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Rassemblement place Massena à 10 H
La FSU a appelé mercredi à une journée de grève et de manifestations le 24 novembre dans l’Éducation, “pour un système éducatif qui assure la réussite de tous les jeunes”.
Dans un communiqué, la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération d’enseignants) appelle à cette journée “contre les suppressions de postes, pour l’augmentation des recrutements aux concours, pour une autre réforme de la formation des enseignants, contre la précarité, pour les salaires et la revalorisation de l’ensemble des personnels, et pour la défense des statuts” (AFP)
SUD EDUCATION déclare, dans son appel à la grève :
” Ça suffit !!!
Non aux suppressions de postes et leurs corollaires :
le recours massif aux heures supplémentaires ;
les classes surchargées ;
la dégradation systématique des conditions de travail pour les personnels et les élèves ;
le recours galopant à l’emploi de personnels précaires ;
les suppressions d’heures de cours et la disparition programmée des RASED.
Oui à  :
l’augmentation des recrutements aux concours ;
une véritable formation des enseignants ;
la revalorisation de tous les personnels et de leurs salaires ;
la défense de leurs statuts ;
la titularisation sans condition de tous les précaires.”
Le SNUIPP (syndicat d’enseignant du primaire) écrit : “Le projet de budget 2010 reste toujours marqué par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Une décision du président de la République qui soulève de plus en plus d’opposition dans l’opinion publique . Alors que la crise a conduit nombre de révisions des politiques, ce dogme restera-t-il intouchable alors qu’il frappe de plein fouet l’Education nationale ?
Une Education nationale qui affichera un déficit record de 16 000 postes en moins. L’école, pour sa part, après les remises en cause de la réussite de tous (RASED, Maternelle, Aide personnalisée…) et la déstabilisation professionnelle provoquée par Xavier Darcos, ou encore la tentative de mise en place des EPEP, voit disparaitre 9182 postes de PE2. Cette mesure, consécutive de la réforme de la formation et du recrutement, touche directement aux décharges de direction et aux stages de formation continue. Ces suppressions ne seront pas contrebalancer par la création de 2 182 emplois que le ministre affiche au titre de l’évolution démographique (+ 5 766 élèves attendus à la rentrée prochaine). Pourtant, l’an dernier, alors que le nombre d’élèves augmentait, le ministère n’ a pas utilisé tous les emplois budgétaires programmés. Selon la loi de finance, 1 232 postes n’ont pas été consommés.”
“Le collectif « Un pays, une école, notre avenir » composé de 24 syndicats et organisations propose aux acteurs et usagers du système éducatifs d’envoyer une carte de doléance au ministre de l’Education nationale pour mettre « un coup d’arrêt au démantèlement du service public d’éducation ». Les discours sur le rôle du système éducatif pour corriger les inégalités sociales sont à l’opposé des choix engagés. La carte l’affirme : « dans l’immédiat, il est indispensable de renoncer aux 16 000 suppressions de postes prévues au budget 2010 et de décider un plan de recrutements de personnels titulaires dans l’ensemble des métiers de l’éducation ».”
Le site du collectif : http://www.uneecole-votreavenir.org/