Rubrique ‘Crise sociale’

Quelques chiffres signifiants pour la Retraite

Publié le 7 juin 2010 par Jean-Marc | Catégorie Actualités, Crise sociale.

GAY PRIDE

Solidaire des jolis lapins roses de la Gay Pride mais pas pigeon de la Retraite.

Il faut encore, ici, rappeler quelques chiffres.

Les revenus du travail ( les salaires ) sont en France de 1045 milliards d’euros, tandis que les revenus du capital ( actions, revenus immobiliers, autres ) s’élèvent à hauteur de  475 milliards d’euros.

Un gauchiste patenté, à la direction des prévisions économiques du groupe Natexis ( groupe issu de la fusion des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires ), Patrick Artus; pour ne pas le nommer ; nous rappelle dans sa dernière note d’analyse macro-économique ceci : ” On parle d’un problème sur le financement des retraites mais il faut savoir que les salaires sont taxés à hauteur de 46% alors que les revenus du capital sont eux taxés à hauteur de 18,3%”.

Il y a près de 2 ans, en séance de nuit, les parlementaires de droite ont fait voter le prélèvement libératoire des revenus du capital à hauteur de 18%, se faisant les revenus du capital ne sont plus inclus dans la feuille d’imposition et ne subissent plus l’impôt progressif c’est-à-dire ” ne rien faire pour gagner plus”.

Le différentiel de taxation entre les salaires et les revenus du capitale est de 28% soit en année pleine 100 milliards d’euros qui tombent NET d’impôts et taxes dans les poches des détenteurs de capitaux. (Lire la suite…)

Contre la suppression abusive des allocations familiales

Publié le 22 avril 2010 par Jean-Sol Partre | Catégorie Actualités, Crise sociale, Education.

Caisses d'Allocations FamilialesNicolas Sarkozy, en perte de vitesse, a fait une énième annonce sur la suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire. Eric Ciotti, premier de la classe, lui emboite le pas pour proposer prochainement, à l’Assemblée Nationale, une loi rendant la suspension des allocations systématique en cas d’absentéisme à la fois répété et injustifié.

Sans faire ici un réquisitoire en règle contre l’idée d’une telle suppression - suspension des allocations familiales, signalons au moins quelques obstacles majeurs à ce futur dispositif :

1. L’école n’est pas obligatoire !

Et oui ! Excusez-moi de rappeler une règle fondamentale, mais en France, si l’instruction est obligatoire, le fait d’envoyer son enfant à l’école ne l’est pas. On peut très bien instruire son enfant à la maison, soi-même ou par des cours par correspondance, en toute légalité. Dans ce cas, après une déclaration auprès de la mairie et l’inspection académique, suivi d’un contrôle régulier, on peut très bien percevoir ses allocations sans forcément instruire son enfant à heures fixes, tous jours de la semaine, etc. Les parents faisant ce choix peuvent organiser l’instruction de leur enfant selon leur bon vouloir : cour le matin et activités l’après midi, l’inverse, un jour sur deux, etc.

En clair, si vous inscrivez votre enfant à l’école, vous êtes tenus de vous assurer de son assiduité sous peine de suspension de vos allocations, si, à l’inverse, vous optez pour l’instruction en famille, vous pouvez gérer son instruction comme bon vous semble, vous toucherez quand même vos allocations… Où est la logique ?

2. A quoi servent les allocations familiales ?

Concrètement, de quelles allocations parlons-nous ? Il s’agit ici des allocations familiales de base, versées à partir de deux enfants à charge pour un montant de 123,92 € (avant RDS). Ces allocations sont versées sans conditions de ressources. Cela implique que, que vous touchiez 850 € par mois ou 25 000 € par mois, vous percevrez le même montant d’allocations…

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Libre échange et décroissance industrielle occidentale

Publié le 16 avril 2010 par Jean-Marc | Catégorie Crise sociale, Economie.

phpUEs3daSous la croûte du libre échange pointe inéxorablement le déclin industriel du monde occidental.

Les chiffres viennent de tomber, ils sont implacables.

Pour la première fois, la production industrielle des pays émergents représente 52% de la production mondiale contre 48% pour les pays avancés.

Ce déclin industriel s’est fait très rapidement, en 2000, la part de marché des pays émergents n’étaient que de 32%, soit une progression de 20% en 9 ans !

L’annonce par la Chine d’une hausse de son PIB de 12% au premier trimestre confirme cette tendance lourde de fond.

La part de marché des pays riches a reculé de 2 points dans le volume du commerce mondial et de 4,6 points dans la production industrielle mondiale pour l’année 2009.

L’emploi s’est massivement contracté dans les pays développés qui ont perdu plus de 10 millions de postes en 2009. L’Europe de l’Ouest seule en a détruit 3,4 millions.Désormais , les nivaux d’activité des pays développés sont inférieurs à ceux d’avant crise. La production industrielle de la zone euro est ainsi revenu à son niveau de 1999.

La crise est déjà effacée dans les pays émergents. Pas dans les pays développés, et surtout en Europe.Les augures restent défavorables.Car les deux principaux soutiens à la reprise - restockage des entreprises et plan de relance gouvernementale - vont progressivement s’étioler au fil des prochains mois. Le tout dans un contexte d’endettement public problématique. La crise , en effet, a provoqué un gonflement de quelques 1150 milliards d’euros des déficits publics, soit une augmentation moyenne de 5 points de PIB.

Au prochain coup dur, les marges de manœuvre seront des plus réduites.

Leur petite entreprise…ne connait pas la crise

Publié le 4 avril 2010 par lionel | Catégorie Crise sociale, Economie.

Un article très intéressant de la “Tribune”. La richesse en France est bien présente, le bouclier fiscal s’est transformé en boulet fiscal. Cet article démontre qu’il est grand temps de taxer les revenus du capital. Il est bien évident que cette taxation devrait être dirigée massivement en direction de ceux qui s ‘enrichissent sur le dos des travailleurs des employés des concepteurs et pas en direction des PME qui sont le poumon de notre économie et que nous socialistes nous devons d’aider.

Article d’Anne Eveno publié dans La Tribune le 02.04.10 :

” Les très hauts revenus ont explosé en France… avant la crise “

” Entre 2004 et 2007, le nombre de personnes dépassant 500.000 euros de revenu a augmenté de 70 %. L’Insee constate une augmentation des inégalités par le « très haut ».

L'évolution des revenus par classeMalices du calendrier. Au moment où la majorité se divise sur l’opportunité de fissurer le bouclier fiscal afin de faire contribuer les plus aisés à la réforme des retraites et plus globalement au rétablissement des finances publiques, l’Insee publie la photographie 2010 des revenus et du patrimoine des Français. S’intéressant aux deux extrémités de l’échelle, l’institut de conjoncture note qu’en 2007, 8 millions de personnes ? soit 13,4 % de la population ? vivaient dans la pauvreté, c’est-à-dire avec 908 euros par mois, voire moins (lire aussi page 13). Dans le même temps, les experts de la rue Adolphe Pinard, siège parisien de l’Insee, se sont penchés sur les très hauts revenus (THR).

De qui parle-t-on ? Pour appartenir à cette catégorie qui concerne 1 % de la population et où les Franciliens âgés de 45 à 64 ans sont surreprésentés, il faut que les revenus déclarés au fisc par le foyer dépassent 84.500 euros pour une personne seule, 126.700 euros pour un couple et 177.400 pour un couple avec deux jeunes enfants. Mais ces seuils ne renseignent en rien sur la très forte disparité observée : le revenu par unité de consommation des personnes à très hauts revenus s’échelonne donc de 84.500 à plus de 13 millions d’euros par an. Et même au sein des plus aisés des très hauts revenus ? 5.800 personnes ?, les revenus vont de 688.000 euros à 13 millions. L’Insee remarque qu’entre 2004 et 2007, le nombre de très hauts revenus s’est accru : + 28 % pour le nombre de personnes dépassant 100.000 euros de revenu par unité de consommation, + 70 % pour pour celles dépassant 500.000 euros.

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Roosevelt n’épargnait pas les riches

Publié le 2 avril 2010 par Mathieu | Catégorie Crise sociale, Economie.

AFranklin Rooseveltu moment où le bouclier fiscal est enfin remis en question au sein même de la majorité, l’économiste Thomas Piketty nous livre une petite leçon d’histoire fiscale dans Libération.

” La taxation confiscatoire des revenus exorbitants est non seulement possible économiquement, mais souhaitable. En 1932, quand Roosevelt arrive au pouvoir, le taux de l’impôt fédéral sur le revenu applicable aux plus riches était de 25 % aux Etats-Unis. Le nouveau président décide de le porter immédiatement à 63 %, puis 79 % en 1936, 91 % en 1941, niveau qui s’appliqua jusqu’en 1964, avant d’être réduit à 77 %, puis 70 % en 1970. Pendant près de cinquante ans, des années 30 jusqu’en 1980, jamais le taux supérieur ne descendit au-dessous de 70 %, et il fut en moyenne de plus de 80 %.

Rapacité. Cela n’a pas tué le capitalisme et n’a pas empêché l’économie américaine de fonctionner. Pour une raison simple : ces taux ne s’appliquaient qu’à des revenus très, très élevés. En 1941, Roosevelt fixe le seuil du taux de 91 % à 200 000 dollars de l’époque, soit 1 million de dollars d’aujourd’hui (770 000 euros). Or à ces niveaux de revenus, ce ne sont pas les compétences ou le dynamisme que l’on rémunère : ce sont la rapacité, le court-termisme et des prises de risque excessives. Il ne s’agissait donc pas de matraquer n’importe quel cadre supérieur ou entrepreneur sortant du lot, ce qui aurait été dévastateur économiquement. En France, comme dans la plupart des pays développés, le taux supérieur atteint 90 % pendant l’entre-deux-guerres, puis se stabilisa autour de 70 % pendant les Trente Glorieuses - ce qui n’a pas empêché des taux de croissance économique de l’ordre de 4 % à 5 % par an tout au long de cette période.

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