Le blog de la Section du Parti Socialiste Nice Masséna - Pour ou contre des primaires “ouvertes” à gauche ?

Pour ou contre des primaires “ouvertes” à gauche ?

14 juin 2009 par David Nakache | Catégorie Parti Socialiste.

Pierre MoscoviciPierre Moscovici vient de lancer une pétition pour l’organisation de primaire “ouvertes”.  Il déclare : “Nous voulons ouvrir les portes et fenêtres du Parti socialiste en organisant une primaire ouverte pour désigner le candidat du PS à la prochaine élection présidentielle” et prend ensuite l’exemple de l’élection de Barack Obama pour montrer la force de l’élan alors suscité. (Pour signer sa pétition : http://www.primairesouvertes.fr/)

Manuel Valls s’est aussitôt précipité, histoire de ne pas être en reste, pour se déclarer candidat à telles primaires :  “Clairement, je serai candidat à des primaires pour représenter les socialistes et la gauche à la présidentielle”.

Vincent Peillon, lui,  déclare plus posément : “Il n’est, bien sûr, pas question de lancer le processus des primaires dans les mois qui viennent, avant les élections régionales. En revanche, notre volonté de nous engager dans cette voie doit être affirmée sans tarder, et le principe acté avant ces élections. C’est à partir de là que tout le calendrier doit être construit.”

Arnaud Montebourg plaide lui aussi pour l’organisation de “grandes primaires populaires” ouverte à tous les militants et sympathisants. Et, cela n’est pas une surprise (l’idée avait déjà été développée par feu le NPS), Benoît Hamon y est favorable : “Celui qui sortira vainqueur des primaires aura une légitimité extrêmement forte.” Il précise ensuite : “La primaire nous expose quand même à une âpre compétition. L’avantage des Etats-Unis, c’est qu’il y a des primaires dans les deux camps. Il y a là-bas une symétrie entre droite et gauche qui n’existe pas en France.” (http://bastienrecher.canalblog.com/archives/2009/04/07/13294644.html).

Ségolène Royal, lors de l’investiture à la présidentielle, évoquait déjà les primaires ouvertes en citant l’exemple italien.

Mais, concrètement, en quoi consiste des primaires “ouvertes ” ?

Olivier Ferrand, directeur de Terra Nova et qui pilote, avec Arnaud Montebourg, une commission sur la question des primaires, interviewé par Libération, déclarait récemment :

“Il y a deux pistes. Nous travaillons à des primaires ouvertes à l’ensemble des sympathisants. Une procédure comme celle en Italie, suivie par quelque 4 millions de citoyens, donne au candidat une légitimité politique et une dynamique électorale infiniment supérieures à celle donnée uniquement par 100.000 militants. On demanderait aux sympathisants un engagement de bonne foi pour  y participer, l’adhésion à une déclaration de principes exprimant le périmètre politique de la primaire.

L’autre piste: faut-il limiter ces primaires à des candidats PS ou l’élargir aux autres candidats de la gauche et selon quel périmètre? Cette seconde possibilité permettrait de créer une «maison commune» de la gauche. Elle donnerait surtout au candidat vainqueur une assise beaucoup plus large qui l’empêcherait de dévisser au premier tour de la présidentielle et lui assurerait une propulsion politique pour le second. Structurellement, le PS est trop bas au premier tour, autour de 20% contre 30 pour l’UMP: ce fossé est un problème.” (http://www.liberation.fr/politiques/0101573131-des-primaires-pour-creer-une-maison-commune-de-la-gauche

Il s’agirait donc, dans la seconde hypothèse, non pas de procéder à la désignation d’un candidat par le PS et pour le seul PS mais à la désignation d’un candidat unique pour la gauche par l’organisation d’une consultation très large, allant des adhérents aux différents partis politiques de gauche jusqu’à leurs simples sympathisants.

Beaucoup de questions se posent alors :  Comment faire pour “contrôler” ces élections et que les votes ne soient pas faussés ? Comment faire pour convaincre les autres partis de gauche ? Jusqu’où étendre cette notion de “partis de gauche” ? Mais, nous dit-on, l’Italie et les Etats-Unis l’ont fait ! Donc, nous pouvons aussi le faire…

Mais, même si l’idée semble séduisante et faire consensus, une autre question, lancinante, se pose alors : “Est-il bien raisonnable de vouloir s’unir avec les autres partis de gauche simplement parce que nous ne sommes pas capables de nous unir entre nous ?”

Autrement dit : “N’y a-t-il pas une erreur de méthode à vouloir bâtir un projet commun avec d’autres partis avant d’avoir élaborer un projet qui soit réellement partagé par tous les socialistes et réellement alternatif à la politique du gouvernement ?”

Car enfin, avec quel parti socialiste s’uniront les autres partis ? Celui de Ségolène Royal, fait de démocratie participative, de non cumul des mandats et croissance verte ou celui de Strauss-Khan, dans le style sociale-démocratie ? Celui de Benoît Hamon, fait de régulation et de protectionisme ou celui Manuel Valls, qui ne s’appellera déjà plus “parti socialiste” ?

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25 commentaires à l'article “Pour ou contre des primaires “ouvertes” à gauche ?”

  1. yann | 14/06/09

    Benoit Hamon est pour … dimanche plus sur canal aujourd’hui ….et si possible avec toute la gauche !!

  2. Nathalie | 15/06/09

    Enfin avec toute la gauche volontaire…..Si certains veulent continuer à jouer en solo on ne va pas, non plus, aller les supplier.

    Quelques soucis toutefois:

    1/ L’exigence de qualité des opérations de vote.
    L’expression de la démocratie est un acte administrativement complexe. Nous l’avons constaté lors de notre dernier congrès.
    2/ Qui participera à ces opérations, comment pourrons-nous empêcher l’entrisme?
    3/ Comment, ensuite, s’organiseront les négociations, l’élaboration du programme qui devra forcément être commun?
    4/ Y aura-t-il un nombre de candidats limité? Par parti?

    Joli challenge pour la gauche.

  3. fabrice | 15/06/09

    Dans une élection, il y a deux tours et le premier sert à choisir, pourquoi donc organiser des primaires. Excusez moi mes chers camarades de ne pas partager votre enthousiasme, mais je garde à l’esprit qu’en France, on n’élit pas son président sur un tour.
    Je ne suis pas d’accord pour des primaires à gauche. Je pense que ce type d’élections va polariser toutes les attentions et nous continuerons à délaisser nos combats. Nous devons réancrer le parti à gauche, nous devons être audacieux, nous devons remettre du fond et proposer un nouveau modèle de société. Au lieu de cela, on propose des primaires uniquement pour légitimer notre candidat et éviter un premier tour dangereux car les français rechignent à voter utile. Bonjour la rénovation ! C’est une manÅ“uvre politicienne qui ne vise qu’à s’assurer que le candidat choisi sorte du PS puisque les autres formations politiques n’auront jamais les moyens de soutenir leur candidat. En définitive, on attend sagement l’alternance comme des moutons, c’est beau de croire au père noel !
    Ces primaires sont à la politique ce que sont les soins palliatifs à la médecine. Fini le débat d’idées, fini la volonté de mettre en place une ligne politique.
    On place un gros pansement sur une plaie béante. On focalisera toutes nos énergies sur cette primaire et puis à coté on continuera de faire les grouillots dans les mouvements sociaux. Ces primaires c’est la fin du PS. La droite fonctionne avec des chefs, a gauche on construit sur des lignes politiques, une idéologie et des valeurs… Jamais la solution à gauche ne viendra d’un destin individuel, car en tant que socialiste nous croyons que la politique se construit sur des actions collectives issues d’une ligne politique Le PS va devenir comme le Parti démocrate au US un parti axé sur les présidentielles. Que nous propose t on, la star ac de la politique, je vois ça gros comme une maison, des affiches 4 par 3 :
    Pour Martine envoyez un SMS au 112 11
    Pour ségolèneenvoyez un SMS au 112 12
    Pour tartanpion envoyez un SMS au 112 13
    Et dans la joie et le bonheur d’un prime time sur la Une, on communiera tous dans la ferveur d’un nouveau messie ou madonne des temps modernes.
    Je ne suis pas un serf et je ne suis pas venu au PS pour cirer des pompes et tenir le crachoir à des médiocres qui confondent le parti avec un cabinet de recrutement prompts à balancer les principes du socialisme pour un strapontin ou un bol de soupe.

  4. L'infirmier | 15/06/09

    Analyse non consensuelle mais fort intéressante du camarade Fabrice.
    Sauf, sur un point : les soins palliatifs.

    En effet, les soins palliatifs sont un apport considérable à la médecine. Ils permettent de soulager la douleur des personnes en fin de vie, et çà, c’est déjà énorme !

    En ce qui me concerne, je vote le 112 13, car sinon on est mal barré pour dégager le petit teigneux de son chateau.

  5. Nathalie | 15/06/09

    Tu oublies un détail Fabrice….la gauche a perdu deux élections présidentielles et législatives de suite.

    Il est temps qu’elle change de technique. De plus rien ne dit que tous les partis de gauche vont sauter au plafond à l’annonce éventuelle de notre proposition. La gauche contestataire, notamment, n’y a aucun intérêt.

    Je ne vois pas trop en quoi une primaire ouverte au PS, aux verts, au front de gauche, aux radicaux de gauche et au MRC, permettant rapidement de choisir un candidat commun puis de bosser intelligemment et collectivement sur un programme pourrait nous être nuisible.

    A titre personnel, çà ne me perturbe pas tant que çà que nous laissions, par exemple, aux verts leur spécificité environnementale pour nous, nous occuper du social, l’un et l’autre étant intimement imbriquer dans le cadre d’un développement durable. Je pense que nous devons de mieux en mieux agir dans la complémentarité des compétences.

    Mon objectif est de dégager le système Sarkozy. S’il faut passer par une nouvelle manière de faire, je signe des deux mains.

    Les primaires donneraient, à mon sens, une grande bouffée de novation à gauche. Nous avons tous à apprendre les uns des autres.

    Nous devons arrêter ces batailles stériles qui sclérosent justement, à mon sens, le débat politique à gauche.

    Je me moque de savoir qui est le plus à gauche ou le plus à droite de la gauche d’un axe qui s’est dramatiquement et dangereusement porté vers l’extrême droite. Je sais parfaitement avec qui je partage des valeurs communes, une histoire, un patrimoine idéologique.

    Je sais où est la gauche et où est la droite et je sais où sont nos différences fondamentales. Crions le bien fort. OUI il y a une gauche et une droite en France et OUI nous sommes radicalement différents. Prouvons-le!

  6. Lionel | 15/06/09

    Il est clair que les défaites du passé doivent nous obliger à changer de méthode.
    Une primaire ouverte à gauche pour désigner un candidat aurait le mérite de former une véritable stratégie de reconquête du pouvoir.
    Il existe un dénominateur commun entre les partenaires de gauche et tout le monde se retrouvera et dans ce combat.
    Fabrice a raison sur un point. L’élection présidentielle est une élection à deux tours. Mais il me semble difficile voire impossible de réaliser une union entre les deux tours. On aura toutes les peines du monde a expliquer aux français qu’il faut se rassembler alors que pendant la campagne on aura passer son temps à se chercher des différences.
    L’enjeu est trop important, il faut changer de méthode.
    Les primaires à gauche donneraient une légitimité au candidat désigné. Plus de petites phrases, plus de querelles, une ligne politique reconnue et défendue par l’ensemble de la gauche.
    alors OUI aux primaires

  7. Anti sarko | 15/06/09

    Recensement des possibles candidats :

    1. Lionel Jospin (vieux, usé, fatigué… trop aigri !)
    2. Gérard Schivardi (trop alcoolo, quoique Borloo)
    3. Ségolène Royal (trop sectaire)
    4. Dominique Strauss Kahn (trop à l’ouest pour l’instant)
    5. Martine Aubry (trop chti)
    6. Bernard Thibault (trop cégété)
    7. François Hollande (pas assez agité)
    8. Marie George Buffet (trop stalinienne)
    9. Olivier Besancenot (trop… tskyste)
    10. Laurent Fabius (trop de carottes)
    11. Noel Mamère (Ma mère président, y a mieux comme slogan)
    12. Henri Emmanuelli (fume trop pour le poste)
    13. Manuel Valls (ben non, trop à droite)
    14. Julien Dray (sans commentaires)
    15. Benoit Hamon (trop de doigts)
    16. Dominique Voynet (Erika m’a tuer)
    17. Jean Luc Mélenchon (trop léniniste)
    18. Nicolas Hulot (pas assez cégété)
    19. Vincent Peillon (s’écoute trop parler)
    20. Eric Besson (trop traître)
    21. Bernard Kouchner (trop mégalo)
    22. Bertrand Delanöe (trop parigo)
    23. Francis Lalanne (trop drôle)
    24. Georges Frêche (trop de karchers dans les manches)
    25. Robert Hue (Ma mère Président, c’est nul, alors Hue Président)
    26. Jack Lang (trop de parachutes)
    27. Elisabeth Guigou (trop de parachutes)
    28. Jean Pierre Chèvenement (trop anti corse)
    29. Pierre Moscovici (pas crédible)
    30. Marie Noëlle Lienemann (sortirai une autobio après la défaite)
    31. Arnaud Montebourg (pas assez cégété)
    32. José Bové (trop français)
    33. Arlette Laguiller (trop sincère)
    34. Bernard Tapie (pas assez sincère)
    35. Daniel Cohn Bendit (un coup en France, un coup ailleurs)
    36. Pierre Mauroy (trop usé)
    37. Michel Rocard (trop vieux)
    38. Jacques Delors (trop fatigué)
    39. Robert Badinter (idem)
    40. Roland Dumas (trop bien sapé)
    41. Edmond Hervé (trop breton)
    42. Claude Allègre (trop con)

    François Mitterrand (trop mort… Hélas)

  8. Yann librati | 15/06/09

    La mise en place de primaires à gauche entrainera de fait une modifications des comportements et des habitudes politiques.

    ce processus , mal maitrisé, peut se reveler corrosif pour l’unité de la gauche qui comme tu l’explique si bien fabrice à ses habitudes…

    Mais ce processus , accompagné d’une nouvelle ligne , d’un changement de paradigme necessaire on le voit pour TOUTES les gauche europpénnes est a mon sens un changement de cap que des gens comme toi fabrice ou d’autres comme jean francois ne peuvent en toute coherence qu’accepter ..

    Je m’explique :

    1°) la mise en place de primaires telle que beaucoups de responasbles socialiste et vert la souhaite se fera sur plusieurs millions de personnes . de fait on assistera à un affaiblissement significatif du poid des grosses federations dont le vote plus que contesté venait entacher le parti

    2°) si nous retenons la proposition de mener ce debat region par region les unes aprés les autres et sur plusieurs mois cela aura plusieurs avantages
    - permettre au petit candidats de peser sur les debat et de soutenir un autre candidat qui pourrait faire une meilleure synthese … le voila ton premier tour fabrice !

    - de plus face à tele bouygue ou bolloré et la puissance mediatique de sarko ce processus aura l’avantage d’etre au coeur de l’actualité et cette fois çi sur du fond - au moins on l’espere-

    3°) faut il ici preciser que la legitimité d’un candidat ne sera que plus grande si elle est portée par plusieurs millions de personnes ?
    tout le monde parle d’un parti ouvert et renové si nous maitrison bien ce processus il peut etre porteur d’un second soufle pour la gauche !!
    mais il est vrai que j’entend deja des camarades qui me disent mais si on choisit plus que va on devenir ! d’autre ont eu ce reflexe d’aparatchik avant nous il se prenaient pour une avant garde eclairée et pourtant il bien longtemps qu’il ont eteint la lumiere …

    Alors oui je suis pour ces primaires je ressent meme comme de l’impatience pour mettre en place un proccesus qui comporte certes des risques mais qui si nous le portons avec force peut s’averer un formidable changement du mode de fonctionement de la democratie francaise qui en à grandement besoin .

  9. Jef | 15/06/09

    Ce débat me semble surréaliste, débat de socialistes se tapant la tête contre les murs au vu de l’état réel, révélé au grand jour par les Européennes, d’un PS aux mains de grand élus et féodaux de tous bords, dans la quête d’un Graal du pauvre: une potion magique effaçant miraculeusement toutes les tares qui ont conduit ce parti au Congrès de Reims et à ces dernières élections.
    J’ai prévu d’en parler, au fond, sur mon blog demain, à partir de 0h 02.

  10. fabrice | 15/06/09

    Le socialisme n’est pas soluble dans la soupe social démocrate. Que les sociodémocrates veulent organiser des primaires, c’est sympathique, c’est consensuel. Bref merdique comme toute décision centriste !
    Et quand bien même on arrive à élire un président, comment fera-t-on pour les législatives ? quel sera notre projet ?
    Actuellement il y a deux choix qui s’offrent à nous et heureusement nous avons deux beaux exemples européens :
    1 : la gauche italienne qui pensa que les primaires pouvaient remplacer un projet
    2 la gauche allemande qui a su prendre ses responsabilités.
    J’affirme que ces primaires seront la mort du socialisme au PS.

    Ce qui est sûr, c’est que les primaires c’est plus facile à organiser que de construire un projet socialiste et d’aller le soumettre aux français. J’en arriverai à penser, si j’avais un mauvais esprit, que nos cadres socialistes sont un peu légers ces derniers temps. Les pauvres, ils sont au bout du rouleau, fatigués, démotivés un peu comme un patron à la limite du dépôt de bilan. Ils sont à s’interroger sur le nom du liquidateur judiciaire …

  11. David | 15/06/09

    Comme je le disais dans le message, nous tentons de nous unir aux autres parce que nous ne sommes pas capables de nous unir entre nous. Le PS va chercher une légitimité dans une gauche élargie parce qu’il n’est pas en mesure de conquérir cette légitimité tout seul, en faisant la rénovation interne tant attendue.
    Alors, oui, les primaires sont une très bonne chose, mais dans un second temps seulement.
    Le premier temps, indispensable, dont on ne pourra pas faire l’économie, est celui de la mise à plat de notre façon de faire de la politique et de vivre ensemble au sein de ce parti. De la transparence, de la démocratie, jusqu’au bout. Que plus personne ne puisse contester un vote ou une désignation interne. Que le PS élabore une doctrine, une ligne directrice claire qui fasse consensus au sein du parti avant de proposer une union avec les autres partis de gauche.
    Une fois ce travail effectué, et alors seulement, les primaires seront une bonne chose pour nous et pour la gauche….

  12. yann | 15/06/09

    quelqu’un peut il avancer de vrais raisons politiques sur le fond qui amènerait à penser que les primaires seraient corrosives pour le socialisme ???
    Fabrice développe car comme je suis pas universitaire je n’ai pas compris … sinon je suis impatient de lire le billet de jean francois qui comme à son habitude cogne avant d’expliquer :) mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime :)

  13. jean marc | 15/06/09

    C’est étonnant comme sur les questions de fond,peu de commentaires mais décider du futur candidat PS ou de la maison commune,du monde au balcon,ça manque pas.

    Certains au PS,pense que le parti de l’assistanat,ça suffit.
    Qu’il faut savoir si nous sommes socialiste ou social démocrate réformiste?

    Que l’Europe, trop longtemps soutenu par le PS,est celle-ci.

    Une Europe de croissance zéro depuis plus de 10 ans,délocalisation intra et extra européenne,déflation salariale et chômage de masse voir même préparant au parlement européen, le futur marché transatlantique USA-Europe avec libre circulation des capitaux et marchandises entre les deux continents pour 2015 au plus tard.

    La question de la restriction du libre échange et d’une vrai répartition capital travail,cela n’est pas tranché au PS,ni chez les verts d’ailleurs.

    Si l’abstention est aussi forte et la gauche dans le désarroi,c’est que le peuple a bien compris que depuis plus de vingt ans,la gauche n’a pas évité, voir participé au marasme actuel.

    Botter en touche sur le mode de désignation sans trancher le fond,bis répétita placent!

    J’ai entendu Moscovici sur Ripostes;dimanche;je ne sais toujours pas après l’avoir entendu longuement sur le mode de désignation,pourquoi le PS subi une défaite électorale et quel est son analyse de cet échec.

  14. Yann Librati | 16/06/09

    faut il préciser que ce débat sur les primaires NE SAURAIT EN AUCUN CAS faire passer la question fondamentale du projet et disons le clairement de la question identitaire du PS passer au second plan ??

    bien évidement non si je souhaite un débat sur ce sujet jef c’est bien sur sans exclusive et je suis d’accord sur les risques d’une primaire qui concernerait le seul ps et même mieux je pense que ce débat semble prématuré mais cela dit et écrit …

    ce débat me semble intéressant pour reformer des pratiques que tu dénonce depuis longtemps mais bien évidement sans projet , sans ligne , ce projet ne serait qu’une simple opération de com

  15. fabrice | 16/06/09

    Yann, dans mon premier message, j’ai été clair. En mettant en avant les primaires comme étant la solution à nos problèmes, on ne fait que refiler la patate chaude au français, en leur disant grosso modo ceci, du moins c’est le message que l’on envoie :
    “Putain vous faites chier les veaux, chaque fois que l’on vous propose quelqu’un (du PS), vous le flinguez. Si vous êtes si forts choisissez vous même votre tête de turc.”
    Comment peut on penser, qu’en organisant des primaires on va remettre le socialisme et le progrès en marche dans ce pays, tout ce que nous montrons c’est notre incapacité à prendre nos responsabilités : “les socialos n’ont plus d’idées, ils sont sympas, ils nous filent la clef de la boutique”.
    Pour prendre une image, c’est comme si on demandait au français de composer l’équipe de France de foot !
    Nous devons refonder le PS sur une ligne politique et un programme de gauche, nous devons aller sur le terrain, voir les syndicats, les asso, les oeuvres laiques. NOUS DEVONS PRESENTER NOTRE CANDIDAT car nous sommes fiers de nos idées et nous croyons à nos valeurs de gauche, comme la droite croit en ses valeurs de conservatisme. Nous devons réinvestir la société avec des idées innovantes. Elle est là la solution et pas ailleurs dans un grand barnum vert rouge orange rose… Tout ce que l’on arrivera à faire c’est terminer comme la gauche italienne, dans les choux avec un sarko au commande.
    De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace.

  16. Nathalie | 16/06/09

    Une primaire permettrait simplement de sortir de notre sclérose, de nous confronter à d’autres idées de gauche, d’être moins condescendants, d’ouvrir nos brillants esprits à autre choses que leur égo surdimensionné.

    Continuons à ronronner entre nous, à porter au vote, pendant une demi heure, la décision de choisir tel ou tel thème pour une commission à laquelle juste une dizaine de personnes (et je suis très optimiste) participeront, continuons à nous bouffer le foie pour savoir si machin truc ou truc machin sera investi…..bref continuons comme nous le faisons brillamment depuis 2002 et nous sommes sûrs que ce sera la fin non pas du socialisme (bien heureusement) mais du Parti Socialiste.

    Les organisations humaines sont périssables (comme les fleurs et notre rose est aujourd’hui bien fanée….)

  17. Nathalie | 16/06/09

    Sur le fond je partage ce que tu dis Fabrice, sauf que techniquement, je crois que nous avons trouvé nos limites.

    Si nous rendions le pouvoir aux militants, peut-être que pourrait émerger un projet puis un porteur de projet bref un candidat.
    Je n’y crois guère plus. Le PS ressemble étrangement à la SFIO…que s’est-il passé alors?

    La primaire permettrait juste de bouleverser nos usages.

  18. David | 16/06/09

    Nathalie, tu écris que “techniquement nous avons trouvé nos limites” mais je crois qu’il s’agit uniquement des limites liées à la façon de faire de la politique de la direction actuelle du PS. Il y avait, dans les courants portés par les motions Royal et Hamon, tant au niveau du fonctionnement du PS que du programme et de la doctrine, des éléments très novateurs.
    La désignation de Martine Aubry, outre les querelles de chiffres et les contestations c’est faite à la limite du 50/50. Cela veut dire que beaucoup de socialistes font aujourd’hui partie des 50 % qui ne se sentent pas représentés ni écoutés au sein de la direction actuelle. Que l’on mette vraiment tous les courants au sein du PS autour d’une table, que l’on écoute vraiment ce qu’ils ont à dire et l’on trouvera des idées nouvelles et une force de proposition énorme. Il faut réussir aujourd’hui ce à quoi l’on a échoué au congrès de Reims.
    Le rassemblement, ce n’est pas être tous tout sourire sur une même photo. C’est un débat rigoureux, point par point, sur la doctrine et le devenir de la France. Quand on aura le courage de faire cela, on arrêtera de se cacher derrière des faux-semblants. Et, alors seulement, si c’est encore utile, on pourra envisager des primaires ouvertes sur la gauche….

  19. Mathieu | 16/06/09

    L’avantage des primaires ouvertes c’est la possibilité de créer une nouvelle dynamique, non seulement avec la gauche politique mais aussi avec ceux qui en sont aujourd’hui exclus et qui pourtant souhaitent l’alternance en 2012.

    Il faut plus que jamais soutenir les initiatives qui recherchent ce dépassement du cadre partisan et visent au rassemblement des forces de progrès. La reconquête passe par là.

  20. fabrice | 17/06/09

    Les primaires ouvertes vont se dérouler de la sorte.
    Le ps (toutes les motions sauf la E) va sortir la grosse artillerie pour son candidat : Martine ou un revenant
    La motion E sortira désir d’avenir pour Ségo
    Les verts vont essayer d’accrocher les wagons avec un inconnu sorti de derrière les fagots
    le front de gauche mobilisera ses militants pour Mélanchon ou un jeune.
    Le modem essayera de s’incruster pour placer Bayrou et récupérer quelques circonscriptions.
    Deux cas de figure vont se présenter :
    1 - Ségo est choisie et le Ps continuera à vivoter et à s’enfoncer implacablement comme les rad soc. Peut être qu’il sera possible de gagner.
    2 - Ségo n’est pas choisie. Dans ce cas elle partira seule. Le PS sera en crise et il y aura scission. Bien sur on perdra les élections et Sarko sera élu car les français choisiront toujours la stabilité au désordre incarné par les primaires.
    Ce qui est sur, ce n’est pas cette primaire qui nous fera gagner les présidentielles.
    La seule alternative pour gagner ces élections, c’est de gagner la bataille idéologique sur un projet de société porté par un leader suffisamment charismatique. J’en vois potentiellement trois : Montebourg, Peillon, Hamon.
    Je pense que l’année 2009/2010 est cruciale car elle doit aboutir à l’émergence d’un des trois pour trancher entre Martine et Ségo.

  21. yann | 17/06/09

    pour une fois Fabrice tu ne dis pas que des conneries mais … car il y a un but.. tu oublies peut être un peu vite le président du FMI …

    en tout cas on a un super débat pour demain soir sans alcool pour Fabrice

  22. Nathalie | 17/06/09

    Mon cher Yann…DSK est “seulement” le directeur général du FMI, celui qui anime un groupe composé de 185 Etats, 2635 salariés originaires de 143 pays, un budget de 338 milliards de dollars….s’il en était le Président , il aurait un pouvoir exécutif en propre. Ce n’est pas le cas.

    Bref un petit machin tout simple a faire fonctionner, çà me fait mourir de rire quand j’entends nos camarades à gauche toute s’insurger contre la politique ultra libérale de DSK au FMI!

    Il n’a que le pouvoir de faire fonctionner ensemble 185 états (1er défi) en période de crise (2ème défi).

    Nous sommes donc bien d’accord Fabrice, il s’agit bien d’un problème technique. Ce n’est pas le fond qui manque dans notre parti, nous sommes juste complètement désorganisés. Les techniques de gestion nous sont étrangères. Exemple: Nous avons l’ambition d’organiser des élections internes en oubliant que l’expression de la démocratie est un acte administrativement complexe. On se fait çà à la bonne franquette et on s’insurge d’un coté comme de l’autre de “fraudes” voire on se menace de saisie des tribunaux (j’imagine la bobine du Président du TGI saisi de ce dossier!).

    Peut-il y avoir des fraudes entre camarade? Allons bon! sourire

    Imagine le plus génial des musiciens dont on aurait tronqué les partitions…..

  23. jean marc | 17/06/09

    La clé de voute est la présidentielle.
    Jospin et Chirac l’ont avalisé par référendum en écourtant le mandat pour 5 ans couplé avec les législatives.
    Toute femme et homme politique ne peut laisser passer l’échéance.
    Au PS,Ségolène ira au combat quel que soit la configuration.
    Peillon,Montebourg,DSK,nous verrons.
    Le sens profond devra être dégager de l’investiture.
    Pour moi,je le répéte,notre candidat devra montrer,et il faudra avoir de l’audace,convaincre que 30 ans d’organisation économique de l’Europe par le libre échange nous on mis dans le mur.
    De relocaliser l’emploi en Europe,de redistribuer les richesses et ce,dans un environnement de croissance ou décroissance verte.
    Ce candidat devra être bon,même très bon.

  24. Mathieu | 17/06/09

    DSK a déclaré au Point qu’il “ne reviendrait pas pour disputer une primaire” mais uniquement si il était certain d’être candidat. En gros si il a un boulevard à la Delors…

  25. Le blog de la Section du Parti Socialiste Nice Masséna - Appel citoyen pour une primaire populaire à gauche | 27/08/09

    [...] Pierre Moscovici a lui aussi, en juin, lancé une pétition pour les primaires ouvertes à gauche : http://www.nicemassena.org/2009/06/14/pour-ou-contre-des-primaires-ouvertes-a-gauche/ Partager sur les réseaux [...]

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