16 septembre 2009 par David | Catégorie Actualités, Parti Socialiste, Vie militante.
Quelques hésitations avant de mettre en ligne cette déclaration de Ségolène Royal et de rouvrir quelques débats douloureux… mais notre parti ne doit pas et ne peut pas nier la réalité, et faire comme si rien ne s’était passé. C’est au contraire notre rôle d’en parler et d’y remédier pour que cela ne se reproduise plus…





















Quand nous aurons assimilé le fait que l’expression démocratique est un acte administrativement complexe, que le parti socialiste est le seul parti a appliquer (très imparfaitement mais de manière uniforme, aucun camp n’est favorisé par la fraude!)les règles de la démocratie, quand les journalistes s’intéresseront un peu moins au fonctionnement du Parti Socialiste et un peu plus aux idées qu’il porte, quand ils iront vers un tour du coté de chez l’UMP pour voir comment ce parti fonctionne en interne, quand nous nous donnerons les moyens de nos ambitions et de nos exigences démocratiques et quand, enfin, nous aurons compris que les idées priment sur l’appareil et les égos…..
Nous aurons collectivement progressé.
C’est EXACTEMENT ce que j’attends de notre phase de rénovation….ACTIVE.
La balle est dans le camp des militants.
Tout a fait. Cohn Bendit a il oublié les votes au rpr du temps de Pasqua?…
Pas seulement des militants! avec anne julie nous mesurons toute la difficulté de ce travail au combien nécessaire….
même si je reste persuadé que toute rénovation doit se faire en en parallèle de la construction d’un identité forte , d’un projet ambitieux qui ne se contente pas seulement de répondre mais avant tout de dessiner le monde que nous voulons demain
Euh…rassure moi deux minutes Yann….avant d’être élus, vous êtes bien des militants, vous aussi! sourire.
” Une société n’est forte que lorsqu’elle met LA VERITE sous la grande lumière du SOLEIL. ” Emile Zola
Le temps était paradoxalement très nuageux dans les fédés de Navarro et de Guérini en novembre 2008.
Ségolène demandera t’elle plus de soleil pour Marseille et pour Montpellier ? Exigeons - avec elle - la vérité jusqu’au bout…
Un à un,tous ses proches s’en vont,la dernière en date Fillipeti en désaccord radical sur la taxe carbone,à Montpellier,il ne restait que Bianco,même Besnehard le metteur en scéne du Zénith de la Fraternité est parti.
Pourquoi ?
Indépendamment de la personnalité de Ségolène Royal, le fait est là : l’élection de notre première secrétaire a été contestée, un livre publié récemment vient remettre sur le devant de la scène l’image d’un parti socialiste où règnent les malversations et les connivences.
Face à cela, que faisons-nous ? Martine Aubry accepte (enfin !) l’idée d’une instance de veille démocratique garantissant la régularité des élections internes. C’est une très bonne chose.
Cela est-il suffisant ? Je ne le pense pas.
Notre parti ne sera légitime à faire la leçon aux autres partis politiques, au gouvernement, à l’Europe et aux autres nations que lorsqu’il aura montré sa capacité à être exemplaire, irréprochable.
Royal dit souvent une phrase que je trouve très juste : “un parti politique doit être meilleur que la société qu’il prétend réformer”. Nous devons montrer l’exemple.
S’il y a eu malversations, quel que soit le camp dans lequel cela c’est produit, il faut sévir. Si l’on ne fait rien, cela veut dire que l’on cautionne les faits. Royal déclare que le silence et la passivité sont “des aveux de culpabilité”. Cela n’est pas faux…
Il faudra assurer la démocratie au sein de l’instance de veille démocratique. Ca va être du boulot !
Et puis, il faudra une procédure d’appel, voire de cassation pour les vices de forme.
A quand une instance de veille démocratique dans chaque fédération ?
On risque de s’amuser devant certaines compositions.
Je propose que Patrick Mennucci préside l’instance nationale de veille démocratique afin qu’il n’y ait plus d’irrégularités au PS !
Je suis sidéré par certaines réactions… Comment peut-on être socialiste et faire fi de la démocratie interne ?
Prendre prétexte que l’on soutient plus un courant qu’un autre au sein du parti ou qu’il y a eu des fraudes des deux côtés ne peut nous exonérer de faire ce travail de mise à plat de nos pratiques internes ! Au contraire !
Je ne parviens pas à dissocier l’engagement politique de gauche du respect de la démocratie, du vote, de la représentativité politique…
Lire à ce propos l’excellentissime discours de Léon Blum au Congrès de Tours…
Le socialisme, c’est la démocratie jusqu’au bout.
Le problème dans le cas qui agite ce qui ont envie de s’agiter, c’est que l’agit-prop de Valls et Ségolène est d’une très mauvaise foi parce qu’il y a sûrement eu des problèmes dans le Nord, mais il y en a probablement eu tout autant (voire pire) dans le Sud pour l’autre camp. Alors Valls peut hurler aussi fort qu’il veut, il ne fait finalement qu’ouvrir plus fort la boîte de pandore.
Ce qui reste sûr et certain, c’est qu’il faut nettoyer les processus internes du parti, mais ça n’est pas en cherchant tel ou tel bouc émissaire, c’est en bousculant les “barons” et autres chef de cour d’école qui enkystent le parti depuis des années.
Juste, pour jeter un minimum d’huile sur le feu, rappelons nous de qui se faisait appeler “barons” pendant les investitures et le congrès…
Il est faux de dire “tous pourris”, mais il est vrai de dire que les pires sont *toujours* du côté de ceux qui peuvent gagner et là, c’était la première fois qu’il y en avait 2 qui, à leurs yeux, pouvaient gagner.
Se définir baron au Parti Socialiste, c’est un peu comme se définir révolutionnaire troskyste à l’UMP.
Nous n’échappons pas, au Parti Socialiste, à une certaine féodalité (le terme baron n’est pas choisi au hasard, les mots ont un sens) républicaine.
Rendons le pouvoir aux militants (élus ou pas) et réconcilions les instances de notre parti avec la démocratie en se souvenant, toutefois, que l’expression de la démocratie est un acte administratif complexe.
Il faudra, aussi, se donner les moyens de nos ambitions pour être parfaitement inattaquables.