Dans la continuité de la réflexion amorcée lors de notre conférence-débat “laïcité et éducation”, un autre exemple de financement de l’éducation privée au détriment de l’école publique, une déclaration de François Rebsamen sur le site de l’Espoir à Gauche, le 11.12.09 :

“Le Sénat a rétabli lundi l’avantage fiscal dont bénéficient les personnes recourant à une entreprise de soutien scolaire pour des cours à domicile et qui avait été supprimé par l’Assemblée nationale en première lecture du projet de loi de finances pour 2010.
Un amendement du groupe UMP du Sénat rétablissant l’avantage fiscal a été voté avec l’avis favorable du gouvernement.
Le soutien scolaire bénéficie ainsi d’une réduction ou crédit d’impôt au titre des services à la personne. Tout particulier utilisant des services à la personne à son domicile peut donc bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu égale à 50% des sommes restées à sa charge dans la limite de 6.000 euros.
La gauche a voté contre ce rétablissement favorable aux ménages les plus aisés. En effet, les familles modestes ne sont pas en capacité de régler 500€ par mois aux entreprises spécialisées dans ce domaine pour le soutien de leurs enfants en difficultés scolaires.
Une fois de plus, le Gouvernement poursuit le développement d’une politique d’éducation à deux vitesses, supprimant 16 000 postes dans Éducation Nationale dans le budget 2010, favorisant l’enseignement privée pour les plus aisés.”
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Heureuse qu’enfin des parlementaires socialistes s’intéressent à la loi sur le service à la personne (dite loi Borloo) qui comprend un nombre incalculable d’aberrations que j’ai fait remonter en son temps, sans plus d’écho que çà….
Si enfin l’écho se fait entendre nous allons, peut-être, nous y remettre….
Je rappellerai à toutes fins utiles le discours entendu de nombreux socialistes qui trouvaient qu’il avait des gisements d’emplois potentiels dans le domaine du service à la personne sans s’intéresser aux types d’emplois proposés (et à leur qualité…rémunération, conditions de travail, contrats de travail….), aux bénéficiaires finaux (les plus aisés exonérés! pas franchement notre cible a priori), au manque de pouvoir d’achat de ceux qui aimeraient bien être des bénéficiaires mais qui ne le peuvent point (notre cible a priori!), à l’utilisation fallacieuse du modèle associatif, à la concurrence déloyale avec les TPE, aux montages juridiques délirants et autres joyeusetés induites par cette loi pourtant en son temps votée sur la base d’un consensus….