Le bruit : luttons contre un mal niçois

4 février 2009 par Hervé | Catégorie Environnement, Politique à Nice.

bruitYann Librati, adhérent de la section mais aussi conseiller municipal et, à ce titre, président de la commission des finances de la ville, se bât pour que l’on lutte contre la pollution sonore depuis des années. En particulier, il avait, lors des campagnes municipales et cantonales (il était candidat dans le 2ème canton), initié l’idée d’une protection accrue des riverains de la voie rapide, du chemin de fer et des grands axes de circulation, notamment des voies de bus en site propre et du tram.

A l’époque, cette proposition avait fait grand bruit, la droite hurlant à qui voulait l’entendre que, bien sûr, elle allait tout faire puisqu’elle rase gratis. Reste que de plan contre le bruit, il n’y en a point. Reste que, comme d’habitude, ce sont les Niçois qui dorment mal, notamment ceux qui ont déjà une vie dure et sont logés dans des appartements très exposés et mal isolés.

Pourtant les solutions sont simples et connues : enrobés anti-bruit sur les routes, protection phonique à la fois en plastique et par de la végétation (qui aurait un impact positif sur la pollution chimique et sur la vue offerte par la voie Malraux), subvention du double vitrage, etc.

Face à une majorité municipale qui privilégie les gesticulations aux actes, nous pouvons, collectivement, faire changer les choses en signant et faisant signer autour de nous la pétition ci-dessous.

petition contre le bruit a Nice       petition contre le bruit a Nice (dos)

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9 commentaires à l'article “Le bruit : luttons contre un mal niçois”

  1. fabrice | 4/02/09

    Je ne doute pas que le bruit provoque du stress et que c’est pas bien pour le cadre de vie.
    Si c’est un combat local tout à fait honorable, il n’en reste pas moins qu’il m’apparaît secondaire actuellement.
    Ca bouge dans le corps social de la nation, on attaque l’hopital, l’université, la justice, le planing familiale.
    Quel est le projet socialiste ?

    Sur Nice la fac entre en grève. Nous avons une manif prévue place Massena jeudi à 14 h pour la sauvegarde de l’université et le retrait des différents projets (statuts enseignants, master concours, suppression des postes…)
    Aujourd’hui nous avons un débat sur la sauvegarde des services publics à 14 h amphi 84 à la fac de lettres campus carlone avec des personnes extérieures qui viennent débattre.

    Ca bouge à vitesse grand V, il me semble que l’on doit pas regarder le train passer.

  2. fabrice | 4/02/09

    Rectification horaire :
    Attention DEBAT sur services publics a 16 h00

  3. Hervé | 4/02/09

    Salut Fabrice,

    bien sûr que le combat social est largement prioritaire actuellement. C’est un combat national (voire plus large encore) et il doit mobiliser toutes nos énergies. Je ne crois pas qu’on puisse dire que le PS regarde le train passer.

    D’ailleurs, je te remercie de nous donner ces infos que je n’avais pas sur la manif de jeudi. Je vais la mettre dans l’agenda. C’est aussi à ça que nous voulons que Nice Masséna serve.

    Néanmoins, si je comprends ta véhémence pour un combat qui, par ailleurs, te touche directement, je pense que tu te trompes (à la manière dont un grand nombre de mouvements d’extrême gauche se sont trompés et se trompent encore) en disant que puisqu’un combat est prioritaire, il ne faut pas considérer les autres. Oui, il faut savoir hiérarchiser ses priorités et ses combats, mais non, il ne faut pas oublier des pans entiers de populations qui souffrent au motif que d’autres souffriraient plus à côté ou qu’un avenir sombre se prépare (ce qui est le cas actuellement).

    Le combat pour le bruit est un combat municipal, et je vivrais très mal que nos conseillers municipaux cessent de s’opposer à Estrosi sous prétexte qu’il faudrait se battre contre les gesticulations de Sarkozy sur la crise et sa démolition de la recherche et l’enseignement supérieur.

    Par ailleurs, la convergence des luttes, ça n’est pas un concept théorique. C’est aussi en mobilisant les Niçois et les Niçois méprisés par Estrosi et sa clique par ses mensonges sur le bruit qui leur pourrit la vie au quotidien qu’on pourra leur faire prendre conscience que Sarkozy se fout aussi de leur gueule en gavant ses copains de dividendes. C’est en organisant une lutte collective sur le bruit qu’on pourra faire grandir dans les consciences l’idée qu’un combat collectif est plus efficace et bénéfique que l’envie primaire de se battre contre son voisin pour avoir mieux que lui.

    Je sais que ça ne t’est pas étranger Fabrice et que ton énervement est aussi dû au fait que tu ne vois peut être pas d’info ici sur ce mouvement universitaire. C’est à ça que, collectivement, nous devons agir : si tu nous fais partager cette info elle profitera à tous et ça sera plus efficace que râler parce qu’elle n’y est pas avant.

    Bref, je veux bien que tu nous écrives un article sur la situation car ce que j’en ai lu (et ma disponibilité actuelle) ne m’a pas permis d’écrire quelque chose de posé et intelligent, même si je suis persuadé que les modifications de statut des enseignants-chercheurs est un très mauvais coup donné à l’Université publique et un pas vers la privatisation de l’enseignement supérieur.

  4. fabrice | 4/02/09

    Pour lutter contre le bruit, il faut en supprimer les causes.
    Quelles sont les causes ?
    Le trafic de voiture, par conséquent il faut réduire les flux, comment ?
    En offrant des transports en commun, un stationnement résidentiel, des alternatives cyclo …
    Lutter contre le bruit fait partie d’un package : le cadre de vie. Dans ces conditions quels est le projet urbain que l’on peut offrir ?
    Mais seulement prévoir des murs anti bruit, c’est comme mettre un gros pansement sur une plaie. Et quid de la pollution. C’est efficace dans l’urgence, mais cela ne règle rien à long terme.
    Maintenant, quant à la priorité des luttes, excuse moi de faire mon affreux radical d’extrème gauche, mais je crois qu’il y a aujourd’hui des priorités bien plus graves : sauvegarde des services publics, hopital, école, collège, lycée, université, droit du travail, poste, énergie, eau …. Depuis trois mois, on vit une attaque en règle de tous nos droits.
    Va t on enfin sortir de notre coquille pour nous battre et affronter la droite sur la casse des services publics.
    J’en ai assez d’attendre, 2009 est l’année charnière, il faut AGIR et PROPOSER.

  5. Yann Librati | 4/02/09

    oui fabrice mais rien de contradictoire avec le fait de défendre ceux qui habitent dans une rue ou il passe 782 bus par jour, qui sont confrontés au bruit des trains et toujours dans le même temps soufre de la pollution et du bruit de la voie rapide … je parle bien sur tu l’avais deviné des habitants du bv raimbaldi .

    La plupart vivent dans des conditions sociale déplorable et n’ont bien sure pas les moyens de déménager .

    Alors leur trouver un boulot ou un appart je sais pas faire mais les proteger contre ces agression qui ont des implications sur leur santé je peut faire … çà c’est aussi du concret et c’est aussi nécessaire

  6. Hervé | 4/02/09

    Par ailleurs Fabrice, si tu peux faire photo-reporter pendant la manif de demain, ça m’arrange.
    Appelle moi je te dirais comment faire “en direct” avec ton tel.

  7. fabrice | 5/02/09

    OK, je t’appelle mais ce n’est pas sur que je fasse toute la manif. Je dois prendre l’avion à 18 h00 pour Paris. Vendredi j’ai un jury d’évaluation de chercheurs de l’inrets.

  8. fabrice | 5/02/09

    Pour tes actions d’aménagements, il faut que l’on travaille sur un projet d’ensemble : Une requalification et une revalorisation de quartier basées sur un projet de quartier.
    Logement, transport, commerce, équipements publics…

  9. claude schryer | 12/10/09

    Très bonne initiative Monsieur Librati. Comme on dit chez nous au Quebec, « si une grenouille, qui est un animal à sang froid, est mise dans un bocal d’eau et qu’on fait chauffer cette eau peu à peu, la grenouille s’habituera au changement de la température jusqu’à ce qu’elle meure. Elle ne se rendra jamais compte que la température a monté. Notre civilisation ressemble un peu à cela sur le plan sonore, c’est-à-dire qu’on s’est habitué à ce que le niveau sonore augmente, et à un moment donné nous aurons tous les tympans crevés. »

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