Rubrique ‘Environnement’

Solutions locales pour un désordre global

Publié le 17 avril 2010 par David Nakache | Catégorie Economie, Environnement, Réflexion.

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un film…

« Solutions locales pour un désordre global », de Coline Serreau, est un documentaire politique et féministe très courageux qui pose enfin le problème des semences et de la privatisation du vivant au grand jour, et qui appelle, au final, à la désobéissance civile en soutenant les agriculteurs qui conservent leurs semences naturelles.

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Comme annoncé sur ce blog (rubrique agenda), Coline Serreau était présente à Nice jeudi soir pour une soirée – débat organisée autour de son film par ADN, l’Association pour la Démocratie à Nice, au Rialto, rare salle de cinéma à Nice ayant le courage de programmer des films subversifs.

La question des semences :

Dans l’agriculture traditionnelle, les paysans conservent leurs semences pour les années suivantes, se les échangent pour améliorer les récoltes et maintiennent ainsi la diversité du vivant (chaque région du monde cultive un type de fruit ou de légume adapté à son climat, son sol, etc., ce qui permet de conserver une infinité d’espèces végétales différentes). Depuis la mainmise de quelques grandes firmes sur l’agriculture on interdit aux paysans de planter leurs semences. Ils doivent acheter des semences à ces firmes chaque années (les semis sont stériles la seconde année) et deviennent ainsi dépendant financièrement alors que la conservation naturelle des semences leur procurait auparavant, gratuitement, de quoi replanter l’année suivante.

Au delà de la condition paysanne qui devient catastrophique (ce qui est bien montré dans le film avec les suicides en masse d’agriculteurs dans le monde), ces firmes ont privatisé le vivant : elles seules détiennent les brevets sur les tomates, les concombres, tous les fruits et légumes que l’on consomme… Elles ont réduit la biodiversité à quelques types de produits que l’on a le droit de cultiver et de consommer. A noter que la grande majorité des brevets sur les fruits et légumes consommés en France appartient à un groupe bien connu des anti-OGM, un certain Monsanto…

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Croissance maitrisée ou décroissance subie ?

Publié le 14 avril 2010 par David Nakache | Catégorie Economie, Environnement.

La circulation automobile pour tous...« La France de 62 millions d’habitants possède 36 millions d’automobiles. La Chine de 1 330 millions d’habitants en possède aussi  36 millions. Si les Chinois devaient vivre comme les Français, leur pays devrait posséder plus de 770 millions d’automobiles. Ce seul chiffre doublerait le parc automobile mondial. Cet accroissement est impossible du seul fait qu’il n’y aura jamais assez d’acier, de plastiques, d’aluminium, de plomb, de cuivres… pour construire autant de véhicules, ni assez de pétrole pour les mouvoir.  Ce raisonnement quantitatif peut s’étendre à l’Inde, au Brésil, à l’Afrique du Sud et autres « pays émergents », ainsi que s’élargir à la proportion de téléviseurs, de réfrigérateurs, de téléphones mobiles, d’ordinateurs… entre un Français moyen et un Chinois moyen. Jamais la Chine, l’Inde, le Brésil ne vivront comme la France, l’Allemagne, les États-Unis ou l’Australie de 2008. Jamais. Non que ces “pays émergents” n’en n’aient pas l’envie, mais parce que la Terre ne possède pas assez de matières premières et de capacité de régénération pour produire tant d’objets et absorber tant de déchets. En revanche, il est probables que la France, l’Allemagne, les États-Unis ou l’Australie de 2050 vivent comme la Chine, l’Inde ou le Brésil. »

Yves Cochet, Antimanuel d’écologie, ed. Bréal, 2009, pp. 34-35.

Jeudi 15 avril 2010 : projection - débat autour du film “Solutions locales pour un désordre globale”

Publié le 8 avril 2010 par David Nakache | Catégorie Environnement, agenda.

PROJECTION - DÉBAT :


“Solutions locales pour un désordre globale” (le site du film ici) ,

coproduit par Colibris (Mouvement pour la terre et l’humanisme, crée et animé par Pierre Rabhi, voir le site ici),

Le jeudi 15 avril à 20h au cinéma Rialto à Nice

en présence de la réalisatrice, Coline Serreau.

….

Attention : vente des billets dès 14 h !

Pins parasols place Masséna : on rebouche !

Publié le 1 avril 2010 par Jean-Sol Partre | Catégorie Environnement, Fallait pas ! !, Politique à Nice.

La Mairie de Nice avait déraciné 14 pins parasols lors de l’installation des gradins du Carnaval 2010, pourtant dédié à l’environnement.

Alors que Mari-Luz Hernandez Nicaise et Yann Librati avaient demandé le retour des arbres place Masséna (lire ici), la Ville de Nice rebouche les emplacements où étaient plantés les pins parasols : toujours moins d’arbres alors que l’on palabre sur la coulée verte, toujours plus de dalles grises et de béton, ça nous promet une belle fournaise en été !

Pins parasols place Masséna : on rebouche !

Benoit Hamon : “Il faut une taxe écologique aux frontières de l’UE”

Publié le 28 janvier 2010 par Magali | Catégorie Environnement, Europe.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xc00yb_lamphi-de-france-info-du-26-janvier_news[/dailymotion]

Installation du carnaval 2010 sur le thème de l’environnement : 14 pins parasols déracinés !

Publié le 28 janvier 2010 par David Nakache | Catégorie Environnement, Le quotidien, Politique à Nice.

Article Nice Matin du 27.01.10 :

Article Nice Matin du 27.01.10

Article Métro Nice du 27.01.10 :

Article Métro Nice le 27.01.10

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Environnement ou liberté d’entreprendre, quelles priorités ?

Publié le 19 décembre 2009 par Lucrezia | Catégorie Economie, Environnement.

PekinAlors que le sommet de  Copenhague s’achève, les avis concernant les objectifs fixés restent très partagés. Certains, confiants, peut être épris d’un utopisme sans égal dû à la consommation d’une drogue dure particulièrement nocive (TF1), voyaient déjà l’apport de cette manifestation comme une révolution trop attendue. Imaginons le tableau ; Casimir et ses joyeux fanfarons se réunissent autour d’un grand gouter et décident en chansons de l’avenir de la planète. Entre deux cupcakes on fixe les chiffres à atteindre, et on les impose à des peuples dociles et confiants, dans une société ou l’argent n’est pas un problème. Certes, le sans plomb 98 parfum Lilas on en rêve tous, mais quelle est donc la lobotomie cérébrale qui a réussi a suffisamment engluer les esprits pour faire croire à une pareille déconnexion de la réalité ? Hélas, dans le monde réel, celui de la TVA à 19,6% pour tous, Casimir se transforme en une caricature allemande des années 30 du capitaliste américain, et le gentil peuple est nourri de démagogie, au point de ne savoir plus penser par lui-même.

Qui a dit que l’impérialisme avait disparu en Europe ? Il est bel bien présent. Passé le coté néocolonialiste, l’impérialisme renaît sous une nouvelle forme (à supposer qu’il ait disparu un jour) et se manifeste aujourd’hui. Ces grands pays, maintenant développés -du moins en principe- prétendent encore dicter une ligne de conduite à des pays « émergeants » voire émergés et submergeant.  Nous qui avons profité de tout le confort polluant du demi siècle passé, devrions imposer aux pays qui peuvent maintenant se permettre ce luxe de jouer les bobos avec un vélo vert ? Or, si la mode bobo est accaparée au possible ici, elle n’a pas du tout la même connotation dans ces pays là. 70 ans de vélo, un ras-le-bol est compréhensible et maintenant chacun de ces pays a le droit de revendiquer une voiture pour chacun de ses habitants. A propos des poumons de la planète, tout le monde est conscient que ce n’est pas idéal. Alors pour avoir le droit de revendiquer légitimement le blocage du processus irréversible de pollution, pourquoi ne pas prouver que les pays bien installés sont capables de faire des efforts colossaux, remarquables ? Mais en sommes nous capables ?

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L’environnement, variable d’ajustement du gouvernement

Publié le 11 décembre 2009 par David Nakache | Catégorie Actualités, Crise sociale, Environnement.

Pollution automobileNicolas Sarkozy ne cesse de s’en targuer : il a signé le pacte écologique de Nicolas Hulot lorsqu’il était candidat, et il l’applique une fois en fonction. Il est donc le premier président français à mettre en œuvre une fiscalité écologique, la fameuse “taxe carbone”.

Peu importe que Cécile Duflot explique par A + B que, en deçà d’un certain seuil, la taxe carbone sera, de fait, inefficace ; peu importe que Ségolène Royal démontre par A + B qu’il est socialement injuste de taxer des particuliers pour les pousser à changer de comportement alors qu’ils n’ont pas la possibilité de le faire (à savoir se déplacer en polluant moins puisque les voitures électriques ne sont pas encore sur le marché à des prix abordables)  : le gouvernement a légiféré en dépit du bon sens.

Mais jusque là, l’honneur sarkoziste est sauf, la promesse électorale est tenue, le gouvernement lave plus vert que les Verts.

Patatras ! Il a suffit d’un simple préavis de grève des chauffeurs routiers menaçant de paralyser la France pour les fêtes de noël pour que la vérité se fasse jour : cherchant désespérément une sortie de secours dans son bras de fer avec les syndicats, Dominique Bussereau a proposé de réduire de 100 millions d’euros la taxe carbone pour les entreprises du transport routier avant de faire machine arrière, à toute vitesse, et de remplacer la réduction de la taxe carbone par une réduction des charges professionnelles… En plein sommet de Copenhague, brader l’environnement pour acheter la paix sociale, ça fait mauvais effet !