Le blog de la Section du Parti Socialiste Nice Masséna - Réunion de section du 2 février : compte rendu

Réunion de section du 2 février : compte rendu

12 février 2012 par Persigny | Catégorie Réunion de section.

1ère partie : Sujets libres liés à l’ actualité.

- Pour information : tous les secrétaires de section ont été réunis au sujet de la campagne de F. Hollande, afin que la mobilisation devienne massive.

Pour ce faire : diversifier les modes de tractage dont le « porte à porte ». Cette démarche n’ étant pas innée, le P.S organise une formation de « mobilisateurs » le 18 février, qui eux-mêmes encadreront des volontaires pour former des petites équipes.

- Rapport 2012 sur le mal-logement fait par la Fondation Abbé Pierre :

Une synthèse est disponible sur le site de la Fondation A.P.

2 points à retenir : l’ augmentation du nombre de mal logés et l’ évolution du profil de la population touchée .

Des chiffres : 3,6 millions de personnes non ou très mal logées et au total 10 millions en situation de fragilité de logement.

Si le nombre de sans -abris augmente, un phénomène récent concerne un élargissement du public concerné : des ménages ayant un emploi.

La précarité est multiple : le logement, l’emploi, l’accès à la santé… L’un entraînant des conséquences sur l’autre, il est indispensable de les traiter ensemble et non pas de façon segmentée. Le logement est un réel problème de société et doit-être une priorité politique au même titre que l’ emploi.

La loi DALO ( droit au logement obligatoire ) devait constituer une des solutions ; or cette loi s’avère difficilement applicable en réalité faute de moyens. Le comité chargé de son suivi a alerté le Président à ce sujet jusqu’à Une déclaration officielle en 2011 comprenant des propositions concrètes. Ceci est resté sans réponse…..

La loi de financement de la sécurité sociale prévoit une baisse de 25% des financements destinés aux hébergements d’urgence. A ce titre le fondateur de Samu social a démissionné en 2011.

Enfin, la baisse des budgets de l’ Action sociale a des conséquences sur l’accompagnement social lié au logement effectué par les travailleurs sociaux.

Plus localement, le Conseil Général va cesser de financer ce type de mesure jusque là mise en oeuvre par des associations comme ALC et ACTES.

- Intervention de N. Sarkozy à la T.V :

La possibilité d’augmenter les constructions existantes de 30% : cela a suscité des réactions négatives même chez les professionnels. Il y aura des conséquences sur le coût du logement et cette mesure ne favorisera pas l’ accès au logement.

La TVA sociale : conséquence : Perte du pouvoir d’achat.

Fixation sur le modèle allemand : contrairement au discours tenu, la réalité n’ est pas si positive que ça puisqu’ il y a une augmentation de la précarité en Allemagne, du fait notamment de la flexibilité au travail, proposition faite d’ailleurs dernièrement par

X. Bertrand. Sous prétexte de solidarité, le gouvernement lance « le travailler moins pour gagner moins » ; ce qui ne peut-être que synonyme de davantage de précarité dans l’ emploi et donc sociale. Ce n’ est qu’une proposition favorable aux employeurs.

La référence à G. Schroder comme socialiste allemand : il est social démocrate non reconnu au P.S car ses réformes ont fait baisser les droits du peuple avec des CSQ sociales négatives.

Globalement, même si F. Hollande réussi pour le moment toutes ses apparitions, N. Sarkosy reste le Président le plus démagogue de la Vè République et son parlé séduit. Aussi, la tendance actuelle peut encore s’inverser. La mobilisation doit rester importante.

De plus, nous sommes dans un moment crucial : après les élections présidentielles

des choix décisifs vont-être faits notamment sur le plan européen. Il faut donc poursuivre le rassemblement et créer un mouvement collectif.

2ème partie : Quelle politique énergétique ?

La politique énergétique est un enjeu important pour les 20 prochaines années.

La France est le pays le plus nucléarisé ; cette exception française est donc liée à l’histoire de l’ armement français. A l’époque, les scientifiques pensaient que dans les 40 années suivantes de nouvelles technologies prendraient le relais : la fission nucléaire ; or celle-ci n’est toujours pas maîtrisée.

Aujourd’hui plus de 70% de la consommation électrique dépend du nucléaire.

Le rapport 2012 sorti par la Cour des comptes montre notamment que l’électricité nucléaire est plus couteuse que prévu et que ce coût va s’accroitre.

Le nucléaire ne peut -être une solution globale et les réserves d’uranium sont épuisables. Le problème est de trouver une source d’énergie constante.

Quelles solutions ? Il existe d’autres sources d’énergie, soit déjà maîtrisées, soit en cours d’ exploration : L’éolien, le solaire, l’ hydraulique, la marémotrice, la centrale à charbon…

Selon la source, on se heurte soit à un problème de coût, soit à celui du transport de l’ électricité, soit au côté aléatoire de la source d’énergie, soit à une exploitation maximale déjà atteinte……

La solution se situe alors dans le cumul de plusieurs sources d’ énergie et une nécessité de se projeter sur des décennies.

Mais cela doit aussi passer par un changement de comportement dans la consommation.

Différents points de vue se sont exprimés :

On changera de mode de fonctionnement quand le prix du baril augmentera sensiblement et que les politiques seront contraints de faire d’ autres choix énergétiques.

D’un point de vue politique les avis sont extrêmes : soit on a ceux qui tiennent un discours alarmiste avec une sortie totale du nucléaire, soit, ceux qui sont dans le déni tant sur le choix énergétique que sur la sécurité des centrales nucléaires. Or des solutions existent entre les 2.

Si des énergies ne sont pas utilisées, cela relève d’ un choix politique en connaissance de cause avec une volonté de ne pas investir dans ce domaine et le laisser au privé.

La transition énergétique s’ est faite dans les pays du Nord notamment comme la Suède et la Norvège, en partant du principe que le traitement des déchets peut créer à son tour de l’ énergie, et cela, résout le problème du stockage.

Cela renvoie à l’auto- suffisance en énergie, qui peut aussi constituer une solution sur le plan local et est peu couteux. C’est en cours d’ expérience aux Etats-Unis, dans des pays du Nord, et en France pour alimenter des CHU et des écoles.

Pour information, cela existe à Nice : l’usine d’incinération située à L’ Ariane alimente le CHU Pasteur.

En conclusion, N. Sarkozy a fait régresser la recherche dans ce domaine. Mais globalement, les politiques ne se sont pas saisies sérieusement de ce sujet qui est pourtant une question d’avenir. Les écologistes ont fait accélérer la réflexion suite à la catastrophe de Fukushima.

Aussi on se heurte à une bataille d’opinions alors qu’il s’agit à présent d’une véritable préoccupation et donc avec des choix énergétiques incontournables à faire.

Mais face à l’ augmentation de la précarité en France et partout ailleurs, le problème de l’ énergie ne constitue pas forcément une préoccupation pour ceux qui sont confrontés au problème de l‘ emploi, du logement, de la baisse du pouvoir d‘ achat…. Et dans l’immédiat, c’est bien légitime.

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