Rubrique ‘Economie’

Le “juste milieux entre le protectionnisme et le libre échange sans précaution” : la “clause de sauvegarde”

Publié le 7 avril 2010 par David Nakache | Catégorie Economie, Parti Socialiste, Réflexion.

La vidéo suivante est une introduction d’Henri Emmanuelli au colloque “Convergences pour dépasser le libre-échange” organisé par Un monde d’avance le 10 avril 2010 sur le thème des clauses de sauvegarde (programme et renseignements ici).

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xcsvbg_henri-emmanuelli-la-clause-de-sauve_news[/dailymotion]

A noter qu’Henri Emmanuelli renonce ici au “dogme” du “protectionnisme” :

1′54″ : “(…) et s’il est vrai que le protectionnisme n’est pas une solution parce qu’en général c’est l’enfermement et à l’intérieur de l’enfermement c’est plutôt le dépérissement que l’expansion, en revanche le libre échange sans précaution va aboutir à la destruction de l’essentiel de l’industrie européenne (…) Quelque part le juste milieux entre le protectionnisme et le libre échange sans précaution ça doit être la possibilité de déclencher une clause de sauvegarde (…)”

3′35″ : “Je ne crois pas que l’on puisse établir le dogme du protectionnisme ou celui du libre échange, en réalité il faudrait s’adapter aux circonstances (…)”

Leur petite entreprise…ne connait pas la crise

Publié le 4 avril 2010 par lionel | Catégorie Crise sociale, Economie.

Un article très intéressant de la “Tribune”. La richesse en France est bien présente, le bouclier fiscal s’est transformé en boulet fiscal. Cet article démontre qu’il est grand temps de taxer les revenus du capital. Il est bien évident que cette taxation devrait être dirigée massivement en direction de ceux qui s ‘enrichissent sur le dos des travailleurs des employés des concepteurs et pas en direction des PME qui sont le poumon de notre économie et que nous socialistes nous devons d’aider.

Article d’Anne Eveno publié dans La Tribune le 02.04.10 :

” Les très hauts revenus ont explosé en France… avant la crise “

” Entre 2004 et 2007, le nombre de personnes dépassant 500.000 euros de revenu a augmenté de 70 %. L’Insee constate une augmentation des inégalités par le « très haut ».

L'évolution des revenus par classeMalices du calendrier. Au moment où la majorité se divise sur l’opportunité de fissurer le bouclier fiscal afin de faire contribuer les plus aisés à la réforme des retraites et plus globalement au rétablissement des finances publiques, l’Insee publie la photographie 2010 des revenus et du patrimoine des Français. S’intéressant aux deux extrémités de l’échelle, l’institut de conjoncture note qu’en 2007, 8 millions de personnes ? soit 13,4 % de la population ? vivaient dans la pauvreté, c’est-à-dire avec 908 euros par mois, voire moins (lire aussi page 13). Dans le même temps, les experts de la rue Adolphe Pinard, siège parisien de l’Insee, se sont penchés sur les très hauts revenus (THR).

De qui parle-t-on ? Pour appartenir à cette catégorie qui concerne 1 % de la population et où les Franciliens âgés de 45 à 64 ans sont surreprésentés, il faut que les revenus déclarés au fisc par le foyer dépassent 84.500 euros pour une personne seule, 126.700 euros pour un couple et 177.400 pour un couple avec deux jeunes enfants. Mais ces seuils ne renseignent en rien sur la très forte disparité observée : le revenu par unité de consommation des personnes à très hauts revenus s’échelonne donc de 84.500 à plus de 13 millions d’euros par an. Et même au sein des plus aisés des très hauts revenus ? 5.800 personnes ?, les revenus vont de 688.000 euros à 13 millions. L’Insee remarque qu’entre 2004 et 2007, le nombre de très hauts revenus s’est accru : + 28 % pour le nombre de personnes dépassant 100.000 euros de revenu par unité de consommation, + 70 % pour pour celles dépassant 500.000 euros.

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Roosevelt n’épargnait pas les riches

Publié le 2 avril 2010 par Magali | Catégorie Crise sociale, Economie.

AFranklin Rooseveltu moment où le bouclier fiscal est enfin remis en question au sein même de la majorité, l’économiste Thomas Piketty nous livre une petite leçon d’histoire fiscale dans Libération.

” La taxation confiscatoire des revenus exorbitants est non seulement possible économiquement, mais souhaitable. En 1932, quand Roosevelt arrive au pouvoir, le taux de l’impôt fédéral sur le revenu applicable aux plus riches était de 25 % aux Etats-Unis. Le nouveau président décide de le porter immédiatement à 63 %, puis 79 % en 1936, 91 % en 1941, niveau qui s’appliqua jusqu’en 1964, avant d’être réduit à 77 %, puis 70 % en 1970. Pendant près de cinquante ans, des années 30 jusqu’en 1980, jamais le taux supérieur ne descendit au-dessous de 70 %, et il fut en moyenne de plus de 80 %.

Rapacité. Cela n’a pas tué le capitalisme et n’a pas empêché l’économie américaine de fonctionner. Pour une raison simple : ces taux ne s’appliquaient qu’à des revenus très, très élevés. En 1941, Roosevelt fixe le seuil du taux de 91 % à 200 000 dollars de l’époque, soit 1 million de dollars d’aujourd’hui (770 000 euros). Or à ces niveaux de revenus, ce ne sont pas les compétences ou le dynamisme que l’on rémunère : ce sont la rapacité, le court-termisme et des prises de risque excessives. Il ne s’agissait donc pas de matraquer n’importe quel cadre supérieur ou entrepreneur sortant du lot, ce qui aurait été dévastateur économiquement. En France, comme dans la plupart des pays développés, le taux supérieur atteint 90 % pendant l’entre-deux-guerres, puis se stabilisa autour de 70 % pendant les Trente Glorieuses - ce qui n’a pas empêché des taux de croissance économique de l’ordre de 4 % à 5 % par an tout au long de cette période.

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Géopolitique de la crise de la mondialisation

Publié le 19 février 2010 par Jean-Marc | Catégorie Crise sociale, Economie.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xabehx_la-géopolitique-de-la-crise-partie_news[/dailymotion]

Vidéo extraite d’un débat aux universités d’été du PS à La Rochelle au mois d’août 2009.

La partie la plus intéressante se situe de la 29 à la 45 ème minute.

L’intervention de l’économiste Jean Luc GREAU est magistrale.En 15 minutes tout est dit.

Nos trente dernières années défilent implacablement :

  • Financiarisation de l’économie au profit exclusif du capital
  • Déflation salariale
  • Délocalisation du au libre échange
  • Surendettement des particuliers comme substitution à la déflation salariale
  • Bulle des subprimes du au surendettement hypothécaire des américains
  • Basculement de la richesse en Asie
  • Incapacité de l’Europe à répondre à la crise par soumission idéologique,politique au libre échange
  • Protectionnisme européen inévitable au risque de la perte de nos protections sociales et environnementales

Pour ceux qui voudraient poursuivre les analyses de Jean Luc GREAU :

  • “L’avenir du capitalisme”
  • “Le mensonge des économistes”

Collection le Débat chez Gallimard.

Les Etats-Unis,état prédateur ?

Publié le 10 février 2010 par Jean-Marc | Catégorie Crise sociale, Economie.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ioAXcTBxYi4[/youtube]

Suite de mon précédent post, où Emmanuel Todd analyse le déficit structurel américain et annonce que le Président Obama ne pourra pas grand chose et se devra de continuer la politique prédatrice américaine.

Politique de raptation de l’épargne mondial afin de financer le déficit abyssal.

Délocalisez la Clio 4 et faites du fric à la bourse !

Publié le 1 février 2010 par Jean-Marc | Catégorie Economie.

RenaultRenault a délocalisé 75% de sa production de véhicules hors de France.

La toute dernière Clio 4 sera construite en Turquie.

Carlos Gohn a déclaré que le fait de délocaliser la Clio 4 ferait gagner à Renault, 1400 euros par véhicule.

1400 euros qui se décomposent en 900 euros de charges sociales et 500 euros de taxe professionnelle si cette voiture était construite en France.

Le résultat de cette “saine” gestion à ses résultats.

La performance boursière de 2009 est de 95% .

Le titre Renault est passé de 18,12 euros en janvier 2009 à 38,12 euros en janvier 2010.

Délocalisez, créez du chômage en France, vous serez gratifié si… vous êtes actionnaires.

En route vers les 5 millions de chômeurs !

Publié le 26 janvier 2010 par Jean-Marc | Catégorie Crise sociale, Economie.

Pollution industrielle

A ce jour, nous en sommes à 4 300 000 chômeurs toutes catégories confondues.

La macroéconomie a souvent, question chômage, force prédective fiable.

Les entreprises françaises au regard du taux de croissance connu, du pourcentage des capacités de production exploités, de la fin des contrats de chômage partiel, autres subterfuges et expédients, vont inévitablement procéder à des plans de licenciement.

Le minimum attendu est de 350 000 chômeurs supplémentaires pour l’année 2011.

Les chutes de production industrielle sont importantes dans tous les grands pays industrialisés :

  • 23% au Japon
  • 17% en Europe
  • 13% au Etats-Unis

L’investissement a chuté de 30% au niveau planétaire. L’investissement se sont les emplois de demain, si comme aujourd’hui ce recul de 30% se confirme, le chômage augmente automatiquement.

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Le bouclier fiscal créateur de 420 000 chômeurs supplémentaires

Publié le 22 janvier 2010 par Jean-Marc | Catégorie Crise sociale, Economie.

Nicolas SarkozyLa loi Tepa dite “Bouclier fiscal” comporte plusieurs exemptions fiscales.

Limitation de l’impôt sur le revenu,défiscalisation de la transmission du patrimoine et les heures supplémentaires défiscalisées.

Ces heures supplémentaires sont exemptées de charges sociales pour l’employeur et non déclarables sur la feuille d’impôt du salarié.

La mesure était justifiée avant la crise financière par le célèbre ; “Travailler plus pour gagner plus”.

Le retournement complet de conjecture économique ne fait ciller l’impétrant, cette “Sarkozy attitude” relève de l’idéologie pure, tel un bolchévique libéral.

Dans un premier temps, après promulgation de la dite mesure, les statistiques sur la disparition franche et massive des CDD furent évidentes.

La crise venue, l’idéologue inflexible persiste.

La dernière statistique est tombée.

Sur les trois derniers mois de 2009, les heures supplémentaires sarkozy représentent 162 millions d’heures de travail.

162 millions !

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