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Alors que le sommet de Copenhague s’achève, les avis concernant les objectifs fixés restent très partagés. Certains, confiants, peut être épris d’un utopisme sans égal dû à la consommation d’une drogue dure particulièrement nocive (TF1), voyaient déjà l’apport de cette manifestation comme une révolution trop attendue. Imaginons le tableau ; Casimir et ses joyeux fanfarons se réunissent autour d’un grand gouter et décident en chansons de l’avenir de la planète. Entre deux cupcakes on fixe les chiffres à atteindre, et on les impose à des peuples dociles et confiants, dans une société ou l’argent n’est pas un problème. Certes, le sans plomb 98 parfum Lilas on en rêve tous, mais quelle est donc la lobotomie cérébrale qui a réussi a suffisamment engluer les esprits pour faire croire à une pareille déconnexion de la réalité ? Hélas, dans le monde réel, celui de la TVA à 19,6% pour tous, Casimir se transforme en une caricature allemande des années 30 du capitaliste américain, et le gentil peuple est nourri de démagogie, au point de ne savoir plus penser par lui-même.
Qui a dit que l’impérialisme avait disparu en Europe ? Il est bel bien présent. Passé le coté néocolonialiste, l’impérialisme renaît sous une nouvelle forme (à supposer qu’il ait disparu un jour) et se manifeste aujourd’hui. Ces grands pays, maintenant développés -du moins en principe- prétendent encore dicter une ligne de conduite à des pays « émergeants » voire émergés et submergeant. Nous qui avons profité de tout le confort polluant du demi siècle passé, devrions imposer aux pays qui peuvent maintenant se permettre ce luxe de jouer les bobos avec un vélo vert ? Or, si la mode bobo est accaparée au possible ici, elle n’a pas du tout la même connotation dans ces pays là. 70 ans de vélo, un ras-le-bol est compréhensible et maintenant chacun de ces pays a le droit de revendiquer une voiture pour chacun de ses habitants. A propos des poumons de la planète, tout le monde est conscient que ce n’est pas idéal. Alors pour avoir le droit de revendiquer légitimement le blocage du processus irréversible de pollution, pourquoi ne pas prouver que les pays bien installés sont capables de faire des efforts colossaux, remarquables ? Mais en sommes nous capables ?
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