Rubrique ‘Fallait pas ! !’

L’attachée de presse d’Eric Ciotti joue les mères «désemparées» dans un reportage bidon de TF1

Publié le 25 juin 2011 par Jean-Sol Partre | Catégorie Arrêt sur image, Fallait pas ! !.

Tout commence par un gentil reportage de TF1 à la gloire d’Eric Ciotti et de son contrat de responsabilité parentale, dispositif permettant de suspendre les allocations familiales des parents dont les enfants sont absents à l’école. Sauf que voilà, le témoignage de la pauvre maman aidée par ce dispositif miracle est bidon : il s’agit de l’attachée de presse de Ciotti lui-même et Jacques Victor, élu communiste, la reconnaît…

Article 20 mn du 24.06.11 :

La collaboratrice de l’élu UMP des Alpes-Maritimes se fait passer pour une mère de famille sous «contrat de responsabilité parentale» dans un JT…

” «J’ai un enfant qui ne va plus à l’école, qui commence à sécher et je suis un peu inquiète.» Cette femme, qui se dit «désemparée» dans un sujet du «13 heures» de TF1 n’a pas d’enfants. C’est l’attachée de presse d’Eric Ciotti, le député et président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes qui a mis en place le «contrat de responsabilité parentale» dont le reportage est censé démontrer les résultats «apparemment positifs».

La rumeur a bruissé sur Twitter, avant d’être confirmée sur France Info par Jacques Victor, président du groupe communiste au Conseil Général des Alpes-Maritimes. «Je n’étais pas au courant», affirme de son côté Eric Ciotti, se déclarant «choqué». «C’est une faute professionnelle», a réagi le leader de la droite populaire. Selon lui, son attachée de presse a participé au sujet «à la demande de TF1». La chaîne, elle, n’a pas réagi. “

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xjih9c_tf1-l-attachee-de-presse-de-ciotti-joue-la-comedie_news[/dailymotion]

Une dépêche AFP du 26.04.11 précise que l’attachée de presse a présenté sa démission et que TF1, de son côté, met en cause Nice Matin :

“Ce n’est pas la rédaction de TF1 qui a réalisé le sujet, mais des journalistes de Nice Matin, souligne la chaîne.  “On a subi un préjudice assez important”, a réagi Catherine Nayl, la directrice de l’information de TF1. “Je suis en colère par rapport à la façon dont les journalistes de Nice Matin, qui travaillent dans le cadre de nos accords avec la presse quotidienne régionale, ont réalisé leur reportage”. “


Christian Estrosi veut baisser le montant des allocations familiales

Publié le 11 juin 2011 par Jean-Sol Partre | Catégorie Fallait pas ! !, Le quotidien, Révolte !.

Christian Estrosi vient de déposer une proposition de loi faisant baisser les allocations familiales à partir du troisième enfant.

Explications :

1/ Christian Estrosi propose de verser des allocations familiales dès le premier enfant, ce qui est une très bonne chose.

2/ Se faisant, il propose de verser la même somme à chaque enfant supplémentaire. Ne pouvant proposer de montant d’allocations familiales dans un projet de loi (c’est le gouvernement qui en fixe le montant par décret), il cite une étude de la CNAF évoquant 60 € par enfant, puis donne un exemple avec 65 € par enfant supplémentaire. Or cela revient tout simplement à baisser le montant versé dès le troisième enfant, encore plus pour le quatrième, et ainsi de suite.

Christian Estrosi, dans sa proposition de loi, donne le tableau suivant, « à titre d’exemple », pour démontrer que l’on peut selon lui verser les allocations dès le premier enfant tout en faisant des économies sur la globalité des allocations familiales versées :

Exemple de nouveaux montants d\'allocations familiales proposé par Christian Estrosi dans son projet de loi.

3/ Alors que le système actuel ajoute 161,17 € par enfant supplémentaire, le système Estrosi n’en n’ajoute que 65 € ! La perte sera croissante et, au final, considérable pour une famille de 6 ou 7 enfants. Cela revient donc à pénaliser lourdement les familles nombreuses tout en faisant croire que l’on fait une proposition « sociale »…

Il ne reste plus qu’à nos députés à déposer un amendement pour verser les allocations familiales dès le premier enfant tout en maintenant les montants actuels pour les allocations versées pour deux enfants et plus.

Ce qui est écœurant dans cette triste affaire, c’est que même lorsque l’annonce semble positive, il faut systématiquement lire la proposition de loi dans le détail pour constater les méfaits l’UMP.

Il faut enfin rappeler que ce sont les familles nombreuses qui sont majoritairement précaires et que donner une allocation dès le premier enfant sans condition de ressources revient à faire un cadeau supplémentaire à des couples aisés qui n’en n’ont pas forcément besoin…

Mariage homosexuel : l’UMP en dessous de tout !

Publié le 28 mai 2011 par David Nakache | Catégorie Fallait pas ! !, Revue de Presse, Révolte !.


UMP - FNL
‘UMP, toujours plus bas, remet en jeu son titre de “la droite la plus bête du monde” en réveillant ses vieux démons homophobes : alors que le PS propose d’autoriser le mariage entre personnes de même sexe, une députée UMP demande “et pourquoi pas avec des animaux” …

“Brigitte Barèges a choqué ses collègues avec une allusion à la zoophilie lors de l’examen d’une proposition de loi sur le mariage gay.”

Article publié sur l’Express.fr le 25.05.11 :

Tollé à l’Assemblée nationale. Alors que la commission des Lois de l’Assemblée nationale examinait à huis clos une proposition de loi socialiste pour autoriser le mariage homosexuel, la députée-maire de Montauban, Brigitte Barrèges s’est exclamée: “Et pourquoi pas des unions avec des animaux? Ou la polygamie?”.

Ces propos ont été rapportés par plusieurs députés, comme Bruno Le Roux (PS) et George Pau-Langevin (PS). Sollicitée par l’AFP, Brigitte Barèges n’avait pu être jointe en fin d’après-midi.

Lors de la réunion, comme plusieurs de ses collègues PS protestaient, Brigitte Barèges a rétorqué qu’elle avait dit cela sur le “ton de la plaisanterie”, qu’elle était personnellement “favorable à tous types de relations sexuelles entre adultes consentants” et que l’on “ne pouvait pas la suspecter d’être homophobe”.

Gêné, le président de la commission des lois, Jean-Luc Warsmann (UMP), a alors suggéré de retirer les propos de la députée UMP du compte-rendu de la réunion.

“Ne soyez pas réactionnaires!”

La proposition de loi, qui sera discutée en séance publique à l’Assemblée nationale le 6 juin, a sans surprise été rejetée par la commission.

“Un choix politique au sens le plus noble qui soit”, a dit Patrick Bloche (PS) tandis que l’écologiste Noël Mamère lançait: “Ne soyez pas réactionnaires! La société est en avance par rapport au politique”. Le député UMP Etienne Blanc a pour sa part jugé qu’”avec le Pacs, de nouveaux droits ont été consentis” aux homosexuels et qu’”ils répondent suffisamment aux besoins”.

Dans un communiqué publié mardi, Brigitte Barèges, avocate de formation, avait apporté son soutien au manifeste contre le sexisme, lié au traitement de l’affaire DSK. Elle regrettait “que les mentalités n’aient pas évolué” en ce domaine et déplorait “cette culture ‘gauloise’, certainement responsable du fait qu’encore aujourd’hui, les femmes se sentent culpabilisées” dans les affaires d’agressions sexuelles.

Le Canard enchaîné : “La pharmacienne de Sarko vit un conte de fée à Nice”

Publié le 12 mai 2011 par David Nakache | Catégorie Fallait pas ! !, Politique à Nice, Revue de Presse, Une.

Révélation du Canard Enchaîné, édition du 11 mai 2011 :

Le Canard enchaîné, 11.05.11

Le nouveau Préfet des AM, ancien collaborateur de Christian Estrosi !

Publié le 28 avril 2011 par Jean-Sol Partre | Catégorie Fallait pas ! !.

On a vu, à de nombreuses reprises, les dégâts causés par les décisions prises par le Préfet des Alpes-Maritimes, Francis Lamy.

Ses prises de positions répétées ont bien montré le danger de la concentration de quasiment tous les pouvoirs locaux sur une seule ligne politique, celle de l’UMP : Estrosi à Nice, Ciotti au Conseil Général et Lamy à la Préfecture.

Que l’on se souvienne, si besoin était, de sa gestion de l’affaire des demandeurs d’asile du 1 avenue Clémenceau et de la part belle laissée à Nissa Rebella (lire ici) !

Le Préfet Lamy s’en va, promu préfet de région en Auvergne, mais le pire reste à venir !

En effet, on apprend que le nouveau Préfet, Jean-Michel Drevet, n’est autre que l’ancien directeur de cabinet de Christian Estrosi lorsqu’il était ministre de l’industrie (lire ici).

Alors que le Préfet, dans bien des cas, doit contrôler, au nom de l’Etat, le pouvoir du maire, à Nice, le Préfet est nommé pour plaire au Maire, et n’est autre que son ancien collaborateur !

Rappelons que le Préfet est tenu à la plus stricte neutralité politique et doit s’assurer de l’équité la plus parfaite entre toutes les villes du département.

Pendant que Christian Estrosi est en train de se constituer une Métropole UMP pour renforcer encore son fief niçois, nul doute que cette étrange nomination ne pourra que lui faire plaisir ! Elle ne présage en tous cas rien de bon pour la démocratie à Nice.

Cinq ans après, que reste-t-il des promesses sociales de Sarkozy ?

Publié le 20 avril 2011 par David Nakache | Catégorie Fallait pas ! !, Révolte !.

Article d’Anne-Laëtitia Béraud publié dans 20 mn le 19.04.11 :

POLITIQUE - Le chef de l’Etat s’est rendu ce mardi dans les Ardennes, près de cinq ans après son discours à «la France qui souffre», alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle…

Le 18 décembre 2006, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur et candidat à l’élection présidentielle, tenait à Charleville-Mézières un discours important adressé à «la France qui souffre», introduisant son slogan de campagne «travailler plus pour gagner davantage».

Ce mardi, le président de la République est revenu dans les Ardennes, où il a visité une usine avant de rencontrer des élus locaux. Ce retour dans ce département est l’occasion de dresser les réussites et les échecs de plusieurs promesses annoncées par le Président en 2006. Tour d’horizon par 20Minutes.

>> La vidéo du discours de Nicolas Sarkozy à Charleville-Mézières en décembre 2006

Discours de Charleville-Mézières par ump

-«Je propose de donner aux Français la possibilité de s’endetter davantage pour investir» (38’01)

Depuis la crise économique et financière, l’idée de l’endettement des ménages pour relancer la croissance a pris du plomb dans l’aile. Les crédits renouvelables («revolving») et leurs abus ont notamment fait l’objet d’une loi sur la réforme sur le crédit à la consommation.

- «Je propose que les heures supplémentaires soient exonérées de charges sociales et même d’impôts» (38’55)

La promesse a été tenue. La loi TEPA «en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat» d’août 2007 a permis l’exonération des heures supplémentaires. En 2007, la ministre de l’Economie Christine Lagarde a déclaré que le coût des heures supplémentaires était de six milliards d’euros par an pour l’Etat, soit «plus de la moitié du coût global» du projet de loi, estimé entre 10 à 11 milliards d’euros et à «13,6 milliards d’euros en régime de croisière».

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Le bilan du FN quand il dirige: affairisme, discrimination, condamnation

Publié le 25 mars 2011 par David Nakache | Catégorie Fallait pas ! !, Non à l'extrême droite.

Article publié sur le site national du Parti Socialiste :

Le bilan du FN quand il dirige: affairisme, discrimination, condamnation

Le FN voudrait se présenter comme un parti neuf. ll voudrait faire oublier qu’il a déjà été aux affaires dans les années 90 dans plusieurs villes, qu’il a présenté comme ses «laboratoires»: Vitrolles, Marignane, Toulon, Orange en particulier. Retour en arrière sur les villes où le FN a été au pouvoir, et le désastre qui l’a accompagné pour tous ceux qui y habitaient.

Ils disent: «L’argent public est dilapidé» mais ils gaspillent l’argent des contribuables

A Toulon, l’ancien maire Jean-Marie Chevallier et sa femme ont été condamnés en appel à 8 mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende pour détournement de fonds publics et complicité d’abus de confiance. Bien peu en comparaison de l’ardoise de 3 millions d’euros laissée par une association créée par le maire de Toulon, et qui absorbait jusqu’à 90% des subventions municipales destinées aux vacances, et dépensait sans compter.

Ils disent: «Mains propres et tête haute» mais ils détournent l’argent public pour le financement politique

Catherine Mégret (FN passée ensuite au MNR) a également été condamnée, tout comme son mari, pour avoir envoyé, aux frais de la commune de Vitrolles, plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer la candidature de son époux pour l’élection présidentielle de 2002, à huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.

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Quand Christian Estrosi voulait vendre une centrale nucléaire à Kadhafi…

Publié le 22 mars 2011 par David Nakache | Catégorie Economie, Fallait pas ! !, International.

Article de Quentin Girard, publié dans Libération le 21 mars 2011 :

Fin 2010, la France voulait toujours vendre du nucléaire à la Libye

Le ministre de l\'économie et du commerce libyen, Mohammad Alahoij, et l\'ancien ministre de l\'industrie, Christian Estrosi, le 21 octobre 2010. (AFP)Le 21 octobre 2010, il y a exactement cinq mois, Christian Estrosi, alors ministre de l’Industrie, s’est rendu en Libye. Au contraire d’Henri Guaino qui a passé, selon sa version, le nouvel an chez un ami diplomate, la visite de l’actuel maire de Nice était très officielle.

A l’issue de sa rencontre avec le ministre de l’industrie et des transports libyen, un accord de partenariat commercial a été signé entre les deux pays. Comme le précise la dépêche de l’agence Reuters de l’époque, selon Christian Estrosi, cela devait «conduire à une coopération stratégique dans les domaines du transport, de la santé, de la construction, des hydrocarbures et de l’énergie nucléaire civile». Joint par Libération.fr, le prédécesseur d’Eric Besson confirme qu’il était bien en Libye ce jour-là, pour principalement, selon lui, «livrer un Airbus à la compagnie Air Libya, avec une délégation de représentants de grandes entreprises françaises, notamment de Suez environnement, Thales, GDF-Suez, Airbus».

Pour le nucléaire, l’objectif pour la France est alors d’entamer des négociations préalables à une coopération. Cinq mois plus tard, Christian Estrosi insiste sur l’idée que «ce n’était qu’une étude. Nos groupes français étaient en concurrence avec d’autres grands groupes étrangers.»

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