28 mars 2009 par David Nakache | Catégorie Actualités, Le quotidien, Politique à Nice.
Article paru dans Nice Matin le jeudi 26 mars 2009 :
D’ici quelques années, le tramway desservira la Promenade des Anglais et tous ses hôtels, reliera l’aéroport au centre-ville en quelques minutes et pour un prix défiant toute concurrence. Mais voilà, parmi les victimes collatérales de ce changement radical de la façon de se déplacer en ville : les chauffeurs de taxi. En effet, comment lutter demain face à un transport propre, rapide et économique ? Yann Librati, conseiller municipal d’opposition, s’est penché sur le problème et propose aujourd’hui des pistes de réflexion.
Des forfaits et des abonnements
Parmi les propositions, la mise en place de forfaits, couvrant les trajets les plus demandés, notamment ceux au départ ou à l’arrivée de l’aéroport. « Le client sait à l’avance ce qu’il va payer pour tel ou tel trajet. C’est plus incitatif… » Un « plus » qui s’adresserait aux Niçois, qui hésitent à utiliser ce moyen de transport, où l’on ne sait jamais en montant dans le véhicule dans quelle fourchette de prix va se situer la course… Mais cet avantage concernerait également les touristes : le prix étant connu, cela permet aux hôteliers ou aux tours opérateurs de vendre à l’avance les transferts en taxi, entre l’aéroport ou la gare et un hôtel par exemple.
Autre idée : la création d’abonnements mensuels ou annuels pour les gros utilisateurs. Moyennant une somme mensuelle ou annuelle fixe, les « abonnés » auraient droit à des réductions automatiques sur le prix des courses au compteur.
Endossant ensuite sa casquette d’administrateur de l’office du tourisme, Yann Librati souhaite également que les chauffeurs de taxi « distribuent une brochure avec plan de la ville, numéros utiles et animations du mois, qui serait éditée tous les mois par l’office du tourisme. Ils sont la plupart du temps le premier contact avec les touristes dès leur arrivée. Ils seraient ainsi des ambassadeurs de la ville. Et puis, le voyageur qui débarque à 2 heures du mat’ a tout de suite en main de quoi se repérer dans la ville… »
Réduire les émissions de gaz à effets de serre
Enfin, la création d’une flotte de taxis verts. « À l’heure où on essaie de réduire au maximum la voiture en ville, ce n’est plus possible de voir des grosses cylindrées ou des 4×4 arborer la plaque de taxi… Quand on pense que ce sont des voitures qui rejettent pour la plupart 300 g de CO2 au kilomètre et que ce sont des véhicules qui ont pour vocation de rouler toute la journée… »
Réduire de 20 % leur émission de gaz à effet de serre : un engagement que Yann Librati souhaite voir pris par les taxis niçois. « Et dès que la flotte sera composée, même pour partie, de véhicules propres, on pourra proposer aux clients l’option « Green Cab », comme cela se fait déjà à Paris. »





















