“L’écologie politique est une vision du monde”

29 juin 2009 par David | Catégorie Environnement.

Nous avons beaucoup discuté, lors de notre dernière réunion de section, du score d’Europe-Écologie aux élections européennes.

Benoit Thieulin était le chef d’orchestre de la campagne web de Ségolène Royal en 2007. On le retrouve, et ce n’est pas un hasard, aux manettes de la campagne internet d’Europe-Écologie pour les européennes.

Il était récemment l’invité de “Parlons Net”, un discours franc et éclairant :

http://www.dailymotion.com/videox9kdqz

Information trouvée sur le blog http://www.segoleneroyal2007.net/article-32689870.html

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3 commentaires à l'article ““L’écologie politique est une vision du monde””

  1. David Nakache | 29/06/09

    Sur l’écologie politique comme opposition fondamentale au libre échange, j’ai trouvé un texte intéressant sur le blog de Dedalus :

    “Alors qu’est-ce que l’écologie politique ?

    Pour bien comprendre de quoi on parle, il suffit de s’interroger sur ce qu’”environnement” signifie. La terre, la mer et l’air sont mon environnement. Les espèces animales également. Mais la société l’est tout autant, qui interagit avec moi. L’écologie politique c’est la conscience que toute décision politique doit s’intéresser à son impact sur son environnement, naturel ou social. Impact direct ou indirect. Impact de court, moyen ou long terme.

    On comprend alors que l’écologie politique est ce qui s’oppose le plus frontalement au libéralisme, pour lequel toute décision est exclusivement tournée vers le profit immédiat et sa maximisation, au mépris des dégâts sur l’environnement, y compris donc sur le tissu social. Le credo libéral est qu’une main invisible s’occupera d’équilibrer les choses: il n’est qu’à observer l’état du monde pour comprendre que les choses ne s’équilibrent pas, que les pollutions augmentent, que les injustices sociales grandissent, que la terre s’essouffle et s’épuise, pendant que de plus en plus nombreux sont les hommes à ployer durement sous les coups qu’une main invisible assène avec constance…

    Combien coûte à la société un chômeur ? Combien coûte à la société un enfant déscolarisé ? Combien coûte à la société un malade mal soigné ? Etc…

    L’écologie politique, c’est alors, par exemple, une fiscalité pour les entreprises qui les contraigne à internaliser le coût de ce qui constituent pour elles des externalités, de ce qui ne constituent pas des coûts qu’elles ont à supporter mais que la société toute entière devra finalement payer, et au prix le plus fort. Dit autrement, c’est faire supporter à l’entreprise l’ensemble des dits coûts de telle manière qu’elle prenne des décisions pour elle-même qui soient optimales pour la société toute entière.

    Ainsi, par exemple, le principe pollueur-payeur n’est pas - ou ne devrait pas être - un permis de polluer. Il est de faire en sorte que polluer devienne plus cher que de ne pas polluer. Il est de fournir une incitation sonnante et trébuchante à ne pas polluer - parce que l’entreprise aurait à supporter le coût de ses pollutions.

    Ainsi, plutôt que de vouloir interdire administrativement les licenciements, la gauche devrait s’intéresser à faire qu’il devienne suffisamment cher de licencier que l’entreprise soit contrainte d’envisager si d’autres solutions ne lui seraient pas plus profitables, c’est-à-dire moins coûteuses - parce que l’entreprise aurait à supporter le coût social de ses licenciements.

    Etc…

    Se saisir de cette grille de lecture pour le Parti Socialiste serait, pour le coup, procéder à une véritable refondation idéologique… qui donnerait naissance à un projet moderne et ambitieux, profondément de gauche… et qui en effet justifierait un changement de nom comme un symbole positif de l’ampleur de la mutation. Parti de la Sociale Ecologie, ou Parti Ecolo-Socialiste, semblent convenir - même si, puisque vous avez tout bien suivi, il y aurait là une certaine redondance.

    Mais puisqu’il s’agit de comprendre concrètement et de donner symboliquement à entendre qu’un autre socialisme est possible…”

    Lien vers le blog de Dedalus : http://sarkononmerci.fr/files/sociale-ecologie.html

  2. Myriam | 29/08/09

    Je ne sais pas ce que va devenir le parti socialiste ni quel nom il peut bien prendre, ce qui me semble important c’est qu’il n’y a pas d’opposition suffisamment forte face à notre gouvernement.

    Il attaque les acquis les uns après les autres et y réussit parfaitement (le travail le dimanche, bientôt la fin des annuités pour les mères de famille, une journée de travail en plus grâce à la journée de la solidarité) il culpabilise le tout venant sans cesse (on condamne le téléchargement, mais tout a été mis en place pour le faciliter), il va taxer le pollueur, c’est à dire selon lui le tout à chacun mais rien n’est fait concrètement pour changer les moyens de production qui polluent, il réagit à l’actualité mais n’a aucun recul.

    Quand cessera t on de faire payer aux gens via les taxes, impôts, amendes, condamnations, les erreurs politiques des dirigeants et décideurs ?

    L’écologie, oui, un changement de société, un changement des comportements, un changement des moyens de production, oui. Le respect de la vie qu’elle qu’elle soit, humaine, animale et végétale. Le respect de la terre qui nous fait vivre. Le respect de l’autre si semblable et si différent.
    Le respect même en politique et avant tout en politique.

    Quand le parti socialiste va t il enfin se ressembler et proposer un changement, un vrai changement, pour notre société ? presque une révolution, (il m’arrive parfois de l’espérer) pour proposer enfin un autre modèle, enfin une alternative…

    Il est temps de changer de société et de passer à autre chose, le problème c’est qu’il n’y a personne, personne…

  3. David Nakache | 31/08/09

    Mais si il y a Ségolène ! Non, je plaisante…(quoique…). Sur le fond, une rénovation ou une reconstruction d’un parti politique prend du temps. Les Verts étaient, avant de se fondre dans le collectif “Europe écologie”, un parti réellement ingouvernable (et je pense qu’ils le sont encore). Aubry reprend les choses en main et les anciens du NPS sont des moteurs pour le parti. Nous sortons à peine la tête de l’eau. Nous sommes conscients de ce que fait Sarkozy et il faut le combattre point par point. Notre parti est né de la lutte ouvrière et du combat sur la laïcité. Il se redéfinit progressivement sur un axe “social, écologique et démocrate”.
    En attendant que le PS, au niveau national, ait fini sa mue, nous, au niveau local, nous nous opposons et nous proposons. C’est ce que font nos élus et nos candidats. Xavier, dans le sixième canton, fait des propositions pour lutter contre le bruit, d’autres en ont fait sur la pollution, sur le social, sur les problèmes quotidiens des gens. Sur ce blog, comme dans chaque section, nous informons, dialoguons, attirons l’attention sur certains problèmes. C’est cela militer. C’est long, c’est fatiguant, c’est parfois décourageant, mais c’est important ! (A propos, nous aurons bientôt une réunion de section de rentrée et nos portes sont ouvertes à tous, adhérents ou non…).

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