9 mai 2009 par David | Catégorie Réflexion.
Du temps jadis où j’étais étudiant en fac de lettres, en philo, on nous apprenait les différences entre les types de gouvernement. Il y a de nombreuses explications et classifications différentes, selon les époques et selon les auteurs, mais celle-ci est l’une des plus pertinentes :
La question est en réalité double : « qui gouverne ? » et « pour qui gouverne-t-il ? »
Si un seul gouverne pour le bien commun, pour le bien être de tous, il s’agit d’une monarchie. Mais s’il ne gouverne que pour lui-même, pour son intérêt personnel, cela devient une tyrannie.
Si quelques-uns gouvernent pour l’ensemble, dans l’intérêt collectif, c’est une aristocratie, littéralement « le gouvernement des meilleurs ». Mais si ces quelques-uns gouvernent pour leurs propres intérêts, cela devient une oligarchie.
Enfin, lorsque tous gouvernent pour tous, lorsque le peuple est au pouvoir et gouverne selon le bien commun, c’est une démocratie. Mais si chacun n’agit que pour son propre intérêt, cela devient une anarchie.
Ainsi, à chaque type de gouvernement correspond, en parallèle, sa déformation négative, sa déviance. L’enjeu se situe entre intérêts personnels et intérêt collectif. Chaque type de gouvernement peut donc se transformer en son contraire négatif et servir l’arbitraire au lieu de la justice.
Aristote (Les Politiques, livre I, chap. 2 et surtout livre III, chap. 7) présente une variante puisqu’il nomme “république” (ou “gouvernement constitutionnel”) le type de gouvernement où la multitude agit dans l’intérêt général et “démocratie” le gouvernement où la multitude est bien au pouvoir mais agit dans son intérêt personnel, à l’avantage des plus modestes.
Kant (Projet de paix perpétuelle, section II, article 1) distingue alors la forme du souverain (qui gouverne ?) de la forme du gouvernement (de quelle façon ?)
En schématisant, on obtient le tableau suivant :
Maintenant, le petit rappel théorique est terminé. Venons-en à la pratique : après deux longues années passées en « Sarkozie », selon-vous, sous quel régime politique vivons-nous ?





















Sondage: 65% des Français ne veulent pas que Nicolas Sarkozy soit candidat en 2012
PARIS (AP) — Deux tiers des Français (65%) ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se représente à la présidentielle de 2012, selon un sondage BVA pour “La Matinale” de Canal+.
Ils sont 33% à plaider pour une candidature du chef de l’Etat, alors que 2% des sondés ne se prononcent pas.
Par ailleurs, 82% des personnes interrogées pensent qu’il sera candidat à sa succession. Seize pour cent pensent le contraire et deux pour cent ne se prononcent pas.
Interrogés sur les alternatives à droite pour 2012 au cas où Nicolas Sarkozy ne serait pas candidat, 33% des Français citent le Premier ministre François Fillon, devant l’un de ses prédécesseurs, Dominique de Villepin (31. Le maire de Bordeaux Alain Juppé arrive en troisième position (21%), devant le chef de file des députés UMP Jean-François Copé (11%). Quatre pour cent ne se prononcent pas.
- sondage réalisé par Internet du 13 au 15 avril auprès d’un échantillon de 1.036 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. AP