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Je ne l’avais pas entendu hier, je n’ai rien à dire. Ce sont des propos responsables d’un homme politique qui a décidé de mettre au centre du débat un projet fondé sur une ligne politique.
Oui, il a quitté le PS et c’est dommage, mais un discours comme ça, ça fait vraiment du bien !
Il suffirait, juste, qu’on s’écoute de temps en temps pour éviter la fuite des militants.
Quand nos dirigeants comprendront que sans militant ils ne seront plus rien dans 10 ans, que chaque militant socialiste, en fonction de son histoire, de son savoir, de son expérience, doit être entendu, quand certains descendront de leur tour d’ivoire, quand on arrêtera avec le “yaka fokon”, quand nous nous respecterons (comment expliquez vous que Bovet ait été capable de faire alliance avec Cohn Bendit? pas franchement du même bord les camarades, en sommes-nous incapables, nous, au sein du PS?….), quand nous serons cohérents dans nos discours et dans nos actes, quand nous serons moins condescendants….alors peut-être pourrons nous avancer.
Ce n’est pas gagné.
Cupides, avides de pouvoir, de reconnaissance et de gloire, tels sont les dirigeants du PS. Le “tout sauf Ségolène” du congrès de Reims en est la preuve, et l’on voit où cela nous a mené. Mais ils ne sont pas encore assez désespérés pour accepter un vrai rassemblement, car un vrai rassemblement implique Ségolène Royal.
Regardez Europe-Ecologie. C’est un courant qui porte enfin l’écologie politique au devant de la scène. Mais combien de temps a-t-il fallu pour cela depuis que l’écologie est présente sur la scène politique ? Et quels sont les déterminants d’une telle union ? José Bové ne pouvait se cantonner à l’agriculture paysanne et l’alter-mondialisme s’il voulait continuer à exister médiatiquement. Les Verts étaient au bord de l’implosion. Ils ont rejeté un à un leurs leaders potentiels et n’ont survécu qu’en acceptant le plus petit dénominateur commun (Duflot) - comme nous pendant dix ans (Hollande). Les proches de Nicolas Hulot (dont Jean-Paul Besset, l’artisan du pacte écologique), ne trouvaient plus de tribune, Hulot refusant de s’engager dans une campagne électorale. Cohn-Bendit a été le catalyseur permettant de convertir en élan positif des composants éparses aux devenirs incertains. Il l’a été et ce rassemblement n’a été accepté parce que parce que, d’emblée, il a affiché qu’il n’avait pas d’ambition pour 2012…
Je crois Mélenchon assez sincère dans sa démarche et je trouve sa décision de fonder un nouveau parti courageuse. Mais il ne faut pas se leurrer non plus. Il l’a fait parce qu’il ne supportait plus d’être minoritaire. Hormis un rejet plus affiché du libre-échange, quelle différence idéologique entre le Parti de Gauche et le Parti Socialiste ?
Fabius et Mélenchon auraient du être exclus du PS quand ils ont appelé a voter contre le TCE après le vote des militants.
Royal aurait du être reconnue comme leader du parti après sa désignation comme candidate et après sa campagne présidentielle. Le congrès aurait du avoir lieu juste après les élections pour conserver l’élan de la campagne et donner du temps à la rénovation du parti.
Lors du congrès de Reims, la motion arrivée en tête aurait du sortir vainqueur. Lors du second tour, le vote aurait du être annulé puisqu’il y a avait litige.
La refonte des règles de fonctionnement interne du parti aurait du commencer dès le lendemain du congrès.
Hamon, qui a émergé médiatiquement pendant le congrès et qui a fait du bien au parti en défendant une ligne doctrinale cohérente n’aurait jamais du être en troisième position aux européennes.
Cela fait beaucoup à digérer. Il faut du temps.
Mais la décision de Martine Aubry de ne pas décider, j’entends par là de laisser, pour les régionales, le soin à chacun de passer les alliances qu’il veut, ne peut tenir longtemps. Il faut trancher. Sur le fond comme sur la forme…
Quelle différence idéologique entre le Parti de Gauche et le PS ???
la différence n’est pas seulement dans le refus du libre échange, la
différence est que J-L Mélanchon est un vrai “homme de gauche” qui va
proposer des vraies idées de gauche au Parlement Européen
Dans ce cas, Martine, c’est une question de personne, de leader, et non d’idées…