Le blog de la Section du Parti Socialiste Nice Masséna - LES ORIGINES DE LA CRISE

LES ORIGINES DE LA CRISE

5 mars 2009 par Jean-Marc | Catégorie Vie militante.

Trop souvent en politique,on écarte les faits économiques en pensant que le citoyen ne comprendra rien.

Trop compliqué,trop abscons.

Ou trop souvent,on omet volontairement.La droite nous explique que la crise n’est pas française mais mondiale avec une origine américaine due à des malversations financières.Un peu de morale,de contrôle,d’interdiction de paradis fiscaux et le tour est joué.

Mais la crise est sociale,baisse des salaires,endettement massif des particuliers et des états au profit des 1% qui engrangent les plus valus.

5 minutes avec Pierre Larrouturou,concis,précis,expressif.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x78kwz_pierre-larrouturou-part-1-les-cause_news[/dailymotion]

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1 commentaire à l'article “LES ORIGINES DE LA CRISE”

  1. jean marc | 5/03/09

    Pour être honnête une controverse a lieu le 18 février dans le journal Libération à partir d’un article de Grégoire Biseau, rédacteur en chef adjoint.
    Dans sa rubrique Désintox,il passait au crible l’affirmation de Benoit Hamon :”En trente ans, la part de richesse produite, qui est passé de la rémunération du travail à la rémunération du capital surtout les dividendes, c’est 10 points de PIB”.

    Il soutient que cette l’affirmation est fausse, que sur la base des travaux de Philippe Eskenazy (Partage de la valeur ajoutée et rentabilité du capital-Revue Economique et statistique N°363-364-365),la répartition capital/travail a toujours été stable,65% à la rémunération du travail et 35% au capital depuis les années 1970.

    La contreverse vient du fait que benoit Hamon, comme Larrouturou prennent comme base de référence 1981 où la répartition est dérogatoire selon Biseau,car à cette époque, l’inflation était à 12-13% par an, et que la rémunération des salaires avaient dérapé pour accompagner la hausse des prix.

    Tout est affaire d’économétrie.

    Mais la polémique,si elle a lieu,trouve sa solution,même si l’on accepte la constante 65%/35%.

    Dans la part salariale de 65% du PIB soit 1300 milliards €, se sont les hauts salaires qui augmentent plus vite (les plus diplomés au détriment des classes moyennes modestes)et l’échelle des salaires se distant.

    Dans la part capital de 35% du PIB soit 700 milliards €,la part des dividendes dévolue aux actionnaires a explosé,depuis la fin des années 80,car les frais financiers des entreprises ont considérablement chuté grâce à la baisse des taux de crédit.

    Il est à remarquer également que les travaux de Célia FIRMIN (Téléchargeable sur le site La Forge http://www.la-forge.info/),montre que la part d’autofinancement des entreprises françaises qui contribue à leur capacité d’investissement,a servi de fait à augmenter la rémunération des actionnaires.
    Dans un inversement de rapport de deux tiers à l’investissement pour un tiers aux dividendes d’actionnaires à un tiers à l’investissement pour deux tiers aux dividendes.

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