Rubrique ‘Education’

Contre la suppression abusive des allocations familiales

Publié le 22 avril 2010 par Jean-Sol Partre | Catégorie Actualités, Crise sociale, Education.

Caisses d'Allocations FamilialesNicolas Sarkozy, en perte de vitesse, a fait une énième annonce sur la suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire. Eric Ciotti, premier de la classe, lui emboite le pas pour proposer prochainement, à l’Assemblée Nationale, une loi rendant la suspension des allocations systématique en cas d’absentéisme à la fois répété et injustifié.

Sans faire ici un réquisitoire en règle contre l’idée d’une telle suppression - suspension des allocations familiales, signalons au moins quelques obstacles majeurs à ce futur dispositif :

1. L’école n’est pas obligatoire !

Et oui ! Excusez-moi de rappeler une règle fondamentale, mais en France, si l’instruction est obligatoire, le fait d’envoyer son enfant à l’école ne l’est pas. On peut très bien instruire son enfant à la maison, soi-même ou par des cours par correspondance, en toute légalité. Dans ce cas, après une déclaration auprès de la mairie et l’inspection académique, suivi d’un contrôle régulier, on peut très bien percevoir ses allocations sans forcément instruire son enfant à heures fixes, tous jours de la semaine, etc. Les parents faisant ce choix peuvent organiser l’instruction de leur enfant selon leur bon vouloir : cour le matin et activités l’après midi, l’inverse, un jour sur deux, etc.

En clair, si vous inscrivez votre enfant à l’école, vous êtes tenus de vous assurer de son assiduité sous peine de suspension de vos allocations, si, à l’inverse, vous optez pour l’instruction en famille, vous pouvez gérer son instruction comme bon vous semble, vous toucherez quand même vos allocations… Où est la logique ?

2. A quoi servent les allocations familiales ?

Concrètement, de quelles allocations parlons-nous ? Il s’agit ici des allocations familiales de base, versées à partir de deux enfants à charge pour un montant de 123,92 € (avant RDS). Ces allocations sont versées sans conditions de ressources. Cela implique que, que vous touchiez 850 € par mois ou 25 000 € par mois, vous percevrez le même montant d’allocations…

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Vendredi 12 mars : grève dans les collèges et lycées

Publié le 9 mars 2010 par David | Catégorie Actualités, Education, Services publics, agenda.

Les syndicats appellent à une journée de grève

le 12 mars dans les collèges et lycées

A Nice : rassemblement à 10h devant le rectorat !

Article publié sur Lemonde.fr le 08.03.10 :

Plusieurs syndicats d’enseignants, dont le SNES-FSU - premier syndicat du second degré - ont appelé, mercredi 17 février, les collèges et lycées à une journée nationale de grève et de manifestations le vendredi 12 mars pour protester contre la politique menée par le gouvernement. “On appelle à la grève nationale et à des manifestations le 12 mars pour dénoncer les réformes Chatel dans l’éducation”, a expliqué Roland Hubert, cosecrétaire général du SNES-FSU.

Lors de cette journée, les syndicats manifesteront leur opposition aux “conditions dans lesquelles va s’effectuer la rentrée en raison des coupes budgétaires et des suppressions de postes”, à “la réforme du lycée” et aux “conditions d’accueil des futurs lauréats des concours enseignants à la rentrée” notamment, a-t-il ajouté.

L’intersyndicale comprend, outre le SNES-FSU, les organisations Snalc-CSEN, SNEP-FSU, Snetap-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, SUD Education, et SNCL-FAEN.

Immigration : si seulement Nicolas Sakozy écoutait Benoît XVI !

Publié le 26 décembre 2009 par Jean-Sol Partre | Catégorie Education, Immigration, Laïcité.

Nicolas Sarkozy, pendant le discours du Pape, le 20.12.07, à LatranNicolas Sarkozy, président de la République française, nous a expliqué, lors de son discours de Latran, le 20 décembre 2007, que « la laïcité ne saurait être la négation du passé. La laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû ». Il nous a expliqué ensuite que la morale laïque que l’on nous avait enseignée à l’école, celle sur laquelle nous basions nos actions, est limitée, qu’elle ne peut suffire, parce qu’elle « risque toujours de s’épuiser quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini ». Il nous l’a dit clairement, en présence du Pape Benoît XVI : «  Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »

Nous savons donc désormais que, pour toute question morale, nous devons écouter et suivre les préceptes de l’Église plutôt que ceux de nos professeurs…

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François Rebsamen : Le soutien scolaire pour les plus aisés

Publié le 15 décembre 2009 par Jean-Sol Partre | Catégorie Education.

Dans la continuité de la réflexion amorcée lors de notre conférence-débat “laïcité et éducation”, un autre exemple de financement de l’éducation privée au détriment de l’école publique,  une déclaration de François Rebsamen sur le site de l’Espoir à Gauche, le 11.12.09 :

François Rebsamen

“Le Sénat a rétabli lundi l’avantage fiscal dont bénéficient les personnes recourant à une entreprise de soutien scolaire pour des cours à domicile et qui avait été supprimé par l’Assemblée nationale en première lecture du projet de loi de finances pour 2010.

Un amendement du groupe UMP du Sénat rétablissant l’avantage fiscal a été voté avec l’avis favorable du gouvernement.
Le soutien scolaire bénéficie ainsi d’une réduction ou crédit d’impôt au titre des services à la personne. Tout particulier utilisant des services à la personne à son domicile peut donc bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu égale à 50% des sommes restées à sa charge dans la limite de 6.000 euros.
La gauche a voté contre ce rétablissement favorable aux ménages les plus aisés. En effet, les familles modestes ne sont pas en capacité de régler 500€ par mois aux entreprises spécialisées dans ce domaine pour le soutien de leurs enfants en difficultés scolaires.
Une fois de plus, le Gouvernement poursuit le développement d’une politique d’éducation à deux vitesses, supprimant 16 000 postes dans Éducation Nationale dans le budget 2010, favorisant l’enseignement privée pour les plus aisés.”

Contre la suppression de l’Histoire-Géographie en Terminale Scientifique

Publié le 1 décembre 2009 par Bob | Catégorie Education.

Pour rester dans le thème de l’éducation, un magistral plaidoyer de l’économiste Jacques Sapir...

Jacques SapirOn peut supposer que les pressions des associations de mathématiciens et de physiciens qui veulent à tout prix conserver à cette terminale son caractère de « pureté » ont dû être très fortes ces derniers jours. Cela aboutit à une décision qui privera plus de la moitié des lycéens de Terminale d’un enseignement tout à fait nécessaire (ces matières seraient maintenues dans un cadre optionnel). Cette question ne concerne pas que les historiens et géographes, même si l’on ne doit pas s’étonner que ces derniers protestent très vigoureusement. Ancien élève de ce que l’on appelle une Terminale Scientifique (une Terminale C en l’occurrence), économiste et spécialiste en recherches stratégiques, je me suis senti personnellement interpellé par cette mesure.

Une mesure démagogique et une politique schizophrène.
Tout le monde peut comprendre, au vu de ce qu’est un lycéen aujourd’hui, et plus particulièrement dans une section scientifique avec une spécialisation renforcée par la réforme, qu’une telle décision va aboutir à la suppression totale de cet enseignement. Très peu nombreux seront les élèves qui prendront une telle option. Nous ne devons donc nourrir aucune illusion. Le caractère démagogique de la mesure est évident dans la mesure où il fait reposer sur les élèves la décision de prendre ou de ne pas prendre les cours d’Histoire et Géographie à un moment où la spécialisation de la filière vient d’être réaffirmée.
Alors que, aujourd’hui, plus de 50% des élèves ont choisi la Terminale Scientifique, ceci revient à enlever l’enseignement d’Histoire et Géographie à cette même proportion. Quand bien même on arriverait dans le cours de la réforme à faire baisser ce nombre vers le 35%, ceci resterait absolument inacceptable.
Seul le rétablissement de l’Histoire et de la Géographie dans le cadre de cours obligatoires peut garantir qu’elles seront suivies par les élèves des Terminales Scientifiques.
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