfère rester dans l’anonymat" défendre la proposition de Jean Peyrevelade sur le transfert de 5 points de PIB des ménages vers les entreprises.
Entre celui qui garde l’anonymat et un porte-flingue subalterne qui chasse en meute, je me demande bien qui est le plus courageux….
Bizarrement je n’ai jamais vu autant d’anonymes courageux que dans les commentaires de mes billets…
Le porte-flingue subalterne te remercie pour ces insultes publiques Stéphane.
Seb, tu connais beaucoup de militants de la section dont le nom commence par X ?!
Je pense que si vous ne retenez de la crise financière que le retour des nationalisations vous vous fourrez le doigt dans l’oeil. L’Etat doit être régulateur, c’est ça qui a manqué au système financier international et c’est ce qui manque à notre discours.
A moins d’un renversements sans précédent et d’un retour au protectionnisme, on ne reviendra pas à la dépense publique keynésienne à la papa. Ces politiques de relance très efficace jusque dans les années 70 sont beaucoup plus incertaines dans un contexte mondialisé.
Yann parle de Metz, et bien parlons en. Le congrès de Metz a abouti au triomphe des 110 propositions. Au niveau économique c’était la politique de relance et la nationalisation des banques. La politique de relance, qu’à la base nous souhaitons tous en tant que socialiste, a profité aux entreprises étrangères et a fait exploser notre déficit commercial. La nationalisation des banques n’a pas changé grand chose et a juste abouti à discréditer l’Etat avec des scandales comme le Crédit Lyonnais.
Aujourd’hui les entreprises françaises seraient mieux armées pour profiter d’un plan de relance. le problème c’est qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses pour le faire. On peut gloser sur Zapatero, soi-disant social-libéral, mais avec son excédent budgétaire lui est aujourd’hui armé pour faire face à la crise financière et monter un plan de relance intelligent. Nous on n’a plus qu’à prier. Et soyons honnête le paquet fiscal a été une ignominie et n’a rien arrangé mais le déficit et la dette datent de bien plus longtemps.
Se taper sur la poitrine en annonçant le retour de l’Etat alors qu’on a 70% de PIB de dette publique, c’est irresponsable et ça ménera à ce que la gauche a toujours fait dans ce pays : 2 ans de réforme authentiquement socialiste et après la rigueur, puis la défaite. C’est ce qui s’est passé en 36, en 81 et en 97. C’était la SFIO de Guy Mollet qui aggnait les congrès à gauche et ne savait pas quoi faire uen fois élu.
Tant qu’on ne deviendra pas clairement social-démocrate avec une vision sur le long terme de ce que l’on veut faire et une sanctuarisation des objectifs (plein emploi, baisse de la pauvreté et de la précarité, réduction des inégalités, priorité à un système éducatif et de formation moderne et adapté au marché de l’emploi) plutôt que des moyens, les mêmes causes produiront les mêmes effets.
Et franchement Seb, se faire assimiler à Jean Peyrelevade quand on tient ce discours, ça me fait penser à la rhétorique trotskiste pour qui tous ceux qui ne suivent pas benoitement l’orthodoxie du camarade Léon sont des sociaux-traitres.
Dans le genre chez nous, il y a Mélenchon, votre nouvel ami.
Merci Monsieur X (je n’ose croire que le camarade de la section dont le prénom commence par un X puisse s’abaisser à ce genre d’attaques gratuites contre le candidat du 2e canton, donc tu restes pour moi un anonyme) pour cette leçon. Tu dois certainement avoir raison.
C’est pour cela que la gauche européenne a perdu 13 des 15 élections nationales en Europe et qu’elle se prépare tranquillement à une branlée sans nom en Grande-Bretagne.
Tu écartes d’un grand revers de main tout ce que nous proposons parce qu’il faudrait "un retour du protectionnisme". C’est un gros mot? Désolé, nous en parlons. Lis notre motion camarade. Devrions-nous continuer à courber l’échine devant le diktat d’une vision économique libérale qui ne serait appliquée qu’en Europe? Les Etats-Unis ne parlent pas de protectionnisme! Ils l’appliquent. Alors, quitte à copier leur modèle, faisons-le réellement. Et c’est d’ailleurs effectivement parce qu’ils sont dans une certaine mesure protectionnistes, je te rejoins là dessus, qu’ils sont beaucoup plus interventionnistes que nous ne nous l’autorisons. Ils arrivent ainsi à garder des marges de manoeuvre.
J’exagère évidemment volontairement le propos mais l’essentiel est là. Pourquoi prendre le pire du modèle libéral depuis bientôt 30 alors qu’il nous conduit d’échecs en échecs?
Et franchement, Monsieur X, ne me chauffe pas avec Mélenchon parce qu’on discute de Valls quand tu veux!
Sébastien FRANCO
Attention X , a vouloir entretenir une polémique, tu es en passe d’affirmer que l’état est outil dépassé.
Comment peux-tu tomber dans la discussion de comptoir en affirmant que les caisses sont vides. On sait pourquoi elles sont vides. On crée du déficit, pour augmenter la dette et forcer l’état à vendre ses bijoux de famille pour rembourser les dettes accumulées (autoroutes, poste, edf, gdf…). C’est finement joué de la part des libéraux qui mettent la main sur un trésor : les services publics, c’est à dire des sociétés en situation de monopole.
Pourquoi la france n’est pas en faillite ? Car tout simplement elle continue à s’enrichir.
PIB france en 2000 = 1200 mds
PIB en 2007 = 1700 milliard.
On produit de plus en plus de valeur ajouté, avec moins d’heure de travail, ce qui veut dire que nous faisons des gains de productivité. Rappelons que 1 à 2 % de croissance sur des grosses masses, c’est toujours plus que 100 % de croissance de rien du tout.
La France est par conséquent un pays d’opulence, le fait que les caisses soient vides ne vient que du fait que l’Etat réduit les prélèvements.
Pour rappel : taux de prélèvement sur les sociétés US en moyenne = 40 %, sur les entreprises UE = 25 %.
je pense qu’il est possible de trouver de l’argent en le redéployant sur des projets industriels structurants, mais pour cela il faut que l’état redienne un acteur fort.
15 mds de paquet fiscal
55 de nicehes fiscales
65 mds d’aides publiques aux entreprises.
Il ne faut pas oublier que les plus grands projets industriels français sont l’oeuvre de l’état ou des états européens ( TGV, airbus, arianne, France télécom, concorde, EDF…).
Une dernière chose. L’état, dans la pensée de gauche, n’est pas considéré comme un corps étranger à la nation. C’est l’outil par et avec lequel se redistribuent les richesses.
Maintenant on peut penser le contraire, mais je crois que nous n’avons pas encore fait fusion avec le Modem.
réponse à stéphane :
je t’aime bien, mais mesure tes propos, tu es membre du PS. Le débat qui s’ouvre au PS n’est pas sur la même échelle et ne doit pas être sur le même ton que les combats que nous pouvons mener à l’extérieur. Nous sommes entre camarade et nous avons plus de valeurs communes que de point de désaccord. Nos ennemis ne sont pas au PS, et je désirerai que certain militants ne l’oublient pas lorsqu’ils iront soutenir leur chef ou cheftaine.
Aux USA, la banque centrale reçoit une lettre de cadrage des autorités politiques ce qui est loin d’être le cas en Europe.
Chez nous, la BCE mène une politique dogmatique sans qu’à aucun moment le pouvoir politique qui n’est, je le rappelle, que l’émanation de la souveraineté populaire, puisse avoir un droit de regard sur ses orientations .
Xavier, je cherche, je recherche et à aucun endroit du texte je ne trouve une phrase, un mot qui pourrait faire allusion à cette politique de nationalisation que tu crains ou à une inspiration Trotskiste que tu abhorres.
Pour que le débat soit précis, loin des caricatures, et qu’il nous enrichisse collectivement, je te pris d’étayer tes craintes par des propositions précises existantes dans notre texte et non par une simple anticipation négative.
La critique est un droit, et parfois un devoir, mais pour un débat sérieux, il convient d’être précis!
Je ne suis pas plus trotskiste que toi et Guy mollet n’a jamais été mon maître à penser.
La politique de Jospin de 97 à 2000 me convient parfaitement et montre que le volontarisme politique peut être une réussite sociale et économique.
Quant à Metz, encore une fois tu confonds vitesse et précipitation ce qui m’étonne de toi. Pour moi, Metz c’est une victoire de la gauche d’un parti sur une ligne qui, déjà à cette époque, prônait les mérites d’une alliance avec le centre.
Ce n’est pas faire preuve d’obscurantisme que de penser que ce serait une erreur politique et une erreur électorale .
David je te répond ce soir
Pour éviter les procès en sorcellerie pro-centriste, soyons clairs camarades : je ne suis pas favorable à une fusion avec le MoDem. Ce devrait d’ailleurs être le cadet de nos soucis. Si on redevient un parti crédible, la question ne se posera même plus. Je ne suis pas non plus contre l’Etat, je ne suis même pas contre certaines nationalisations (l’eau par exemple). Je suis simplement contre un étatisme fétichiste importé des années 70 et contre les solutions simplistes, le protectionisme par exemple. A priori pourquoi pas ? C’est même tentant. Il faudrait juste sortir de l’Union européenne parce que pour convaincre les 26 autres de rétablir les barrières douanières d’antan ça va être sportif. C’est donc ce que je disais, les années 70, le socialisme dans un seul pays…
2ème solution : partir du cadre existant, qui est moins idyllique que ce qu’on souhaiterait en tant que socialistes j’en conviens. Elaborer des politiques nationales en se fixant des objectifs clairement de gauche mais sans tabou sur les moyens. Exemple : ne pas défendre bêtement les régimes spéciaux à la SNCF juste parce qu’on est de gauche et ne pas face à tout problème simplement poser la question des moyens et de la dépense publique alors que justement on est en train de rendre impossible des politiques de gauche avec la dette publique. Et puis tenter de rallier des majorités progressistes en Europe et, rêvons un peu, dans le monde pour réguler le système international. Si par bonheur il est élu, peut-être qu’Obama sera mieux qu’un Clinton métis.
Fermer les frontières et retourner au new deal d’après-guerre parce que les autres pays ne sont pas assez de gauche, c’est à mon avis une grossière erreur. Comme d’habitude on se retrouvera comme des cons au bout de deux ans et on retournera au molettisme gestionnaire parce qu’on a vu le monde comme on voulait qu’il soit et pas comme il était. Et on perdra au bout de cinq ans avec un sentiment de trahison, comme à chaque fois.
PS : Seb plutôt que Valls, tu aurais pu citer Guerrini ! A chacun son épouvantail dans ce congrès (Mélenchon pour Hamon, les deferristes marseillais pour Ségo, Camba pour Aubry et tout l’état-major bedonnant du parti pour Delanoe)
PPS : Seb encore, les travaillistes n’ont pas encore perdu, crois moi. Le mode de scrutin et la répartition des votes leur sont très favorables. Il suffirait d’une petite embellie pour qu’ils privent les conservateurs de majorité et gouverne avec les centristes… qui sont plus à gauche qu’eux!
Avoir un état acteur, c’est avoir un état qui favorise la mise en place d’un système économique qui donne la priorité à l’investissement
Hier, le taux de redistribution des benef en dividendes étaient de 25 %, aujourd’hui il est de 75 %. Ceci a provoqué la financiarisation de notre économie.
Avoir un état fort, c’est peut être de fixer un taux de rémunération maximal des actionnaires et rééquilibrer ainsi la redistribution de la valeur ajoutée entre les salaires, les investissements et les dividendes. C’est par exemple exclure des marchés publics, les entreprises qui licencient alors qu’elles font des bénéfices, c’est peut être sous traiter des marchés à des entreprises qui respectent une charte d’éco - citoyenneté…
Tu vois Xavier, il existe plein de moyen de peser sur l’économie. Et je ne suis pas sur que cela déplairait aux chefs d’entreprises des PME qui sont, en France, plus asphyxiés par les requins de la finances que par l’état. Un état forts protège par essence les petits car il permet au plus grand nombre d’être porteur de projets en leur donnant l’assurance d’un égal accès à l’épargne et par conséquent à l’investissement.
C’est pour cela que le modèle keynésien à la papa (ou modèle rhénan) me parait plus porteur d’avenir pour notre société .
Fabrice, tu décris un Etat régulateur et je suis 100% pour les solutions que tu préconises. Le modèle rhénan est bien le meilleur, on est d’accord aussi. le problème est son adaptation au capitalisme financiarisé qui contourne facilement les interventions étatiques traditionnelles (protectionnisme, nationalisations, relance par la demande et redistribution par l’impot)
Le "capitalisme financiarisé qui contourne facilement les interventions étatiques traditionnelles"… Il me semble que ce capitalisme financiarisé contourne moins les Etats ces jours-ci au moment où il s’agit de mutualisé les pertes après avoir privatisé les gains!
Nous ne disons rien de moins que ce système a montré ses limites, de la même manière que la sociale démocratie bienveillante avec ce système a montré son inefficacité. Ce n’est plus des nouveaux outils de régulation qu’il nous faut trouver camarade X(a) (Permets-moi de t’appeler toujours camarade…), c’est un nouveau système économique. Certes, seuls nous n’y arriverons pas. Mais la gauche française doit regarder ce qui se passe en Amérique du sud par exemple et servir d’aiguillon en Europe. C’est ce monde d’avance que nous espérons de nos voeux.
J’oubliais… Je persiste… On discute de Valls quand tu veux… Le mec qui a tellement honte d’être socialiste qu’il veut enlever ce mot du nom de notre parti.
Seb,
1/ Pourquoi tu ne pourrais pas m’appeler camarade ?! Voilà une remarque vexante. Ce que je dis n’est peut-être pas ton socialisme mais c’est une tradition du socialisme français (la "deuxième gauche" pour faire vite). Merci d’éviter les procès en sorcellerie. Je suis chez moi dans ce parti.
2/ On va donc moderniser le capitalisme mondialisé avec les boliviens et les vénézueliens ?! Les requins de la finance mondiale en tremblent déjà!
Valls c’est le Tony Blair du pauvre. Je vois pas ce qu’on pourrait dire d’autre sur lui si on en discutait
1/ Désolé pour la vexation mais elle n’a aucun sens… Je voulais savoir si ce fameux Monsieur X n’était pas géné de se faire appelé "camarade" par un trotskiste.
2/ Mais tu as décidément une vision archaïque (Que c’est bon de dire ça!)!!! Tu n’as toujours pas compris que ces requins de la finance nous amènent dans le mur. Ils sont les principaux responsables d’une crise financière dont, j’espère, nous mesurerons bientôt les conséquences. STOP! Game over. Notre devoir, encore une fois, est d’inventer autre chose. Cela doit commencer par l’Europe. Quand on voit que Trichet est encore resté sourd aujourd’hui et a maintenu les taux inchangés… Il y a du boulot pour le politique. Alors fini l’accompagnement d’un système à bout de souffle. Soyons créatifs!
3/ Parlons de Julien Dray alors avant qu’il ne trahisse encore. D’ailleurs, je pense qu’il faudrait créer un jeu: Qui aura le bonheur d’être soutenu par ce cher Julien Dray après le congrès? Toujours la madone? Hollande pour la 3e fois? Montebourg 2? Melenchon 2? Les paris sont ouverts.
Bonjour,
je lis tous vos commentaires sur les uns et les autres mais aujourd’hui que manque-t-il au ps? un chef et un discurs commun un point c tout. le congres de reims n’apportera rien de bon s’il n’en sort pas un chef , LE candidat pour les prochaines élections.
d’ailleurs vous n’avez rien à dire sur le nouveau président du sénat!avec ses préjugés pourris!!à croire que l’instint de mort chez l’homme et plus important de celui de survit!je ne connais pas vraiment les contributions,mais je pense sincérement que le seul qui à une chance de faire face à sarko,c benoit!
Xavier, ce n’est pas à toi que je vais apprendre que la politique consiste à établir des rapports de forces, et en fonction des équilibres ou déséquilibres engendrés, une politique économique générale se met en place. C’est pour cela que le retour de l’état régulateur doit être utilisé pour mettre à bas le néolibéralisme financier et revenir à un système économique basé sur des activités productives innovantes afin de créer de la valeur ajoutée, seul moyen de créer de la richesse (Cf Adam Smith "richesses des nations). Les deux système ne peuvent cohabiter, un des deux doit disparaître.
En un mot : une liberté d’entreprendre dans un marché régulé. On régule pour mieux entreprendre et produire de la valeur ajoutée.
C’est pour cela que je pense que l’économie financiarisée, telle qu’on la connaît est néfaste pour la création de richesse car non seulement elle engendre la précarisation du monde salarial, mais surtout elle empêche les entrepreneurs (créateurs d’entreprises) d’avoir accès aux investissements productifs car ceux ci sont affectés à des produits financiers complexes faiblement générateurs de valeurs ajoutées à moyen terme car ils dépendent uniquement d’un bulle spéculative. Et bien sur une bulle ne fonctionne que tant qu’il existe des gogos qui y croient.
Ces produits financiers ne sont efficaces que parce que des clients, suffisamment en confiance sur les marchés, décident de les acheter. Mais ces" biens de consommation financière" ne reposent sur rien de tangibles. Ils sont abstraits et virtuels, ils ne correspondent pas à un nombre de brevet déposé, à une quantité d’ordinateurs produits, de voitures vendues, d’avions construits…
L’économie, c’est créer de la valeur ajoutée, c’est à dire une équation simple :
Valeur Ajoutée = Valeur des biens et services produits − Valeur des consommations intermédiaires + Marge commerciale entre ventes et achats pour les biens et services revendus en l’état
Mais cette équation simple semble avoir été oubliée de la part de nos grands argentiers. Et je doute qu’ils acceptent de lâcher leur os. Il est donc important d’aller leur botter le cul afin qu’il se remettent dans la tête les fondamentaux.
De plus les néolibéraux ont associé mondialisation et financiarisation, ils nous ont fait croire (croyance en un dogme) que la mondialisation étant inéluctable, alors sa financiarisation l’était aussi pour que l’économie puisse bien fonctionner. C’est l’une des plus grandes escroqueries intellectuelles de ce début de XXI S. Les deux choses me paraissent bien dissociées. La première (mondialisation) relèvent d’un processus de croissance productif, car un nombre plus grands de pays (ou de marchés) accèdent aux biens de consommation. La seconde (financiarisation) s’accroche à cette croissance comme un parasite qui vient sucer le sang de son hôte en captant de l’investissement productif. Et comme tout parasite, ce dernier entraîne une anémie puis sa mort. Ce n’est donc pas une symbiose comme on voudrait nous le faire croire mais bien un virus qui parasite l’économie. La première n’a donc pas besoin de la seconde pour croître.
Comme on dit : pas de quartier et dieu reconnaitra les siens !
amen
lol
Bon si on en est à Adam Smith, alors Fabrice, tu ne peux ignorer que pour créer de la richesse, deux facteurs de production sont nécessaires, le travail et le capital. Et comme le rappel justement notre camarade Monsieur X(a), le capital est bien plus mobile que le travail ! Alors à moins de soviétiser la planète entière, cette réalité que décrivait Adam Smith au 18ième siècle s’impose toujours à nous.
On peut "punir" comme on veut le capital, le seul petit détail est quil va être alors difficile de répondre au besoin de capitaux des entreprises françaises… Comme punition, n’oublions pas de rappeler la proposition de Ségolène qui devrait plaire aux supporteurs de Hamon, à savoir "donner la priorité à l’investissement des entreprises avec un taux d’impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s’il est distribué aux actionnaires".
C’est pour cette raison précise que l’Allemagne a préféré baisser le taux de l’impôt sur les sociétés et augmenter la TVA….
Le taux de redistribution que tu mentionnes, 75%, est juste totalement excessif. Donne-nous tes sources.
En effet en 2007, les bénéfices cumulés des sociétés du CAC 40 s’élevaient à 100 milliards d’euros pour 40 milliards d’euros de dividendes, soit un taux de redistribution de 40%, bien loin du chiffre farfelu de 75%.
Eh, bien si tu penses que l’économie de la france se résume aux 40 premières entreprises françaises, on va pas aller bien loin.
3 millions de français travaillent dans une entreprises de plus de 20 salariés
Seulement un peu plus d’1 millions de français travaillent dans une boite sup à 1000 employés,
Ca veut dire que le reste est employé (hors fonction publique) par des PMI
J’attends toujours tes sources sur le taux de redistribution des dividendes à 75%, comme ça on ira ensemble très loin… Ce chiffre est juste aberrant…
Vincent Peillon a fait un discours à la mutualité lors de la présentation des motions à la Fédération de Paris en revenant sur les échecs de la Gauche et le risque d’échec du prochain congrès. Il propose trois orientations majeures :
- un nouveau modèle de développement
- la refondation républicaine
- la réforme démocratique
Que pensez-vous de son discours ?
peillon.typepad.fr/index/…
PS : Yann, je n’ai pas eu ma réponse sur le manque de "cohérence idéologique" de la motion Royal - Collomb…
Premier élément de réponse ce week-end sur le petit jeu "Quelle sera la maison de Juju après le congrès?".
Monsieur "Je change d’alliés plus vite que mon ombre" semble sur la voie de se brouiller avec celle qu’il avait soutenue pour la Présidentielle, avant de s’en écarter pour revenir auprès de François Hollande qu’il avait ensuite lâché en soutenant de nouveau Ségolène en vue du congrès… C’est compliqué? Je sais bien. J’en ai moi aussi le tourni…
Bref! L’idée "lumineuse" de Juju de vouloir reporter le congrès semble être davantage un prétexte pour un quelconque choix stratégique dont il a le secret. Et malheureusement pour lui, comme d’habitude, Malek Boutih est le seul à comprendre cette stratégie et à penser qu’elle puisse être efficace, sinon au Parti socialiste et à la gauche, au moins au Grand Juju. Et oui… Car Madame Ségolène Royal -J’espère que le fait d’ajouter Madame me permettra de ne pas m’attirer les foudres des supporters- n’a pas compris la stratégie de Juju. A moins que… A moins que Juju se soit servi du prétexte du report du congrès pour se désolidariser de Madame SR? Je n’ose imaginer que son ralliement n’ait duré que 3 semaines!
Sur la cohérence idéologique de la motion Collomb-Royal, je suis d’accord avec toi David. Je trouve en effet tout à fait cohérent idéologiquement que la notion de limitation de cumul des mandats ait disparue de la motion dès lors que les garants de la rénovation du parti que sont Guérini, Collomb, Navarro et bientôt Georges Frêches sont les cadres de cette motion.
Sous la facilité de l’ironie, la faiblesse de l’argument…
Sur le non cumul des mandats je trouve plutôt Royal cohérente d’avoir conservé la région et renoncé à la députation.
Mais, franchement, si c’est tout ce que vous trouvez de concret à redire à la motion Royal-Collomb, pourquoi la critiquer autant ?