22 janvier 2009 par Hervé | Catégorie Crise sociale, Parti Socialiste.
Hier, le Parti Socialiste, par la voix de notre première secrétaire Martine Aubry, présentait le plan que mettraient en œuvre les Socialistes s’ils étaient en charge du gouvernement. Notre priorité, la relance de l’économie par la consommation et l’investissement, en protégeant les plus exposés et en donnant à nos PME les moyens de repartir.
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Par ailleurs, vous pouvez consulter le document “Agir contre la crise”.
Le Parti Socialiste, responsable, propose pour ne pas rester dans l’opposition. Il est maintenant de la responsabilité de la Droite d’admettre que le plan qu’ils ont avancé n’est qu’une gesticulation ridicule quand il s’agit de refonder le capitalisme et les équilibres et régulations de l’économie de marché. Rester, autistes, dans leur posture d’auto-satisfaction alors que la France est tellement mise à mal, à l’image d’Estrosi qui se satisfait de la crise soit disant “bénéfique” à Nice, serait criminel de leur part.





















Eh bien, parlons un peu de ce plan de relance que j’ai parcouru à tête reposé.
A mon avis, et on est entre nous, ça casse pas des briques, je dirais même que c’est un peu décevant.
Qu’en est il des délocalisations ?
Qu’en est il des politiques d’investissements industriel ? Moi, il m’avait semblé qu’on avait parlé d’un fond souverain français.
Il semblerait que l’on touche pas au paquet fiscal.
Qu’en est il des 55 milliards de niches fiscales ?
Il faut mettre le paquet sur l’automobile, ça me fait penser à Balladur quand il disait que quand le bâtiment va tout va. C’est tout bonnement hallucinant. C’est la bonne blague du jour, les profs d’éco sont hilares.
Désolé les gars mais ce plan, ça va être dur de le défendre sans recevoir de tomates.
Il faut créer des emplois aidé, c’est à dire des “emplois jeunes”, on appellerait ça les “emplois de crise” : allez tout le monde à la chaine chez renault. Surtout n’oublions pas de faire en sorte que les français achètent une caisse. La solution : les prêts bonifié.
Hier on tapait sur le surendettement, aujourd’hui on refile des crédits pour polluer.
Décidément, ils déconnent sévère là haut à Paris.
@ Fabrice,
Tout d’abord bonne année camarade!
Je te trouve un peu dur sur le coup. Certes ce plan aurait pu être encore mieux, mais je le trouve à la hauteur et le simple fait de se voir reprocher une certaine radicalité (c’est inapplicable car ça va creuser les déficits) par Rebsamen and co tend à confirmer qu’un coup de barre à gauche a été donné…
J’essaie de te répondre sur quelques points :
- Concernant les délocalisations, on peut regretter l’absence de référence à des protections commerciales mais cela n’entre pas vraiment selon moi dans le cadre d’un “plan de relance”. C’est davantage un chapitre indispensable de la réforme du commerce international. En revanche ça aurait du figurer dans la partie “analyse de la crise”
- Sur l’industrie,au delà de l’automobile, le plan fait référence à la création d’un pôle public de l’investissement industriel ainsi qu’à une agence européenne de l’innovation industrielle avec des financements importants à la clé. Je te renvoie au doc pour les détails
- Pour le paquet fiscal je suis surpris que tu n’ai rien vu à ce sujet! On a largement insisté sur le fait que seul un retour sur ce dernier permettrait de financer un plan de relance véritablement ambitieux.(50 milliards)
- Quant aux niches fiscales, le projet de loi de finances rectificatif s’y attaque, certes pas suffisamment mais c’est un début. L’activisme de Migaud à l’Assemblée a fait avancer les choses.
@ Mathieu
Ce plan de relance est pour moi le minimum syndical.
On veut construire 300 000 logements, ok, mais où et comment. Qu’en est il de la politique de la ville et la rénovation urbaine des quartiers. L’ANRU, plus personne n’en parle.
Où est la politique de santé à part remettre en cause le plan hôpital du gouvernement :Politique de remboursement et médicaments génériques.
Qu’en est il des retraites et du temps de travail. Depuis les années 70 on sait que le temps éveillé passé au travail ne fait que baisser.
Où est la retraite à 60 ans et la participation du capital au calculs de répartition de la retraite ?
Quant à la politique économique, miser sur l’automobile, c’est comme si nous étions au début des années 80 et nous misions sur la sidérurgie.
La voiture individuelle, quand bien même elle serait électrique et propre, a vécu, on s’achemine vers des petites voitures en libre services en milieu urbain avec des contrats de location pour les vacances.
Où se trouve la politique ambitieuse des autoroutes électriques avec conduite assistée (cf études PREDIT et INRETS). Ou se trouve la politique de report modal du fret sur lkes rails et des autoroutes électrique. Nous avons un gisement potentiel énorme de brevet avec nos compétences de recherche et industrielle (Alsthom, EDF et la SNCF). Serions nous les premier à le faire, non car les norvégiens travaillent sur le coup…
Où est la politique d’une agriculture moderne et écolo, dans la promotion d’une croissance verte qui éviterait aux français d’ingurgiter 1,5 kg de pesticides par an avec les risques sanitaires et de santé que cela comporte.
Où est la politique ambitieuse sur l’éducation nationale pour refaire de l’école un ascenseur social.
Où est la politique de recherche, reviendra t on sur les réformes du gouvernement et la LRU ?
Ok, on file 500 euros et après ?
Je trouve que se plan n’est pas ambitieux. Nous sommes très loin d’un “new deal”, il n’ y a rien de très nouveau. Tout ce ceci me semble très consensuel.
Contrer le libéralisme et le combattre, ce n’est pas agir au marge, mais proposer un système opposer.
Un secteur public à 100 % pour l’eau, l’électricité, la santé : non négociable car on touche ici au besoin physiologique de l’individu.
Un système éducatif performant avec un université qui posséderait en moyenne de 12000 euros par étudiant (niveau des classes prépas) Cout de l’enseignement supérieur : 21 milliards d’euros avec 9300 euros par étudiant, passer à 12000 euros ne couterait que 6 milliard (1,8 millions d’étudiants par 3000).
Ou se trouve les incitations à embaucher les jeunes diplômés ?
Une agence nationale de la sécurité bio : afin d’interdire tout produit toxique dans l’agroalimentaire.
La mise en place d’un système financier d’investissement publique de micro crédits pour favoriser la création de petite activités et entreprises individuelles…
Ce plan m’apparait bien banal et peu sexy. Mais je te l’accorde on essayera d’être motivé pour le défendre.