Le Socialisme : entre valeurs et désorientation
Publié le 19 mars 2010 par Mélanie | Catégorie Parti Socialiste, Réflexion, Révolte !, Vie militante.Aux élections présidentielles de 2002 seulement 13 % des chômeurs et 11% des ouvriers ont voté pour le candidat du Parti Socialiste. En 2007, Royal obtenait un peu plus de 20 % dépassant Nicolas Sarkozy de très peu et était devancée par Jean-Marie Le Pen. Le Parti Socialiste a trop souvent oublié cette partie la du peuple alors qu’elle représente encore 14 millions de citoyens.
Ce constat est significatif du profond malaise du Socialisme aujourd’hui qui n’est plus en mesure de fédérer son électorat d’origine et qui va en conséquence soit s’abstenir, soit se porter sur les extrêmes. La problématique reste la même depuis 2002 : comment le 1er parti de gauche français peut-il espérer retrouver le pouvoir pour changer concrètement la vie du peuple sans le soutien massif de la classe ouvrière et des classes populaires. Cela est impossible et les échecs successifs aux deux dernières présidentielles l’illustrent parfaitement.
Aujourd’hui le Socialisme doit répondre à une crise identitaire, de leadership et de projet.
Pour la question de l’identité cela remonte à la Révolution industrielle ; le Socialisme est né de l’entrecroisement de deux mouvements : le premier s’appuie sur la critique du capitalisme et sur les luttes ouvrières, le second pour la propagation de la démocratie. Depuis la fin des événements de la Commune ; le Socialisme a subit de profondes mutations et les différents Partis Socialistes sont passés de partis révolutionnaires à des partis de gouvernements ; même si aujourd’hui les réalités économiques et sociales ont changées, les valeurs et les idéaux socialistes ont été défini très tôt et sont inaltérables à l’épreuve du temps car ils sont universels. Être socialiste c’est considérer chacun d’entre nous comme des frères, mettre au cœur même de notre engagement et de notre vie les notions d’égalité, de solidarité, de justice sociale.
















