6 septembre 2009 par David Nakache | Catégorie agenda.
Pas moins d’une fourgonnette et d’une voiture de police ont été nécessaires, en juillet, pour embarquer 27 toiles de Paulin Nikolli, artiste peintre qui expose rue Rossetti, dans le Vieux Nice. Le prétexte ? « Occupation irrégulière de la voie publique ».
D’où vient cette intervention zélée des forces de l’ordre ?
Christian Estrosi, Maire de Nice, par un arrêté du 11 juin 2009, a décidé d’encadrer très strictement l’activité des artistes de rue.
Comment ? En employant les bonnes vieilles méthodes : un comité de censure, pardon, une « commission culturelle » de la mairie sera habilitée à décréter ce qui est de l’art et ce qui ne l’est pas. Les prétendants à l’art de rue seront soumis à “la question”, auditionnés par le dit comité…
Un groupe Facebook « Contre la censure des artistes de rue a Nice » a été monté : http://www.facebook.com/search/?q=nucera&init=quick#/group.php?gid=98459184897 Plus de 7000 personnes y ont déjà adhéré.
Le groupe “Changer d’ère” organise, avec plusieurs acteurs de la société civile, un rassemblement de soutien aux artistes de rue :
Le mardi 8 septembre à 18h,
Place du palais de Justice,
« Nice, l’Art est aussi dans la rue ! »





















Une pétition a été lancée pour soutenir le peintre Paulin Nikolli : http://www.mesopinions.com/Nice–l-art-en-prison—petition-petitions-361445af7cebff942f71bd4653a476fb.html
Signez-là !
Tout doit être dans les cases , rien ne doit dépasser l’art ne peut se concevoir que dans un musée ou régulièrement on organise des cocktail pour les peignes cul qui veulent être vus et les autres qui ne remplissent leurs journées qu’a chercher à faire du fric… chaque jour porte son lot de reconduite à la frontière chaque jour ce pouvoir sert une ambition taillée pour quelques uns au dépend de tous les autres et nous, nous hésitons entre stupéfaction et colere ….
Une autre pétition que je vous conseille de signer afin que l’on n’ajoute point la dépolitisation à l’absurdité médiatique…
La politique culturelle de Frédéric Mitterrand est lamentable. Cessons de l’exonérer de ce qu’il afflige au monde culturel en toute connaissance de cause…
http://culture.parti-socialiste.fr/2009/10/14/triste-anniversaire-pour-le-ministere-de-la-culture/
Le ministère de la Culture célèbre cette année son cinquantenaire. Triste anniversaire en réalité. Quiconque entre au contact de son administration est frappé par la démoralisation de ses agents, la paupérisation de ses moyens, son atonie et l’absence de tout projet politique global d’envergure, alors que c’est précisément son existence qui donnait sens et enthousiasme à ce ministère jadis audacieux, conquérant et dynamique.
Que s’est-il donc passé ? Nous assistons malheureusement à un étouffement voulu par l’actuel pouvoir de la politique culturelle nationale. Le ministère mène une action de moins en moins visible. Il est devenu une administration de gestion, sans imagination, qui n’a pas su s’adapter au monde d’aujourd’hui, qui censure Internet, ignore les pratiques innovantes, la mondialisation et néglige le rôle prépondérant des collectivités territoriales à la fois premiers financeurs mais aussi véritables acteurs de la vie culturelle.
Les faits ? Baisse systématique des moyens financiers et fragilisation des institutions culturelles, des équipes de production et de diffusion, mise en cause du service public de l’audiovisuel, abandon de fait de l’éducation artistique. C’est bel et bien une réduction du périmètre d’intervention et une raréfaction des bénéficiaires qui sont esquissées, sur fond de soutien exclusif accordé à l’initiative privée. Bref une limitation des ambitions des pouvoirs publics, alors que la France foisonne d’initiatives et de talents qui ne sont pas pris en compte.
En guise de cadeau d’anniversaire, le président de la République a pris en 2009 deux décisions majeures relatives à « la gouvernance » de la Culture. La première est l’application de la RGPP (révision générale des politiques publiques) au ministère de la Culture. Le nombre de ses agents publics, pourtant notoirement insuffisant, se trouve réduit de plusieurs centaines par an.
La seconde est la mise en place du « Conseil de la création artistique », présidé par Nicolas SARKOZY, directement rattaché à l’Elysée, placé par conséquent en surplomb de l’administration culturelle. Quels que soient les projets que cette instance peut porter ou la bonne volonté de ses membres, sa création traduit une double dérive. Celle de l’hyper-présidentialisation, qui s’affiche dans la Culture comme ailleurs, l’omnipotence conférée au chef et à lui seul, source auto proclamée de toutes les initiatives et de toutes les décisions, grandes ou petites. Celle du dessaisissement du ministère de la Culture, ainsi concurrencé et doublé par la capacité de conception et de proposition conférée au Conseil, et dès lors poussé à l’appauvrissement intellectuel ainsi qu’au découragement des compétences, des savoirs faire et des expériences acquises qu’il recèle.
Le président de la République, tenté au début de son mandat par la disparition du ministère de la Culture, a préféré confirmer son existence, pour ne pas encourir la vindicte des milieux culturels, réputés influents. Mais il en fait une coquille vide.
L’inquiétude porte à la fois sur le mode de gouvernance et sur le contenu même de la politique culturelle. Notre objectif est tout autre. Refonder le ministère de la Culture et non le démanteler ; relancer la politique nationale au lieu de l’abandonner ; définir un nouveau partenariat dynamique avec les collectivités territoriales au lieu de les étouffer ; renouer le dialogue avec l’ensemble des forces vives de la culture plutôt que de trouver l’appui d’un petit cénacle d’experts trié sur le volet.
Une conviction nous anime : la Culture a un rôle fondamentalement émancipateur, tant au plan individuel que collectif. L’économie et la société de demain reposeront au premier chef sur les capacités d’innovation, de connaissance, de création, de recherche. L’art et la culture constituent l’un des atouts décisifs de notre pays, à condition que l’on veuille bien leur redonner la priorité qu’ils n’auraient jamais dû perdre.
Il y a une multitude de femmes et d’hommes qui sont épris de Culture libre et vivante, des créateurs de toutes disciplines, venus d’horizons les plus divers, qui considèrent que l’art est d’abord un outil critique pour interroger le monde et interpeller nos certitudes. Gageons qu’ils ne se laisseront pas faire. Que messieurs SARKOZY et MITTERRAND reviennent à cette définition fondamentale d’André MALRAUX « La Culture nous apparaît d’abord comme la connaissance de ce qui fait de l’Homme autre chose qu’un accident de l’univers » ? Il s’agirait alors d’un joyeux anniversaire.
De même, il n’y a plus aucune politique de l’Etat en matière de jeunesse et de sport. Seul le sport de haut niveau est préservé (et encore!).
Les directions départementales de la jeunesse et des sports vont disparaître.
Elles seront fusionnées dans un grand pôle cohésion sociale et ne conserveront que leur compétences régaliennes de contrôle (très assouplies)
De même, l’INJEP (et sa mémoire!) n’existe plus.
L’éducation populaire (dans laquelle j’inscris le sport) est en grande difficulté.
Les fonctionnaires de feu le ministère de la jeunesse et des sports sont complètement déboussolés.
Où sont les grand projets tel que les contrats d’aménagement du temps de l’enfant, ou les aménagements du rythme de vie des enfants et des jeunes, les contrats ville vie enfants? La dernière grande initiative en la matière était la fameuse semaine Guy Dru (tombée dans les oubliettes de l’histoire).
Qui aujourd’hui s’intéresse avec l’expertise des conseillers d’éducation et de la jeunesse, des inspecteurs jeunesses et sport ou des professeurs de sport aux politiques du sport et de la jeunesse?
Existe-t-il, seulement, encore une priorité quelque part dans ces deux domaines? Le sport et la jeunesse sont des compétences qui n’ont jamais été légalement transférées….
Qu’adviendra-t-il des projets qui auront réussi à survivre grâce aux collectivités territoriales (confère notamment le contrat éducatif global de la ville de Lille….désolée çà ne s’invente pas!) une fois la clause générale de compétence disparue? Quels seront alors les moyens juridiques d’intervention des collectivités territoriales? Que deviendront les milliers d’association qui fabriquent tous les jours du lien social?
Certes, la RGPP et la réforme des collectivités territoriales (qui vont bien ensemble) ne sont pas très sexy.
C’est pourtant par là que l’Etat Sarkozien modifie en profondeur notre conception de la République.
Vous avez dit rupture? Oui, Sarkozy rompt avec notre modèle républicain.