Article 20 mn : LIBRATI veut « plus de bleu » la nuit

10 avril 2010 par David | Catégorie Le quotidien, Politique à Nice.

Article publié dans 20 mn édition Nice le 09.04.10 :

Librati veut “plus de bleu” la nuit

« La dissuasion, cela passe par le terrain ». Le conseiller municipal d’opposition Yann Librati déplore le manque de policiers municipaux dans les rues de Nice, et tout particulièrement la nuit. « 60 % des délits sont commis entre 22 h et 6 h du matin, une tranche horaire où l’effectif de ces fonctionnaires ne dépasse pas les 17 personnes pour l’ensemble de la ville », martèle l’élu socialiste.« Nous porterons à 380 le nombre de policiers municipaux d’ici à la fin de l’année 2011, contre 280 à notre arrivée à la mairie », avance le premier adjoint Benoît Kandel. « Nos caméras dissuadent les délinquants de passer à l’acte, mais ce ne sont que des outils utilisés dans le cadre d’une politique globale de sécurité. Nos agents restent déployés en ville pour intervenir quand c’est nécessaire. »

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1 commentaire à l'article “Article 20 mn : LIBRATI veut « plus de bleu » la nuit”

  1. Nathalie | 11/04/10

    Vendredi 9 avril 2010 fût organisée à Nice Acropolis une incroyable campagne de propagande nationale intitulée « Espoir Banlieue » sous la présidence de madame la ministre à la politique de la ville Fadela Amara.

    Les faits s’enchaînaient, ce jour là, de manière étonnante.

    En venant, dans le tramway, je lisais le 20 minutes consacré à la politique digne du « big brother » de George Orwell dans 1984. Confère l’article de la chronique.
    La politique sécurité de la ville de Nice est liberticide, affichée et assumée. Cela semble invraisemblable mais c’est ainsi. Je m’interrogeai sur l’exemple donnés par Nice aux autres communes, et j’en concluais que le choix de la ville de Nice pour organiser « espoir (sans s) banlieue » n’avait rien d’anodin.
    Si l’espoir se résume à toujours plus de caméras de vidéo surveillance, quelle image donnerons nous à notre jeunesse et aux habitants des quartiers dits en zones urbaines sensibles?

    Je ne fus pas rassurée par la suite des évènements.

    Sachez citoyens, citoyennes, qu’aujourd’hui, et ce depuis 2007, tout va bien dans nos banlieues.

    Si de ci, de là, il y aurait encore “quelques problèmes” c’est simplement parce que les dispositifs n’auraient pas encore atteints tous leurs objectifs.

    CQFD!

    En introduction du grand barnum espoir (sans s) banlieues, un film de propagande à la gloire de Nicolas Sarkozy.
    Une mise en scène digne d’un show à l’américaine. Puis d’excellents grands témoins (dont le maire de Montfermeil dont nous parlerons plus bas) présentant des actions fort intéressantes mais de l’ordre du micro projet.
    La parole fût confisquée aux acteurs de terrain (travailleurs sociaux, bailleurs sociaux, associations, éducateurs…..) pourtant fort nombreux dans la salle.
    Ceux ci pourront toujours “remplir le petit questionnaire et faire remonter leurs suggestions”! .
    Cette matinée fût une superbe opération de communication, de la vraie propagande politique parfaitement orchestrée.

    Pour ne pas être totalement négative, l’après midi, un forum des associations était proposé, il réunissait des associations travaillant sur le terrain de la politique de la ville, venues des quatre coins de la France (essentiellement azuréennes toutefois).
    Nous pouvions y rencontrer des dirigeants, des bénévoles et des salariés associatifs, toujours aussi volontaires et passablement dépités par le show du matin.

    Eux savent les difficultés du quotidien et n’aiment pas être pris en otages.
    Sans parler des difficultés que toutes éprouvent à pérenniser leur propre structure….

    Je rentrai, me disant, que cette journée fût décidément riche en enseignements, à défaut de la découverte d’une mise en synergie de ces dizaines de personnes compétentes, présentes tout au long de cette journée, et parfaitement en capacité, avec des moyens suffisants (à savoir quelques millions d’euros mais qu’est ce au regard d’autres choix politiques?), de s’occuper réellement et efficacement des banlieues.
    Nos connaissances n’ont jamais été aussi efficientes. Quel gâchis….

    En ce dimanche matin, quelle ne fût pas ma surprise à la découverte de cet article du Monde
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/10/moi-claude-dilain-maire-de-clichy-sous-bois-j-ai-honte_1331612_3224.html

    Rien n’illustre mieux la vérité du quotidien qu’un témoignage crédible.

    Claude Dilain est le maire socialiste de Clichy sous bois, le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, dont il parle en introduction de l’article, était de ceux qui ont témoigné au grand barnum espoir (sans s) banlieues de Nice.
    Il est maire UMP.

    Si le maire de Montfermeil a reconnu, bien entendu, qu’il y avait des difficultés dans sa commune, son discours est resté très technique, rien à voir avec l’humanisme du témoignage de Claude Dilain. Les deux élus vivent, pourtant, tous les jours la même réalité.
    La technique sait si bien revêtir les habits du possible, quel refuge pour l’homme d’action de droite!
    L’un titre son article “Moi, Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, j’ai honte”, l’autre témoigne, à Nice, techniquement et positivement de l’exacte même réalité.
    Et certains s’interrogent encore sur la différence entre la gauche et la droite…..

    Claude Dilain, en fin d’article, parle d’une réunion opérationnelle (du genre qui permet de prendre des décisions au delà du simple paraître) le 9 avril. Celle ci devait rassembler tous les partenaires institutionnels pour traiter, en urgence, du plan de sauvegarde du quartier du chêne pointu. Il explique que cette réunion n’a pas pu se dérouler en raison de l’absence d’un certains nombres de responsables institutionnels.

    Nous savons, au moins, s’il devait en être, où était le maire de Montfermeil!

    Il témoignait, à Nice, et parlait techniquement d’espoir dans les banlieues!

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