Rubrique ‘Economie’

Croissance maitrisée ou décroissance subie ?

Publié le 14 avril 2010 par David | Catégorie Economie, Environnement.

La circulation automobile pour tous...« La France de 62 millions d’habitants possède 36 millions d’automobiles. La Chine de 1 330 millions d’habitants en possède aussi  36 millions. Si les Chinois devaient vivre comme les Français, leur pays devrait posséder plus de 770 millions d’automobiles. Ce seul chiffre doublerait le parc automobile mondial. Cet accroissement est impossible du seul fait qu’il n’y aura jamais assez d’acier, de plastiques, d’aluminium, de plomb, de cuivres… pour construire autant de véhicules, ni assez de pétrole pour les mouvoir.  Ce raisonnement quantitatif peut s’étendre à l’Inde, au Brésil, à l’Afrique du Sud et autres « pays émergents », ainsi que s’élargir à la proportion de téléviseurs, de réfrigérateurs, de téléphones mobiles, d’ordinateurs… entre un Français moyen et un Chinois moyen. Jamais la Chine, l’Inde, le Brésil ne vivront comme la France, l’Allemagne, les États-Unis ou l’Australie de 2008. Jamais. Non que ces “pays émergents” n’en n’aient pas l’envie, mais parce que la Terre ne possède pas assez de matières premières et de capacité de régénération pour produire tant d’objets et absorber tant de déchets. En revanche, il est probables que la France, l’Allemagne, les États-Unis ou l’Australie de 2050 vivent comme la Chine, l’Inde ou le Brésil. »

Yves Cochet, Antimanuel d’écologie, ed. Bréal, 2009, pp. 34-35.

Mardi 13 avril 2010 : réunion de section !

Publié le 8 avril 2010 par David | Catégorie Economie, agenda.

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Logo carréRéunion de section Nice Masséna, le mardi 13 avril 2010 à 19h30, à la fédération du PS des Alpes-Maritimes, 9 rue Biscarra à Nice.

Avec la participation de Michel Rainelli, Professeur de Sciences Économiques à l’Université Nice Sophia-Antipolis.

Ordre du jour :

- Débat sur les sujets d’actualité (sujets libres, à la demande des participants)

- Les assises de la rénovation : un point rapide sur l’organisation et la méthode de travail

- Débat thématique : “Le libéralisme économique à travers le prisme du bouclier fiscal

Et comme toujours, pensez aux agapes…

Le “juste milieux entre le protectionnisme et le libre échange sans précaution” : la “clause de sauvegarde”

Publié le 7 avril 2010 par David | Catégorie Economie, Parti Socialiste, Réflexion.

La vidéo suivante est une introduction d’Henri Emmanuelli au colloque “Convergences pour dépasser le libre-échange” organisé par Un monde d’avance le 10 avril 2010 sur le thème des clauses de sauvegarde (programme et renseignements ici).

http://www.dailymotion.com/videoxcsvbg

A noter qu’Henri Emmanuelli renonce ici au “dogme” du “protectionnisme” :

1′54″ : “(…) et s’il est vrai que le protectionnisme n’est pas une solution parce qu’en général c’est l’enfermement et à l’intérieur de l’enfermement c’est plutôt le dépérissement que l’expansion, en revanche le libre échange sans précaution va aboutir à la destruction de l’essentiel de l’industrie européenne (…) Quelque part le juste milieux entre le protectionnisme et le libre échange sans précaution ça doit être la possibilité de déclencher une clause de sauvegarde (…)”

3′35″ : “Je ne crois pas que l’on puisse établir le dogme du protectionnisme ou celui du libre échange, en réalité il faudrait s’adapter aux circonstances (…)”

Leur petite entreprise…ne connait pas la crise

Publié le 4 avril 2010 par lionel | Catégorie Crise sociale, Economie.

Un article très intéressant de la “Tribune”. La richesse en France est bien présente, le bouclier fiscal s’est transformé en boulet fiscal. Cet article démontre qu’il est grand temps de taxer les revenus du capital. Il est bien évident que cette taxation devrait être dirigée massivement en direction de ceux qui s ‘enrichissent sur le dos des travailleurs des employés des concepteurs et pas en direction des PME qui sont le poumon de notre économie et que nous socialistes nous devons d’aider.

Article d’Anne Eveno publié dans La Tribune le 02.04.10 :

” Les très hauts revenus ont explosé en France… avant la crise “

” Entre 2004 et 2007, le nombre de personnes dépassant 500.000 euros de revenu a augmenté de 70 %. L’Insee constate une augmentation des inégalités par le « très haut ».

L'évolution des revenus par classeMalices du calendrier. Au moment où la majorité se divise sur l’opportunité de fissurer le bouclier fiscal afin de faire contribuer les plus aisés à la réforme des retraites et plus globalement au rétablissement des finances publiques, l’Insee publie la photographie 2010 des revenus et du patrimoine des Français. S’intéressant aux deux extrémités de l’échelle, l’institut de conjoncture note qu’en 2007, 8 millions de personnes ? soit 13,4 % de la population ? vivaient dans la pauvreté, c’est-à-dire avec 908 euros par mois, voire moins (lire aussi page 13). Dans le même temps, les experts de la rue Adolphe Pinard, siège parisien de l’Insee, se sont penchés sur les très hauts revenus (THR).

De qui parle-t-on ? Pour appartenir à cette catégorie qui concerne 1 % de la population et où les Franciliens âgés de 45 à 64 ans sont surreprésentés, il faut que les revenus déclarés au fisc par le foyer dépassent 84.500 euros pour une personne seule, 126.700 euros pour un couple et 177.400 pour un couple avec deux jeunes enfants. Mais ces seuils ne renseignent en rien sur la très forte disparité observée : le revenu par unité de consommation des personnes à très hauts revenus s’échelonne donc de 84.500 à plus de 13 millions d’euros par an. Et même au sein des plus aisés des très hauts revenus ? 5.800 personnes ?, les revenus vont de 688.000 euros à 13 millions. L’Insee remarque qu’entre 2004 et 2007, le nombre de très hauts revenus s’est accru : + 28 % pour le nombre de personnes dépassant 100.000 euros de revenu par unité de consommation, + 70 % pour pour celles dépassant 500.000 euros.

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Roosevelt n’épargnait pas les riches

Publié le 2 avril 2010 par Mathieu | Catégorie Crise sociale, Economie.

AFranklin Rooseveltu moment où le bouclier fiscal est enfin remis en question au sein même de la majorité, l’économiste Thomas Piketty nous livre une petite leçon d’histoire fiscale dans Libération.

” La taxation confiscatoire des revenus exorbitants est non seulement possible économiquement, mais souhaitable. En 1932, quand Roosevelt arrive au pouvoir, le taux de l’impôt fédéral sur le revenu applicable aux plus riches était de 25 % aux Etats-Unis. Le nouveau président décide de le porter immédiatement à 63 %, puis 79 % en 1936, 91 % en 1941, niveau qui s’appliqua jusqu’en 1964, avant d’être réduit à 77 %, puis 70 % en 1970. Pendant près de cinquante ans, des années 30 jusqu’en 1980, jamais le taux supérieur ne descendit au-dessous de 70 %, et il fut en moyenne de plus de 80 %.

Rapacité. Cela n’a pas tué le capitalisme et n’a pas empêché l’économie américaine de fonctionner. Pour une raison simple : ces taux ne s’appliquaient qu’à des revenus très, très élevés. En 1941, Roosevelt fixe le seuil du taux de 91 % à 200 000 dollars de l’époque, soit 1 million de dollars d’aujourd’hui (770 000 euros). Or à ces niveaux de revenus, ce ne sont pas les compétences ou le dynamisme que l’on rémunère : ce sont la rapacité, le court-termisme et des prises de risque excessives. Il ne s’agissait donc pas de matraquer n’importe quel cadre supérieur ou entrepreneur sortant du lot, ce qui aurait été dévastateur économiquement. En France, comme dans la plupart des pays développés, le taux supérieur atteint 90 % pendant l’entre-deux-guerres, puis se stabilisa autour de 70 % pendant les Trente Glorieuses - ce qui n’a pas empêché des taux de croissance économique de l’ordre de 4 % à 5 % par an tout au long de cette période.

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