Deux poids, deux mesures.

17 décembre 2009 par Jean-Marc | Catégorie Economie.

Nicolas SarkozyNicolas Sarkozy et Gordon Brown se sont mis d’accord pour taxer les bonus des traders de 50% après une franchise nette de 27 000 euros.

Sarkozy a expliqué le temps long nécessaire à cette prise de décision par la contrainte de la mondialisation : ” si nous avions pris cette décision seul, les traders se seraient enfuis à l’étranger, la concurrence et la mondialisation sont inévitables.”

Le coût exorbitant du sauvetage des banques, essentiellement pour les banques anglaises, soit 400 milliards d’euros,ont fait bouger les lignes au pays du libéralisme anglo-saxon.

Le deux poids, deux mesures intervient là.

Quand on veut contraindre le marché fou de la banque, par la coopération internationale, on régule un peu le marché.

Lorsque le libre-échange, la mondialisation folle provoque la déflation salariale, le chômage alors là le silence sarkozien est consternant.

En conférence de presse sur le grand emprunt, Sarkozy justifiait les dépenses afin de retrouver de la compétitivité face à  l’Allemagne et aux pays émergents.

Louable affaire mais je le crains une fois encore assez vain.

Car comme pour les traders, qu’attendent les dirigeants européens pour contraindre le marché ?

A Sophia Antipolis, Texas instrument a licencié 300 ingénieurs et techniciens pour délocaliser  en Inde.

Deux poids, deux mesures.

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