Rubrique ‘Economie’

Le Manifeste des économistes atterrés est en ligne !

Publié le 7 septembre 2011 par David Nakache | Catégorie Economie, Livres, Réflexion.
Le manifeste des économistes atterrésLe Manifeste des Économistes atterrés, véritable antidote contre l’intoxication médiatique massive tendant à nous faire croire à l’efficience des marchés financiers et à l’inéluctable nécessité des plans de rigueurs successifs, publié en novembre 2010 (5,50 €) est désormais gratuitement consultable en ligne sur le site les “Économistes atterrés“.

Rappelons le propos introductif de l’ouvrage :

” Les décideurs européens ont-ils appris quelque chose de la crise provoquée par les dérives de l’industrie financière ? On peut en douter. Pour résorber les déficits provoqués par le sauvetage des banques et la récession, la Commission européenne et les gouvernements appliquent avec une vigueur renouvelée des programmes d’ajustement qui ont dans le passé démontré leur capacité à accroître l’instabilité économique et les inégalités sociales. Ces politiques de soumission au pouvoir de la finance mettent en danger l’avenir du projet européen. Atterrés par ce constat, nous avons pris l’initiative d’écrire ce manifeste. Il dénonce dix fausses évidences, mal fondées scientifiquement, qui servent à justifier les politiques actuellement menées en Europe. Il soumet au débat vingt-deux propositions pour une autre stratégie. Initialement adressé à la communauté des économistes, et plus de sept cents d’entre eux, issus comme nous d’horizons théoriques très divers, l’ont signé – , ce manifeste est surtout destiné à nos concitoyens. Le décalage est aujourd’hui patent entre les affirmations péremptoires des « experts » et la fragilité de leurs diagnostics. Nous souhaitons aider les citoyens à mettre des mots et des concepts sur leurs doutes, et les conforter dans l’idée que d’autres choix peuvent être mis en débat. “

Philippe Askenazy (CNRS), Thomas Coutrot (Conseil scientifiqued’Attac), André Orléan (CNRS, EHESS), Henri Sterdyniak (OFCE).


Bonne lecture !

Yann Librati dans Le Point : “Nous sommes assis sur un volcan”

Publié le 16 juin 2011 par Magali | Catégorie Economie, Politique à Nice.

Article paru dans Le Point du jeudi 16 juin 2011
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Quand Christian Estrosi voulait vendre une centrale nucléaire à Kadhafi…

Publié le 22 mars 2011 par David Nakache | Catégorie Economie, Fallait pas ! !, International.

Article de Quentin Girard, publié dans Libération le 21 mars 2011 :

Fin 2010, la France voulait toujours vendre du nucléaire à la Libye

Le ministre de l\'économie et du commerce libyen, Mohammad Alahoij, et l\'ancien ministre de l\'industrie, Christian Estrosi, le 21 octobre 2010. (AFP)Le 21 octobre 2010, il y a exactement cinq mois, Christian Estrosi, alors ministre de l’Industrie, s’est rendu en Libye. Au contraire d’Henri Guaino qui a passé, selon sa version, le nouvel an chez un ami diplomate, la visite de l’actuel maire de Nice était très officielle.

A l’issue de sa rencontre avec le ministre de l’industrie et des transports libyen, un accord de partenariat commercial a été signé entre les deux pays. Comme le précise la dépêche de l’agence Reuters de l’époque, selon Christian Estrosi, cela devait «conduire à une coopération stratégique dans les domaines du transport, de la santé, de la construction, des hydrocarbures et de l’énergie nucléaire civile». Joint par Libération.fr, le prédécesseur d’Eric Besson confirme qu’il était bien en Libye ce jour-là, pour principalement, selon lui, «livrer un Airbus à la compagnie Air Libya, avec une délégation de représentants de grandes entreprises françaises, notamment de Suez environnement, Thales, GDF-Suez, Airbus».

Pour le nucléaire, l’objectif pour la France est alors d’entamer des négociations préalables à une coopération. Cinq mois plus tard, Christian Estrosi insiste sur l’idée que «ce n’était qu’une étude. Nos groupes français étaient en concurrence avec d’autres grands groupes étrangers.»

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Le grand bond en arrière

Publié le 7 février 2011 par Magali | Catégorie Actualités, Economie, Europe, Parti Socialiste.

Excellente tribune de Benoît Hamon sur le pacte Merkel/Sarkozy

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Depuis Dakar, où je participe au Forum Social Mondial, je suis stupéfait du décalage. Ici, on parle biens publics mondiaux, taxe sur les mouvements financiers, lutte contre la pauvreté. Pendant ce temps-là, en Europe, on propose un pavé contre les salaires et l’emploi.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont en effet annoncé vendredi leur volonté d’instaurer un pacte de compétitivité européen afin que chaque pays s’efforce de « s’aligner sur les meilleures solutions, les meilleurs projets ». En réalité, c’est une véritable constitution anti-sociale qu’ils nous préparent. On attendait des mesures pour lutter contre les délocalisations et le chômage, on obtient des décisions pour bloquer les salaires et reculer autoritairement l’âge de départ à la retraite.

Toutes les décisions importantes en matière de salaires, d’emploi, de retraites ou de fiscalité seraient déterminées par les gouvernements de la zone euro, à partir d’une vision de la compétitivité économique exclusivement fondée sur la baisse du coût du travail et non plus en fonction de progrès sociaux ou des aspirations des peuples concernés. Accepter ce pacte de compétitivité reviendrait donc à priver les peuples de leur libre-arbitre en matière sociale.

Si ce pacte était adopté, il fermerait définitivement la porte à toute politique économique de relance. Il priverait les pays membres de l’Union Européenne de la possibilité d’augmenter les salaires. Il imposerait aux citoyens un financement  de la protection sociale reposant sur les capacités individuelles et non plus la solidarité entre les générations. Il donnerait comme objectif unique la rigueur budgétaire au détriment de l’éducation, des services publics et de la lutte contre les inégalités. Ces politiques ont déjà été menées dans de nombreux pays, on connaît leurs conséquences : modération salariale, précarité, inégalités femmes – hommes, chômage.

Ce pacte de compétitivité revient à abdiquer notre souveraineté en matière économique et sociale. Tout juste, Berlin et Paris concèdent que les parlements nationaux pourraient fixer eux mêmes les modalités de mise en oeuvre d’objectifs qui eux, s’imposeraient à chaque Etat de la zone Euro. En clair, on laisse le choix aux citoyens européens de décider des droits qu’ils veulent perdre et l’ordre dans lequel ils vont les perdre. La facture de la crise est intégralement imputée aux peuples européens tandis que les banques retrouvent leurs niveaux de profit d’avant la crise, que les rendements du capital absorbent toujours tous les gains de productivité et créent des milliers de chômeurs en Europe. C’est le grand bond en arrière.

Nous ne laisserons pas ce pacte enterrer définitivement le projet d’une construction européenne tournée vers l’intérêt général et les aspirations des peuples européens.

Chine,terres rares et protectionnisme

Publié le 8 janvier 2011 par Jean-Marc | Catégorie Economie, Environnement, International.

terres raresNon contente d’être le leader mondial de fabrication de produits manufacturés grâce aux investissements primitifs des grands groupes internationaux, la Chine est en situation de monopole pour la production des terres rares, indispensables aux industries de très hautes technologies.

Les terres rares constituées de 17 minéraux aux noms latins tels le cérium, le dysprosium, le lanthanide ou encore le neodymium sont exclusivement exploités en Chine Populaire.

Problème, ces minéraux se retrouvent partout : pots catalytiques, ampoules basse consommation, batteries de voitures électriques, disque dur d’ordinateurs, téléphones portables, écrans plats……….Pas de haute technologie sans terres rares.

Les terres rares sont tout sauf rares. Elles sont abondantes mais la Chine Populaire en a le monopole grâce à ses couts salariaux qui rendent leurs extractions non rentables partout ailleurs.

Résultat, la Chine Populaire extrait 120 000 tonnes de ces précieux minéraux, soit 97% de la production mondiale.

Elle en est la première consommatrice mondiale et le seul exportateur, pour la seule année 2010, les prix ont augmenté de 300%.

La Chine Populaire prétexte de préoccupations écologiques et environnementales pour réduire sa production.

La Chine Populaire et le Japon ont des conflits territoriaux récurrents, depuis septembre la Chine Populaire a interrompu ses exportations de terres rares au Japon.

Quelles ripostes ?

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Pourquoi Obama a perdu les midterms ?

Publié le 4 janvier 2011 par Jean-Marc | Catégorie Crise sociale, Economie, International.

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Comment résumer cette défaite d’Obama ?

Regarder ce graphique “Etat de l’endettement des secteurs non financiers, en glissement annuel,en milliards de dollars”, il annonce à lui seul les raisons pour lesquels Obama a perdu les élections de mi-mandat.

Jusqu’en 2007, ménages et entreprises américains s’endettaient à hauteur de 2000 milliards de dollars en plus chaque année soit 10% du PIB américain; actuellement , ils se désendettent de 500 milliards de dollars par an.

Même si l’état s’endette lui de 1500 milliards de dollars par an, il en manque encore au moins 1000 pour faire tourner la machine économique américaine comme en 2007.D’où un chômage à hauteur de 10% de la population active américaine comme en France.

La délocalisation de la fabrication des produits manufacturés vers l’Asie induit un déficit commercial américain de 500 milliards de dollars par an, la baisse des salaires, l’endettement des ménages pour compenser la perte de pouvoir d’achat et maintenant du chômage de masse.

Oboma hérite du passif  de Georges Bush et paradoxalement, c’est ce qui lui fait perdre les élections aux profit des républicains.

La bonne question est : comment sortir du chômage de masse sans endettement, si l’Amérique continu à délocaliser sa production en Asie ?

Remerciement à Alternatives Economiques pour le graphique.

La faillite de la gestion UMP: 4 600 000 chômeurs

Publié le 31 décembre 2010 par Jean-Marc | Catégorie Crise sociale, Economie.

La france du chômageAvec la crise le chômage a explosé, il touchait 9,3% de la population active au deuxième trimestre 2010, contre 7,2% deux ans plus tôt.

Entre août 2008 et août 2010, les inscrits à Pôle Emploi sont passés de 3,5 millions à 4,6 millions.

Cette envolée du chômage a touché toute la France mais de façon très inégale.

les zones où se concentrent les sièges sociaux et les activités de recherche et développement ( Paris et la petite couronne ) comptent parmi celles qui ont le moins souffert comme les régions de la “France profonde” dont les bassins d’emplois sont réduits ( zones blanches et roses pâles du graphiques) .

A l’autre extrême, les zones où le chômage a le plus progressé ( zones roses foncés, rouges ) sont souvent les régions industrielles qui étaient déjà les plus sinistrées ( le Nord, l’Aisne, Belfort….) mais aussi celles qui avaient réussi à maintenir leur tissu industriel ( comme Oyonnax, la vallée de l’Arve, Saint-Nazaire) ou encore les zones frontalières de la Suisse et du Luxembourg dont les activités financières ont été très affectées.

Chaque emploi industriel disparu coûte deux emplois de service associé.

Sur les deux dernières années, 350 000 emplois industriels ont disparu et 650 000 emplois de service soit 1 million en cumulé.

L’ UMP est au pouvoir depuis 9 ans,sur les dix dernières années, 20% des emplois industriels français ont disparu, en raison principale des délocalisations ( Renault, comme Peugeot-Citroën ne fabrique plus que 2 voitures sur 10 sur le territoire français).

Pas de projet industriel, soumission à la finance internationale et aux politiques  néo-libérales.

Les fermetures de sites industriels pour délocalisation n’ont fait l’objet d’aucune mesure de rétorsion crédible.

L’ UMP est totalement responsable de la débacle, malgrès les discours volontaristes creux .

Anne-Julie Clary aux rencontres de la vie associative

Publié le 16 décembre 2010 par Magali | Catégorie Actualités, Economie, Manifestations.

Article publié dans Nice Matin le 16 décembre 2010:

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