Face aux nuisances, Yann Librati propose les bus électriques

14 octobre 2009 par David Nakache | Catégorie Environnement, Le quotidien, Politique à Nice, Revue de Presse.

Article publié dans Direct Nice le 14 octobre 2009 :

Yann Librati milite pour les bus électriques

Article publié dans Nice Matin le 14 octobre 2009 :

Article Nice-Matin du 14.10.09 : Yann Librati propose les bus électriques



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9 commentaires à l'article “Face aux nuisances, Yann Librati propose les bus électriques”

  1. Vincent Verani | 14/10/09

    Mail public à Monsieur Librati.

    Monsieur,

    Je ne suis pas un fervent adepte de la cause estrosienne mais en tant que -entre autres - connaisseur et usager des transports en commun, je me dois de réagir face à de telles absurdités.

    Tout d’abord, sachez que le bus standard électrique n’existe pas ! Un seul exemplaire est à l’étude en République Tchèque par la firme Skoda sur la base d’un Irisbus Citelis 12. Les exemplaires disponibles sur le marché sont des minibus, qui n’ont qu’une capacité de charge réduite et qui demeurent très peu fiables.
    Dans tous les cas de ville que vous citez, il s’agit dès lors de navettes et non pas de ligne à proprement parlé, comme à Paris pour le “Montmartrobus”.
    Je vous mets au défi de recueillir des avis favorables à leur égard dans ces mêmes villes, non pas de la part des politiques acheteurs mais des mécaniciens et chauffeurs, qui, souvent à voix cachée, sont excédés par le manque de fiabilité de ces véhicules coûteux dont la vocation est de chargée une dizaine de personnes.

    Il existe sinon - et peut-être y avez-vous fait allusion - des autobus standards à pile combustible. 3 modèles sont proposés au marché par les firmes MAN, Mercedes et Irisbus et coûtent de 3 à 6 fois le prix de leur équivalents au diesel, proposé eux déjà aux alentours de 250.000 €…

    Ensuite, voici le parc des bus niçois, pour être précis, ceux de la ST2N, principal opérateur et visée de manière sous-jacente par votre article:

    50 Articulés (capacité environ 140 places) : (lignes 6.9.10.16.Scolaires)
    18 Irisbus Agora L GNV n°201 à 218 de 2002/2003
    32 Irisbus Citelis 18 n°221à248, 291à 94 de 2006 à 2008 - normes dépolluantes €3 & €4

    159 Standards (capacité environ 100 places): (lignes 3.4.7.8.12.15.17.19.20.22.23.24.Noctambus.Scolaires)
    23 Renault R312 n°92à99, 101à103, 105, 107à109, 112 à 119 de 1993 à 1996 - norme dépolluante €1 - encours de réforme, ne roulent que rarement
    5 Renault Agora S n°124 à 128 de 1998 - norme €2
    9 Irisbus Agora S n°171 à 179 de 2003 - norme €3
    2 Heuliez GX317 de 1996 - norme €2
    78 Heuliez GX217 GNV n°301à346, 348à358, 360à380 de 1998 à 2001 - 10 premières unités en cours de réforme
    32 Heuliez GX327 n°251 à 282 de 2006/2007 - norme €3 & €4

    10 Gabarits réduits:
    5 Heuliez GX117.C n°151 à 155 de 2000 - norme €2 - réforme prochaine
    5 Heuliez GX127.C n°21 à 25 de 2006 à 2008 - norme €4
    A venir: plusieurs GX127.L norme €5…

    12 Minibus:
    1 Gruau Microbus n°01 de 2007 - norme €3
    6 Mercedes Sprinter Koch
    n°134 à 139 de 2002/03 - norme €3
    1 Renault Master T35 Durisotti n°132 de 2000 - norme €2
    4 Mercedes Sprinter Cytios 3/23 n°02 à 05 de 2008 - norme €4

    Vous pouvez donc constater que la plupart des véhicules niçois roulent soient au GNV pour 96 d’entre eux (même si le GNV n’est pas fiable, ce n’est pas ce qui a de plus polluant), la majeure partie roulant aux normes €3, le peu de bus €1 & €2 étant sur le déclin, ils sont remplacés depuis par des véhicules €4 et bientôt €5…. Nice a donc un parc propre qui cherche à élaborer de nouveaux carburants fiables encore moins polluants (une étude est actuellement menée sur l’Agora n°125 et sur un S315.NF des RCA), un parc plus propre que les grandes villes que vous avez cité en terme d’exemple électrique…

    A titre indicatif et de mémoire, voici les rejets polluants des bus niçois diesel appelés à durer ou en circulation (quasi-neufs, en service ou en cours d’achat) Les premiers datent, aux vues du parc, de 2003 :
    En gramme au KWh par bus:
    GNV: Co: 1.9 / NOx: 2.5 / HC: 0 / poussières: 0
    Euro 3: Co: 2.1 / NOx: 5 / HC: 0.65 / poussières: 0.1
    Euro 4: Co: 1.5 / NOx: 3.5 / HC: 0.65 / poussières: 0.02
    Euro 5 Co: 1.5 / NOx: 2 / HC: 0.45 / poussières: 0.02

    Voici donc pour ce qui est des bus électriques, en connaissance réelle du sujet, avec la conclusion qui en résulte: A Nice, les bus sont propres et fiables. Il n’en sont pas moins adaptés à la capacité de chargement malgré vos dires et - preuve de ma non-obédience à un parti politique sur ce sujet- de M. Estrosi qui prône le bus à faible capacité pour des lignes scindées…

    En effet, je ne peux que m’insurger face à votre phrase “certains, ceux à accordéons sont à moitié vides” et je ne peux m’empêcher de vous demander si vous êtes un utilisateur du réseau. Avez-vous donc déjà pris le 9/10 ? (Ce sont ceux-ci que vous visez car ce sont les seuls articulés à passer en Centre-ville et sur un couloir bus soit dit en passant…).
    Ces bus sont plein à craquer ! Ne vous leurrez pas en les observant sur le début (ou fin) de leur parcours entre le Port et Hôtel des Postes ! Dès l’arrêt “Hôtel des Postes / Jean Médecin” (face à la Société Générale), le bus affiche complet, et ce, jusqu’à St Augustin, malgré la fréquence élevée de 5 minutes !

    Autant je ne pouvais vous reprocher d’être néophyte en matière technique de transport, autant je suis choqué qu’un élu niçois ne connaisse pas les réels flux de déplacements et de transports quotidiens des administrés !
    C’est donc - je crois - la phrase la plus rocambolesque de l’article qui montre le plus votre méconnaissance du sujet.

    Sachez que ce qui fait l’efficacité d’un réseau est son maillage et sa faible proportion de correspondances obligatoires (ce que semble aussi ignorer M. Estrosi), lié au confort des usagers (celui-ci, souvent mis à mal par l’incivisme peut l’être davantage si l’on se retrouve coincé comme des sardines dans un minibus à vocation de bus de ligne).
    Du coup, on ne peut omettre de desservir le centre-ville (le tramway affichant quant à lui complet et n’allant pas partout), on ne peut encore moins substituer au réseau qui lie les métriques et mène les flux de transport de manière correcte et directe par des ersatz de navettes tournantes. A l’absurdité technique des autobus s’ajoute donc l’absurdité de la nomenclature du réseau!

    C’est d’ailleurs ce qui est paradoxal et je l’écris non sans sourire: les gens veulent que le bus soient disponibles à proximité, les emmène à destination sans avoir à changer X fois de correspondance, le tout confortablement assis dans un espace humain relativement dégagé mais surtout pas sous leur fenêtre… Or, je n’ai jamais entendu un bus qui couvre le bruit d’une ville entière…

    Mais vu que certains niçois des zones visées ne peuvent “plus stationner en double-file” et ignorent tout de l’intérêt général et, à l’image de votre intervention, des transports, je ne doute pas que votre pétition recueille nombre de signatures.

    Dans l’attente d’une réponse de votre part ou d’un dialogue qui pourrait être plein d’intérêt, je vous adresse, Monsieur le Conseiller, mes sincères salutations.

    Vincent Vérani - 25 ans

  2. Julien | 15/10/09

    Mais Bien sûre à Nice les bus ne polluent pas et les bus au gaz n’explosent pas … dans 5 minutes on va nous dire que la côte d’azur c’est l’air frais alpes en ville ! et les 5 alertes à l’ozone c’est pour faire comme tout le monde ..
    Pathétiques les jeunes UMP…

  3. Vincent Verani | 15/10/09

    Mon cher Julien, si pour vous énoncer des réalités c’est ête pathétique, c’est peut-être que vous avez tout compris à la politique en fait !
    Non, les bus au gaz n’explosent pas.
    Si vous étiez informés, vous sauriez que deux unités sur quatre-vingt ont pris feu à Nice: la voiture 347 en 2006 et la voiture 359 en 2007. Ces deux unités faisaient partie de la même série livrée à l’été 2000.

    Dans ces deux cas et dans les autres cas répertoriés en France, sachez que le carburant GNV n’est pas responsable (d’ailleurs il me semble que ce n’était pas le sujet de ma requête).
    Cela est du à une défaillance sur une pièce moteur sur laquelle a été retrouvée du souffre. Une enquête judiciaire est en cours, je m’en tiendrais donc là. Nice est à ce sujet en conflit judiciaire avec Volvo, alors fabriquant du moteur GH 10 A245 installé sur les Heuliez GX217 GNV…
    Voilà donc pour l’explosion des bus au gaz, et malgré le non-rapport avec le sujet de base, je vous signale pour anecdote que des bus qui brûlent, ça arrive. A Nice, ces 20 dernières années, il y en a presque une dizaine qui ont vu les flammes, tout carburant confondu…

    Je ne suis pas partisans des bus au gaz pour leur manque de fiabilité flagrant et pour leur coût d’entretien élevé mais si vous aviez lu les chiffres que je vous ai communiqué plus haut, vous auriez vu que l’impact sur la pollution, certes existant est assez faible. Sachez aussi que Nice a stoppé l’achat de bus au gaz depuis 2003 et que 10 des premières unités vont être réformées par des véhicules diesel moins polluant.
    Soyez donc rassuré mon cher Julien, vous ne risquez pas l’explosion !

    A Nice, les bus polluent comme partout et comme tout véhicule, c’est évident. Les bus de Nice sont les mêmes dans ces termes que ceux de France, mais nous constatons un rajeunissement probant du parc qui va de pair avec une dépollution de celui-ci et une certaine longueur d’avance à ce sujet sur pas mal de villes françaises.

    Ce que j’essaye de vous expliquer, texte et chiffres à l’appui, c’est que ces 10 dernières années, leurs rejets de matières a été considérablement diminué, notamment par l’ajout d’additif au carburant tel que l’Ad Blue depuis l’entrée en vigueur des normes €4; j’essaye aussi de vous expliqué l’absurdité: qu’il est impossible de remplacer en centre-ville de véritables bus de ligne qui chargent de 60 à 140 personnes toutes les 7 minutes par des navettes peu fiables, coûteuses de 25 places… A fortiori en faisant prendre aux usagers du coût 2 correspondances et en omettant faute de mieux, la desserte de certains arrêts jusque là effectuée. Et Monsieur Librati de répondre “les bus accordéons sont à moitié vides”…

    Les alertes à l’ozone: Si les jeunes de l’UMP - dont je ne fais pas partie soit dit en passant - sont d’un pathétisme qui frôle parfois le ridicule, tout me laisse à penser au regard de votre réaction que les jeunes socialistes sont non seulement des gens qui ignorent 99.99% du sujet mais qui ne se font pas attendre pour combler leur manque d’infos par une certaine démagogie.
    En effet, comment pouvez vous imputer aux 400 (environ) autobus du réseau les 5 pics d’ozone? Si vous en avez le courage, je vous laisse le soin de calculer le nombre de 4×4, berlines, motos, camions, scooters, camionnettes, qui parcourent nos rues quotidiennement… A côté de ça, 400 bus à faible taux de pollution (là encore je vous envoie vers les chiffres), ce n’est même pas une goutte d’eau dans un lac…

    Alors Julien jeune socialiste, je vous conseille de vous renseigner, quit à avoir l’air “pathétique”…

  4. yann librati | 15/10/09

    Monsieur, tout d’abord permettez moi de vous remercier pour votre commentaire qui est une véritable contribution sur un sujet qui vous l’avez bien compris me tient à cœur.

    Je vous remercie aussi de faire partager au plus grand nombre les informations précises, même très précises, dont vous disposez et qui ne sont pas très éloignées de celles dont je dispose.

    En revanche, je ne tire pas les mêmes conclusions que vous sur des chiffres partiels, qui sont loin d’être à la hauteur des enjeux écologiques que nous allons devoir affronter dans les prochaines années et qui sont aussi très loin des attentes légitimes des niçois.

    En effet, les émissions de monoxyde et de dioxyde de carbone sont curieusement absents des données que vous fournissez.

    De plus, si la pollution est une nuisance, ce n’est pas la seule, le bruit, les vibrations sont autant de nuisances que les habitants des quartiers subissent quotidiennement : celles-ci impactant durablement la santé publique.

    Certaine rues dont Raimbaldi, par exemple, doivent supporter plus de 800 bus par jour et par conséquent, à ces endroits les chaussées sont défoncées par la fréquence et l’intensité des passages. Le citoyen bien informé que vous êtes se doit de savoir que dans certaines rues, la chaussée a été refaite à maintes reprises et que l’ensemble des externalités de ce type de transport a un coût social à intégrer de plus en plus exorbitant : il est nécessaire de faire des choix stratégiques pour les années à venir avant d’attendre les orientations du Sommet de Copenhague.

    Vous l’avez compris, je veux parler d’un redimensionnement très progressif de la flotte des bus niçois avec, éventuellement, une augmentation des cadences des lignes concernées qui, à terme, sera d’autant mieux accepté par les riverains lorsqu’ils ne seront plus les victimes de telles nuisances.

    Par ailleurs, si je suis d’accord avec vous sur le fait que les bus électriques ne pourront, dés aujourd’hui, être une réponse efficiente sur l’intégralité du réseau de bus, notamment les lignes les plus fréquentées, il me semble judicieux de réfléchir à une expérimentation sur la mise en place de bus électrique sur des lignes dont la fréquentation moindre permettra d’atteindre une première étape dans les objectifs à atteindre.

    Cette implantation peut se réaliser avec le concours d’autres expériences type autolib à Paris (avec de petits véhicules électriques).

    Selon vous, les bus électriques ne sont pas encore totalement au point et ne peuvent aujourd’hui répondre à la totalité de la demande ? Oui, c’est vrai, et c’est pour cela que je ne parle que d’une zone test avec un nombre restreint de bus : j’en propose six pour démarrer une politique de transport soutenable en termes écologiques et sanitaires au cœur de notre ville afin de ne pas grever les avancées technologiques et les deniers publics de la Cité dont je suis, en qualité de Président de la Commission des Finances, une vigie.

    Certaines lignes de bus sont bondées ? Effectivement, je vous concède qu’à certaines heures de la journée cela est le cas, mais je vous confirme aussi que d’autres ne sont pleines qu’aux heures de pointe et ceci de manière récurrente : Doit-on pour autant laisser des bus vides circuler ? Ne peut-on pas tenter d’y remédier ? Je crois à la vertu du volontarisme en politique, au-delà des messes communicationnelles et du laisser-faire.

    Pour vous éclairer totalement, je prendrais l’exemple de Bordeaux qui, lors de la construction de son tramway, a choisi l’alimentation par le sol à une époque où cette technologie n’était que peu fiable : je défendais cette conception pour la ligne 1 de Nice, et ce malgré les critiques de nombreux élus. Juppé a eu le courage de l’imposer dans la cité girondine et le résultat est au-delà des espérances.

    Avec les bus électriques, je souhaiterais que la ville de Nice tente le même pari : je suis bien conscient que cela suppose un changement culturel et économique profond mais devant l’urgence écologique, nous ne pouvons pas compromettre l’avenir de nos concitoyens.

    Bien entendu, je serai très heureux de vous recevoir en mairie pour un dialogue constructif, guidé par des considérations non partisanes assurant l’intérêt de la communauté.

    Secrétariat du Groupe Changer d’Ere : 04.97.13.31.15

  5. Vincent Verani | 16/10/09

    Merci d’avoir répondu, j’apprécie vraiment.
    Pour les données de monoxyde de carbone, j’ai marqué celle-ci sous la forme chimique CO.

    Il est vrai que le bruit est aussi une nuisance. Mais, c’est une des contraintes inévitables lorsque l’on habite en ville. C’est le propre de la ville, si je puis dire à défaut d’être en plein Mercantour. Là encore, on ne peut imputer au bus noyer dans une masse de véhicules la responsabilité d’une nuisance sonore insurmontable. A ce sujet, un bus transportant 140 personnes fait moins de bruit qu’un scooter de 50cm3 avec 1 passager !

    Après, les bus électriques dans les villes ne sont affectées qu’à faible fréquences sur des lieux choisis du style navette de port, navette de vieille ville, etc. De plus, aux dires de l’entretien, leur fiabilité est douteuse. Mais là ou est le vrai débat c’est à la question de savoir s’ils seront d’une réelle utilité puisque les bus de ligne sont obligés de passer d’une manière ou d’une autre par le centre.
    Or, à Nice, la structure urbaine délimitée de fait par la mer font que les lignes sont obligées de passer par le centre-ville. Par exemple, des bus électriques pourraient largement trouver leur place dans le quartier des Musiciens, ailleurs, ils ne seraient en rien utiles et mettraient à mal le maillage du réseau actuel, réseau qui peut certes être laaaaargement amélioré.

    Il est vrai que certains bus font pas mal de bruit, surtout au démarrage (en particulier les GX217 GNV), cela es notamment du à la faible puissance de leur moteur.

    Mais il est vrai que ce n’est pas parce que le bruit est inhérent à la ville qu’il faut s’en désintéressé, même au delà des transports en commun.

    Quant au boulevard Raimbaldi, l’exemple est mal chois: actuellement, seule la ligne 30 (ligne à faible fréquence) passe par cette artère et ce que dans un sens. Notons d’ailleurs que les riverains n’ont pas à souffrir du même bruit routier que ceux de Gambetta… Et même à l’époque où les lignes 4, 23 et 17 empruntaient ce boulevard sur une très brève portion, ce n’était pas à auteur de 800 véhicules.

    Pour la chaussée, je pense que le passage des bus a en effet révélé un problème: celui du mauvais état de l’asphalte et des sous-sol, perdurant depuis des décennies.

    Ensuite, sur la fréquentation des bus. Pour le 9/10, ils sont tout le temps bondés. Et pour les rares lignes qui ne le sont qu’aux heures de pointe, on ne peut stopper le service entre temps ou faire rentrer les véhicules au dépôt pour que d’autres gabarits, plus petits, prennent le relai pour au final reproduire quelques heures plus tard la même chose en sens inverse!
    Pour ma part, je suis aussi utilisateur du réseau depuis 20 ans et je n’ai jamais été dans un bus vide, ci ce n’est le soir tard ou sur des lignes de collines ou de minibus. Après, hors heures de pointe, si certaines lignes ne chargent pas à la capacité maximum du bus, c’est plutôt un bon point pour l’usager, sûr d’avoir une place assise et de ne pas être confronté à la désagréable promiscuité.

    Hors heures de pointe, il y a donc quelques lignes quasi-vides: le 11, le 15, le 24 et surtout le 19. Je vous ferai part de mes projets et de mes réflexions en temps voulu, comme sur le reste et l’ensemble du réseau. C’est pourquoi j’accepte avec plaisir une rencontre. Je contacterai donc votre secrétariat d’ici peu.

    Bien à vous.

  6. @ vincent verani | 16/10/09

    Cher Vincent,

    Je me positionnerai au delà des clivages politiques (si l’objectivité est bien de ce monde, ce dont je doute).
    Votre technicité est certaine sur ce dossier et bien plus étendue que la mienne sur ce sujet.
    En revanche, votre force est aussi votre faiblesse: vous confondez une approche technique et une vision politique basée sur une légitimité démocratique.
    N’en déplaises à Ernest Renan mais la politique ne devra jamais être organiser scientifiquement au risque de tuer les brins de Démocratie qu’il nous reste à défendre.
    Je suis extrêmement méfiant à l’égard d’une technocratie qui voudrait s’approprier le pouvoir par le savoir (je vous conseille de lire le philosophe Michel Foucault sur les mécanismes de “Savoir-Pouvoir”).
    Loin de moi, l’esprit qui consiste à dévoyer la technicité mais elle doit rester là où est sa place: en tant que conseil du politique et nullement en qualité de décideur.
    Jürgen Habermas a critiqué ce système où “la science et la technique comme Idéologie” (pour paraphraser le titre de son excellent ouvrage) dominait le Monde.
    A titre d’exemple, je vous suggère de penser à l’intérêt que porte nos concitoyens sur les élections européennes et le débat techno-centré.
    Par conséquent, il me semble que les propositions de monsieur Librati sont de nature à faire évoluer la population dans le bon sens face aux défis de demain.
    Votre approche technique présente des intérêts mais ne peut en aucun cas faire obstacle au politique qui oriente la vie de la Cité.
    N’oubliez pas que les conseillers restent dans l’ombre lorsque les élus prennent leur responsabilité lors des élections!
    Ne cassons pas le volontarisme éclairé!

  7. henri | 16/10/09

    Science sans conscience n’est que ruine de l’âme…..

  8. Vincent Verani | 16/10/09

    C’est bien parce qu’en toute “conscience”, sans être même technicien, que je me positionne au delà des clivages partisans et qu’effectivement il n’y a aucune vision politique dans ce que j’affirme.
    En effet, en terme de nomenclature de lignes, les transports sont une chose bien concrète, terre à terre, qui s’organise de manière rigoureuse et réfléchie en tenant compte de X facteurs avec comme leitmotive la primauté de l’intérêt général et ce dans une vision bien plus pragmatique que politique. Et c’est en ces termes que paradoxalement la légitimité démocratique est atteinte.

    Le soucis actuellement, pour rester sur un terrain concret, est que le conseil technique n’influe plus en rien sur le conseil politique: c’est même une source de differends . Et c’est bien cela le problème.

    D’ailleurs, jusque là, les “conseillers de l’ombre” n’ont pas du peser dans la balance aux vues du bricolage inhérent à notre réseau depuis 2007…

    Or, à un moment donné, l’efficacité - surtout en terme de transports publics - est de mise car à proprement parlé il s’agit là de travailleurs, de mères, d’enfants, d’étudiants qui payent un service public qui se doit d’être au maximum dynamique pour eux. Et si l’écologie est un intérêt non pas de demain mais un défi déjà actuel et quotidien, il ne faut pas non plus se laisser aveuglé par ce qui est, disons le, plus une affaire de mode dans certains cas même si elle est emprise de sincérité pour certains politiques.

    Du coup, si une expérience grandeur nature de ce genre peut faire avancer les mentalités, elle peut aussi faire reculer l’efficacité du service public, voire même dans certaines zones, le réduire à néant.

    J’ose un parallèle avec ce procédé mais sur un plan économique de droite: l’évolution de notre société veut que la capitalisme - malgré les pseudos freins qui lui sont mis - occupe notre espace de vie. Selon cette mode de l’argent et de la concurrence exacerbée, les politiques de droite vont à termes certainement privatiser la Poste (c’est d’actualité). Celle-ci sera certainement plus concurrente, gagnera certainement plus d’argent mais quid de l’administré qui verra son bureau de poste fermé et qui payera ses timbres au prix fort?
    L’exemple est fort et issu d’un autre sujet, je le conçois mais c’est le même procédé: au nom de l’évolution et par une fausse démocratie qui est plus attentive à la forte voix d’une poignée d’individus (riverains aux intérêts personnels, politiques au sens du progrès occultant), on en oublie l’efficacité du service public et l’intérêt de la majeure partie d’une population.

    En d’autres termes, je ne parle plus en tant que technicien ou politique mais d’administré: mettez des bus électriques en centre ville, scindez ou fermez des lignes, augmentez les correspondances et la promiscuité dans les véhicules et démaillez le réseau, tout cela par la mise en place de navette électriques et vous remarquerez que les usagers dénigreront ce système et ce qu’il représente au lieu d’avancer vers ce mode alternatif de transport.
    Au politique donc de réfléchir aussi: mal envisager l’exploitation, c’est le risque de produire l’effet inverse de l’évolution sociale souhaitée. Mais heureusement la technique est là pour l’orienter! ;-)

  9. Nathalie | 16/10/09

    Celà dit un bus qui fait du bruit présente aussi quelques avantages en matière de sécurité des piétons et des cyclistes. C’est, du reste, un des problèmes soulevés (il y en a d’autres) par les véhicules électriques.
    Leur absence de bruit (fort agréable pour le conducteur et les passagers) devient problèmatique pour les tiers qui, de fait, manquent de vigilance.

    J’ai également une petite expertise en la matière, confère le projet autolibrélec que j’avais tenté (trop tôt! il y a 10 ans) de développer sur Sophia Antipolis.

    Le véhicule électrique individuel en libre service est certainement une solution intéressante….

    Problème à Nice (et de manière générale sur la côte…d’où mon choix Sophia)….L’espace pour les stations de rechargement (8 véhicules à l’arrêt tiennent beaucoup de place, d’où l’intérêt de la SMART électrique en cours d’étude, bien avancée je crois)….à négocier avec les concessionnaires de parkings publics, les grandes surfaces et autres partenaires…..

    Pour ceux que le sujet intéresse, je suis partante. Je crois que le maire aussi pour avoir lu deux ou trois choses sur Nice Matin. Nous avions déjà réfléchi aux problèms soulevés (assurance, géo positionnement etc….).

    Pour mémoire, à La Rochelle, lisélec est pionner!

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