Ce paradoxe dure depuis des décennies sans jamais avoir été réglé. Et voilà qu’est lancé, mercredi 8 décembre, à l’espace association Garibladi, un débat sur les rythmes scolaires (entrée gratuite). Débat qui s’inscrit dans les concertations voulues par le ministre de l’Éducation nationale, et organisées par chaque académie afin de réfléchir à une possible réforme. Georges Bijaoui, conseiller du recteur, chargé d’organiser à Nice cette réflexion sur les rythmes scolaires, explique ci-dessous les enjeux.
Quels sont les invités ?
« Est convié le grand public, c’est-à-dire les parents, grands-parents, enseignants, actifs des secteurs privé et public, retraités… Tous ceux qui ont des idées sur la question. » Pour lancer ce débat, sept invités seront à la tribune, dont un médecin, chef d’entreprise, élu, parent, lycéen, enseignant. Exit, en revanche, les représentants syndicaux, ce qui a suscité quelques grincements de dents. « Il s’agit d’un débat citoyen, non d’un débat politique, rétorque Georges Bijaoui. Les organisations syndicales ont déjà été consultées par le comité de pilotage. »
Les questions abordées ?
Faut-il ou non réformer les rythmes scolaires ? Cela concerne-t-il l’école et sa semaine de quatre jours décriée par les chronobiologistes ? Ou plus largement les collège et lycée ? « C’est tout cela qui fera débat avec pour seule cible l’intérêt des élèves et leur réussite. Or, selon les médecins, le rythme idéal est 7 semaines de cours pour 2 semaines de repos. Rythme régulièrement cassé en raison des zones de départ en vacances par académie. Il faudra donc s’interroger sur les possibles réorganisations des petites et grandes vacances scolaires. » Avec en toile de fond, les intérêts économiques à ménager pour ne pas déstabiliser le tourisme, transport, etc. Bref un débat complexe auquel il faudra ajouter la demande des familles pour conserver les week-ends entiers sans classe.
Ce débat pour quoi faire ?
Toutes les réflexions seront compilées et envoyées avant le 15 décembre au ministère. À charge pour le comité de pilotage d’en faire une synthèse, d’élaborer des pistes de travail et de remettre le tout au ministre Luc Chatel. Juste un rapport de plus ? Réponse mi-mai où les pistes retenues seront présentées avec un calendrier d’application à l’appui.