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Nice Massena continue son travail d’analyse de la première année d’exercice du pouvoir de Barack Obama. Nous avons amorcé ce débat lors de notre dernière réunion de section suite à la présentation faite par Mathieu (consultable ici).
Nice Massena a rencontré Laurent Bouvet, professeur de Science Politique à l’université de Nice Sophia-Antipolis, spécialiste de la pensée politique américaine contemporaine, la social-démocratie et le libéralisme. Cette interview a été réalisée le 3 novembre 2009, peu après l’attribution du prix Nobel au président des États-Unis.
Vous pourrez également venir écouter Laurent Bouvet lors de notre conférence-débat sur le thème « Laïcité et Éducation », le mercredi 9 décembre à 19H (détails dans la rubrique « agenda »).
Interview :
Nice Massena : Barack Obama vient de recevoir le prix Nobel de la paix. Le président américain, nouvellement élu, a-t-il réellement les moyens de ses ambitions, notamment dans deux secteurs particuliers : la santé et la diplomatie ? Et, plus précisément, concernant la diplomatie, que faut-il entendre par le concept de « soft power » cher à Obama ?
Laurent Bouvet : Sur la question du prix Nobel, il y a deux manières de voir les choses.
Soit, et c’est l’aspect positif de cette attribution, on considère que le prix Nobel a été donné parce que Barack Obama représente une rupture avec ce qui précède et, en définitive, avec l’Amérique de Bush, et c’est donc un prix Nobel attribué pour ce qu’il a déjà accompli du seul fait sa présence. Soit, et c’est la deuxième possibilité, on considère que c’est un prix Nobel uniquement des « bonnes intentions ». J’ai un petit peu de mal à trancher entre les deux. C’est évidemment encore tôt pour attribuer un prix Nobel à un président qui n’a encore rien fait. Il est de plus toujours délicat d’attribuer un prix Nobel à un chef d’état en activité, commandant en chef de son armée, qui plus est en activité comme c’est le cas actuellement en Afghanistan.
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