29 juillet 2009 par Bob | Catégorie Actualités, Crise sociale, Révolte !.
Crise. Mondialisation. Délocalisation. Profit. Nous vivons une époque formidable : les vacances méritées de Carla et Nicolas font la ” une “. Il est vrai que pour un Président omniscient, un aller retour express hautement politique à New York pour écouter ” chanter ” sa femme 5 minutes était justifié. A la rentrée, nous aurons sans doute droit à des discours enflammés sur les gabegies financières des administrations et sur le réchauffement climatique…
Guerre en Afghanistan. Privatisation de la Poste. Liquidation de centaines de milliers de salariés en France. Le Président - sauveur de l’UMP, de la France et du monde - travaille trop. Les médias nous expliquent qu’il est tellement consciencieux qu’il répond par téléphone à ses collaborateurs pendant son jogging !
Or, pendant ce temps-là, les usines ferment et les agents du Pôle emploi croulent sous les demandes d’inscriptions à tel point que le secteur privé est mobilisé pour les suppléer. Mais l’action de TF1 se porte bien. Alors, ministres et capitaines d’industries copains du Président sont contents.
On pourrait leur objecter que sur la balance de la mondialisation, une tête d’enfant du tiers monde pèse moins lourd qu’un hamburger. On voudrait leur dire que les salariés de Bosal ou d’ailleurs ne sont pas des Kleenex. En fait, peu leur importe. Nicolas se repose au Cap Negre avec Carlita. L’été est doux. Tout va bien, comme le montre l’article suivant paru dans Libé aujourd’hui…
Des salariés d’un sous-traitant automobile en liquidation ont dénoncé mardi des «propositions indécentes» et annoncé une procédure en justice après que deux collègues aient reçu des offres de reclassement en contrats à durée déterminée en Hongrie. L’un de responsable qualité, l’autre de magasinier.
Les élus CGT du fabricant de pots d’échappement Bosal, à Annezin (Pas-de-Calais), en liquidation judiciaire depuis le 10 juillet, jugent ces propositions illégales alors que la direction souligne au contraire qu’elle est «obligée» par la loi de proposer des postes vacants «dans le monde entier».
Didier Beauchet, délégué CGT de l’entreprise, a notamment dénoncé une offre de magasinier au sein d’une filiale de Bosal en Hongrie «pour 5.100 euros par an». Le syndicaliste juge «illégal» de proposer des CDD à des salariés en CDI qui ont en moyenne, selon lui, une quinzaine d’années d’ancienneté.
La liquidation du site de Bosal à Annezin, qui employait 386 salariés, a entraîné le licenciement de 298 personnes. Les 88 autres ont pu retrouver du travail sur place grâce à une offre de reprise d’un ancien responsable marketing qui va transformer l’entité en plateforme de distribution des produits Bosal pour la France.





















Encore,les effets ravageurs du libre-échange.
Pendant la crise ,je délocalise dans le brouhaha de la crise dite mondiale.
Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
Le libre-échange,c’est la baisse des salaires,la délocalisation industrielle puis la délocalisation intellectuelle.
les activités à faible plus value que l’on disait délocalisables seraient remplacées par des activités à haute valeur ajoutée.
Et bien non,même ces activités sont touchées.
Cet aveuglement généralisé est vraiment extraordinaire.
Economistes,médias,élites,la grande majorité récite la doxa libérale.
Jusqu’à quand?