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Alors que depuis quelques mois, le Président , le Premier ministre , l’ensemble du gouvernement et une partie de la majorité nous expliquent que nous nous devons d’être exemplaire, que nous sommes face à une crise sans précédent et de ce fait, il faut réduire les salaires où ne pas les augmenter. Il faut “sauver le soldat retraite” mais avec la méthode imposée par le Medef envers et contre tous. Il faut dépenser moins en matière de santé (quitte à prendre le risque de voir régresser l’espérance de vie ) etc…
Parallèlement, on assiste à des révélations pour le moins surprenantes (voyages , avions, cigares, double salaire, etc…) et à chaque fois c’est la même réponse où plutôt la même non réponse, tout cela me laisse sans voix.
voici le lien d’un article de la Tribune de Genève qui fait réfléchir…
bon WE
Au fur et à mesure des révélations entourant la fortune de Liliane Bettencourt et des écoutes – si elles sont authentiques – révélant un véritable montage financier d’évasion fiscale, les langues se délient à Genève. Et pour cause! Les gérants de fortune de la place financière genevoise n’en veulent pas tellement à l’héritière de L’Oréal, qui pèse quelque 16 milliards grâce aux 31% d’actions qu’elle détient dans le groupe cosmétique et aux 3% qu’elle contrôle chez Nestlé, faisant d’elle la plus importante actionnaire de la multinationale.
Ils en veulent à Eric Woerth, aujourd’hui ministre français du Travail, mais qui fut, il y a quelques mois encore ministre du Budget, n’hésitant pas à brandir la liste des 3000 noms de citoyens français, volée par Hervé Falciani en 2009 chez HSBC Private Bank (Suisse) à Genève.
Actifs gérés depuis Genève
L’un d’eux, spécialiste des «family offices» (sorte de banques privées pour très grandes fortunes) tempête: «Eric Woerth, qui avait fait de l’évasion fiscale sa priorité, nous a longtemps fustigés comme les ennemis numéro un. C’est lui aussi qui, avec Peer Steinbrück, alors ministre allemand de l’Economie, nous a conduits sur la liste grise de l’OCDE, celle des paradis fiscaux non coopératifs. Mais savez-vous qu’au même moment, sa femme Florence, l’une des gérantes de fortune de Liliane Bettencourt, était vue très souvent dans le «family office» de la milliardaire française, qui se situe à deux pas de l’Hôtel d’Angleterre?» (Lire la suite…)