27 juillet 2009 par Bob | Catégorie Parti Socialiste.
Le devenir du Parti socialiste est la controverse de l’été, par médias interposés. Le Journal du dimanche exploite particulièrement le filon. Il y a une semaine, il consacrait deux pleines pages à commenter le jugement du philosophe Bernard-Henri Lévy, qui appelait de ses voeux la dissolution du PS. Hier, c’est Manuel Valls qui tenait le premier rôle. Une nuance le distingue de BHL : le PS, dit-il, n’est pas encore tout à fait mort. Il survivra à la tempête si, fidèle à sa boussole, il sait réviser son cap, changer sa voilure et modifier le fonctionnement à son bord. Nul n’ignore donc que Valls aimerait conduire le parti vers une acceptation totalement assumée du social-libéralisme et des alliances avec une partie de la droite.
Le 15 juilllet, le député de l’Essonne s’était exprimé sur le même thème : « Je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti. » Une rafale assassine et facile lâchée par Manuel Valls, en réponse à la lettre de remontrance que lui a adressée Martine Aubry et dans laquelle elle demandait au maire d’Évry de « cesser ses attaques à l’encontre du PS » ou de le « quitter ». Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres, rue de Solferino. Le 17 juillet, par le biais de son blog, Julien Dray, plutôt que de temporiser, en rajoute une couche en déplorant le fait que « Martine Aubry se concentre désormais sur la dénonciation publique de camarades », qualifiant le Parti socialiste de « grand corps non seulement malade, mais à la dérive ». Pour Arnaud Montebourg, le PS, « est tombé dans le formol ». Le 21 juillet, Jack Lang, estime que « le PS est devenu un arbre sec depuis trop longtemps », tout en apportant son « soutien personnel et amical à Martine Aubry » Enfin, dans The Financial Times, Manuel Valls, porté par une vague de Tontons flingueurs, renchérit : « Faute d’affronter les conséquences de la mondialisation de l’économie et de l’individualisation, la gauche s’est progressivement enfermée dans une vision dépassée du monde. »
Ce n’est pas la première fois que la première secrétaire du Parti socialiste est prise pour cible par son entourage. En fait, cela n’arrête pas depuis son élection à la tête des affaires solferiniennes. En succédant à François Hollande, après le congrès de Reims en novembre 2008, la maire de Lille savait qu’elle aurait à gérer les nombreuses dissensions qui règnent au sein du PS. En premier lieu le cas Royal, candidate deux fois malheureuse, qui semble depuis être devenue sa meilleure ennemie. Ce qui n’est pas le cas de ses anciens soutiens, dont les attaques fusent depuis quelques mois. Jack Lang avait ainsi décrit le PS comme « une sorte de vide sidéral [dont] l’encéphalogramme est plat », ne comportant « pas d’idées ou peu d’idées » si ce n’est « un anti-sarkozysme primaire et destructeur qui tient lieu de programme ». Le député socialiste, qui joue au chat et la souris avec l’Élysée depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, est pourtant mal placé pour donner des leçons à ses petits camarades. Arnaud Montebourg, pourtant secrétaire national à la rénovation, avait quant à lui estimé que le PS « ressemble à la RDA » car Martine Aubry refuse, pour l’instant, de débattre de la question des primaires. Le député de Saône-et-Loire a d’ailleurs décidé de passer outre la position de son chef en organisant une université d’été off à La Rochelle et en brandissant la menace d’un vote militant sur ce sujet. François Hollande, qui avait réussi à maintenir une certaine cohésion au sein du parti de la rose, semble lui aussi prendre un malin plaisir à mettre des bâtons dans les roues de son successeur. Seul Dominique Strauss-Kahn, confortablement installé dans son fauteuil de directeur du FMI, préfère, pour l’instant, se tenir à l’écart de ces querelles intestines.
L’affaire Valls ne serait-elle alors qu’un égarement de plus ? C’est souhaitable, même si depuis deux semaines la machine à fusiller la première secrétaire du PS semble s’être totalement emballée. Au point que Martine Aubry en soit venue à préciser, sur RTL, de manière posée et déterminée, qu’elle était « soutenue par la majorité des socialistes », notamment par les parlementaires. Elle affirme également n’avoir « jamais pensé à démissionner » de son poste. Rappelons que plusieurs leaders socialistes, dont Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Jean-Marc Ayrault ou encore Laurent Fabius, ont appelé les détracteurs de la première secrétaire du PS à cesser leurs attaques et à participer à la rénovation du parti.
Philippe Peter - L’Humanité - 27 juillet 2009





















BHL philosophe ? L’information semble erronée !
D’un coté il dit que le PS est mort ….. de l’autre coté il rajoute qu’il faut rebaptiser le PS….. je ne savais pas qu’il etait possible de changer le nom des morts.C’est peut etre un avantage (ou un defaut ) de la mondialisation.
Le fondement anthropologique de la France est restitué par sa devise républicaine:Liberté et Egalité.
Liberté face à l’autorité du père et Egalité des frères.
La crise actuelle du PS est de cet ordre.
Rarement le PS et la gauche se rallie sous l’autorité d’un chef-la liberté individuel -et l’égalité,chaque courant et ambition personnelle doit s’exprimer et concourir au sein du parti et viser le saint-graal:la présidentielle.
Le vide idéologique permet aussi toutes les ambitions énarquiennes.Pourquoi plus lui que moi?
F.Mitterrand par son envergure,sa culture,son savoir faire,a su et pu assoir son leadership.Bien honnêtement,aucune personnalité socialiste est à la hauteur du leader historique.La lutte pour le pouvoir va durer encore longtemps et le baronnage provincial du PS renforce cette tendance lourde.
L’epparpillement n’est pas le seul fait du PS,la Gauche dans son ensemble est son miroir.
PS,PC,Parti de gauche,PRG,MRC,NPA,Lutte ouvrière,Ecologiste….;
La droite,elle,bien que dans la même deshérence idéologique-voir les voltes faces sarkoziennes depuis mai 2007-sait se regrouper quand il le faut derrière le chef.La bataille de succession sera rude aussi,Copé,Bertrand,Fillon mais leur mystique du chef_le chef gaullien- transcende au moment opportun la bataille pour le pouvoir.
Bref la gauche doit assumer et dépasser son origine anarcho-libertaire(liberté,égalité)pour forcer le cadre rigide de la presidentialisation du régime et la droite possède cet avantage de l’autorité du chef.
Sans avoir fait d’anthropologie je suppose que “fraternité” issu aussi de l’heritage republicain voudrait signifier que nous sommes tous au service d’une seule chose….. la republique elle meme Mais au dela…. je trouve triste ce debalage de testosterone non avoué, vouloir la place du chef juste pour signifier sa liberté….c’est triste.Et de toute façons j’ai toujours imaginé une vie sans chef .Croire qu’un type connaissant Voltaire ou Montesquieu sur le bout des doigts……arrivera illuminer un troupeau de sa clairvoyance……c’est un concentré de miracle Et que vive nos origines anarcho-libertaires a jamais
Eh oui, le PS est mal, très mal: ses derniers adhérents, les socialistes (y compris ceux qui n’y sont plus ) , les sympathisants, semblent ne plus croire que ce parti peut leur être ouvert, un jour, bientôt… Ils découragent même les meilleures volontés (http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2009/07/28/14545841.html ).
La cible n’est même pas Aubry, pauvre petite chose… tout le monde sait qu’elle n’est pas la responsable, mais seulement la “femme de paille” de quelques vieux de la vieille, qui ne veulent pas céder la place. Une illustration: G Pargniaux: 5 mandats !!! et soutenu par M Aubry pour les européennes.
Vraiment, il faut le reconnaitre si nous voulons sauver NOTRE parti, tout est à “nettoyer”…
Salut Bob l’Eponge,
Juste pour faciliter la lecture, ce serait bien que vous mettiez des guillemets lorsque vous citez un article, cela éviterait que l’on croit que vous en êtes l’auteur tout le long de la lecture pour s’apercevoir du contraire à la fin (en sachant que selon les statistiques, seuls 5% des lecteurs lisent les articles dans leur intégralité).
En effet, le PS se ridiculise au point que cette année, pour les élections européennes, de nombreuses personnes qui comme moi avaient TOUJOURS voté PS se sont mises à voter avec une réelle confiance qui est bien partie pour devenir durable pour ces Verts dont ils se méfiaient tant il y a seulement quelques années. Il aurait pourtant suffit que la gauche entière pense à l’intérêt des citoyens d’Europe plutôt qu’à ses petits intérêts personnels et se regroupe pour se retrouver largement devant l’UMP. A ce niveau, ce n’est même plus une erreur de stratégie, c’est de la bêtise pure et simple, et c’est ce qui a déçu beaucoup de vos plus fidèles électeurs.