5 septembre 2010 par David Nakache | Catégorie Révolte !, Sécurité.
Pouria Amirshahi, Secrétaire national aux droits de l’Homme, nous informe que le Parti Socialiste, tout comme il a participé à la journée nationale du 4 septembre “contre la dérive xénophobe et la politique du pilori à l’encontre des populations étrangères (…ou supposées telles)”, a également signé l’appel contre les soins sécuritaires, ce dernier s’inscrivant “de la même manière dans la mobilisation citoyenne pour une autre idée de la France et des droits de l’Homme”.
Cet appel dénonce la politique gouvernementale sur l’internement psychiatrique : un nouveau projet de loi fait du « soin sans consentement » le modèle du soin psychique, sans qu’un juge intervienne dans l’autorisation de cette privation de liberté (…). L’entrée dans le soin est annoncée de fait comme une garde à vue psychiatrique de 72 heures, durant laquelle toute action de traitement contraint serait autorisée. C’est plus encore qu’un régime de liberté surveillée, puisque pouvant autoriser toute intrusion dans l’intimité et le corps du patient. (…) Ce projet contient la perspective d’un fichage national généralisé de toute personne bénéficiant de soins spécialisés. Cette disposition adhère à l’amalgame entre « folie » et « dangerosité ». En insistant sur la figure de l’aliéné, le pouvoir justifie sa politique de la peur et la société de surveillance qu’il met en place. Tel est le véritable sens du « soin sans consentement » prévu dans ce texte. (…) Il est pourtant fondamental de rappeler que ce qu’on appelle un « fou », est d’abord un homme !
Vous pouvez lire le texte intégral de la pétition et la signer ici : http://www.maiscestunhomme.org/





















Les principaux syndicats des psychiatres hospitaliers appellent à la grève contre ce projet de loi le 28 septembre…
A lire dans “Les Inrocks” : “L’internement psychiatrique, nouvelle arme des Préfets”
Les AM y sont citée : “Dans les Alpes- Maritimes, le nombre de ces recours devant le juge s’est multiplié par dix en deux ans. En 2008, le tribunal de grande instance de Nice enregistrait seulement dix procédures, contre une centaine déjà sur les neuf premiers mois de l’année 2010. Les autorités surveillent avec attention le département des Alpes-Maritimes après le meurtre d’un passant par un déséquilibré à Roquebrune-Cap-Martin début janvier. Depuis, le préfet refuse presque systématiquement les sorties d’essai aux patients hospitalisés d’office.”
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/51807/date/2010-10-10/article/linternement-psychiatrique-nouvelle-arme-des-prefets/
La loi sur l’hospitalisation psychiatrique sans consentement a été censurée par le conseil constitutionnel grâce à une question prioritaire de constitutionnalité !
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/26/la-loi-sur-l-hospitalisation-psychiatrique-sans-consentement-en-partie-censuree-par-le-conseil-constitutionnel_1445204_3224.html