23 septembre 2009 par Nathalie | Catégorie Actualités, Crise sociale, Révolte !.
Source : FNATH (Fédération Nationale des Accidentés du Travail)
Les atteintes aux droits sociaux atteignent leur paroxysme.
M. COPE nous explique, doctement, dans le Nouvel Obs, qu’il s’agit là de valoriser le travail puisque les indemnités journalières payées par la CPAM sont un revenu de remplacement de la rémunération normalement perdue par l’accidenté du travail! Le cynisme n’a plus de limite.
Se moquera-t-on encore longtemps des salariés?
Le gouvernement n’entend pas toucher au bouclier fiscal mais continue à imposer les travailleurs (premiers contribuables, en proportion de leurs revenus).
Définissons, au préalable, ce qu’est un accident du travail.
Cela devrait être inutile, la terminologie étant suffisamment explicite. Elle ne l’est, manifestement pas, pour tout le monde.
Un accident du travail intervient lorsqu’un salarié (créateur de richesse pour son entreprise mais également pour la Nation) se blesse (ou décède), dans le cadre de son contrat de travail ou de son statut de fonctionnaire en réalisant l’activité pour laquelle il est rémunéré.
Les circonstances de l’atteinte à son intégrité physique justifiaient, jusqu’à aujourd’hui, un régime privilégié quant à la fiscalisation de son revenu de remplacement, les indemnités journalières étant exclues de la base fiscale.
Il méritait, parce que blessé durant son activité professionnelle, d’un minimum de reconnaissance de la Nation, celle ci considérant qu’elle ne devait pas percevoir d’impôt sur le malheur.
Dans la même veine, je propose à M. COPE de défendre l’assujettissement à l’impôt sur le revenu des indemnités perçues par les salariés “amiantés” ou au cours d’ autres maladies professionnelles. On n’est pas à une injustice prêt. On pourrait même demander aux veufs, aux veuves et à leurs descendants de rembourser, de manière rétroactive, les montants d’impôt sur le revenu qui auraient échappé à la vigilance du gouvernement UMP.
Et si on inventait un impôt sur le droit au travail (droit constitutionnel, préambule de 1946, pour mémoire)? Voilà une bonne idée à soumettre aux éminents fiscalistes de Bercy
Pour chaque emploi trouvé, le contribuable pourrait, ainsi, payer un impôt, juste pour s’ouvrir un droit à travailler.
On concrétiserait ainsi la sainte alliance MEDEF/Gouvernement.
Quand les revenus sur les capitaux sont relativement épargnés par la pression fiscale , quand le gouvernement propose, dans sa loi de finance, de ne surtout pas toucher aux niches fiscales, ce sont, encore des travailleurs, qui sont visés par des mesures diminuant leur pouvoir d’achat.
Qui parlait de moraliser l’économie?






















Réactions:
Du président Sarkozy égal à lui même ainsi que de ses lieutenants….Estrosi (confère plus bas en tête) http://www.lesechos.fr/journal20090924/lec1_france/020146693620.htm
De Jean Marc Ayrault : http://www.lesechos.fr/info/france/afp_00185468-accidents-de-travail-ayrault-ps-denonce-l-indecence-de-l-ump.htm
et d’autres y compris membres de la majorité présidentielle qui se disent “étonnés par la mesure” ou qui, clairement, comme D Leguen ce matin sur France Inter, annonce qu’ils ne la voteront pas
http://www.lexpress.fr/actualites/1/accidents-du-travail-cope-veut-reprendre-l-initiative-a-la-veille-des-journees-parlementaires_789736.html
La réaction des syndicats
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article91573
Jamais en France, on n’avait imposé la misère ou le malheur (si peut-être du temps de la gabelle!).