27 avril 2009 par Persigny | Catégorie Crise sociale.


Au regard de ces chiffres, nous ne pouvons que constater l’extrême gravité de la situation.
Comment accepter raisonnablement le pronostic du gouvernement qui prévoit 300 000 chômeurs supplémentaires d’ici la fin de l’année, alors que l’on vient déjà d’annoncer 90 000 chômeurs supplémentaires sur un seul mois, soit 140 000 en données brutes.
Plus la droite retardera le moment de faire un certain nombre de choix, plus il sera difficile de remonter la pente. C’est pourquoi sa responsabilité est immense. Le fait de retarder la remise en cause du paquet fiscal rendra la tâche encore plus difficile. Cette inaction devant l’urgence sociale est actuellement payé au prix fort par les Français, sous forme de destruction d’emplois et de perte de pouvoir d’achat.
Comme le rappelait encore récemment Michel Sapin, Secrétaire national à l’économie, « l’encouragement aux heures supplémentaires dans un contexte d’explosion du chômage est absolument aberrant et irrationnel. Le blocage du gouvernement et du président sur cette question est purement idéologique. C’est plutôt pour tous les économistes, un encouragement au chômage. Il faut au moins suspendre ce dispositif, dont nous continuons à demander la suppression. »
Les proposition formulées par le Parti socialiste dans le cadre de son contre plan de relance mériteraient un débat public que le gouvernement s’obstine à refuser.





















Mouais… et c’est pas fini. Notre chère ministre de l’Economie et de l’Emploi, Christine Lagarde, nous annonce ce matin, que pour le mois de mars, il y a eu entre 60.000 et 70.000 demandeurs d’emplois supplémentaires.
Elle a indiqué que ce n’était “pas catastrophique” (!), mais “pas bon non plus” et qu’il fallait “s’attendre à des chiffres qui seront mauvais pendant un certain temps”.
Derrière ces chiffres plus ou moins maquillés du Pôle emploi, la réalité sociale est criante.
” Travailler plus pour gagner plus ” qu’il disait… On voit où on en est et c’est bien funeste d’avoir un Président qui ajoute de la crise à la crise.
Le 1er mai, tous dans la rue, pour demander, entre autres, l’abrogation du “bouclier” fiscal.
Le président de l’UNEF, Jean-Baptiste Prévost, a estimé vendredi que le plan en faveur de l’emploi des jeunes annoncé par Nicolas Sarkozy n’était “ni ambitieux, ni efficace” et que les mesures proposées ne sortaient pas “de l’idée qu’il faut dédommager les entreprises pour qu’elles fassent preuve d’un peu de bonne volonté”.
Pour le patron de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF, premier syndicat étudiant), ce plan reste “silencieux sur des protections supplémentaires à mettre en oeuvre et fait l’impasse sur la précarité des jeunes dans l’emploi qui fait qu’aujourd’hui les jeunes sont en première ligne de la remontée du chômage”.
“Nous, on a le sentiment que la question de l’emploi des jeunes mérite mieux qu’un replâtrage de l’existant”, a-t-il ajouté à l’Associated Press.
Le président de l’UNEF souligne notamment que “l’alternance est un dispositif de formation, mais n’est pas une solution d’embauche”. “On n’en fait pas une opposition de principe, mais on souhaite qu’on ne confonde pas le besoin en formation et une véritable solution d’embauche pour les jeunes”, a-t-il précisé.
L’UNEF “craint” par ailleurs que les emplois aidés ne provoquent “un effet d’aubaine pour certaines entreprises, que ça ne permette pas la création d’emplois, mais que ça serve surtout à remplacer des emplois existants”. “Globalement”, a-t-il conclu, “on a le sentiment que c’est un plan qui n’est pas à la hauteur des enjeux de la crise et de ses conséquences sur l’emploi des jeunes”.