Rubrique ‘International’

« Obama, prix Nobel de la Paix », rencontre avec Laurent Bouvet, seconde partie

Publié le 9 décembre 2009 par David | Catégorie International, Parti Socialiste, Réflexion.

Laurent BouvetSuite et fin de l’interview de Laurent Bouvet sur le bilan de la première année de Barack Obama à la Maison Blanche.

Cette interview a été réalisée le 3 novembre 2009, peu après l’attribution du prix Nobel au président des États-Unis et donc avant l’annonce par le président américain de l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.

Je vous rappelle que vous pourrez également venir écouter et rencontrer Laurent Bouvet lors de notre conférence-débat sur le thème « Laïcité et Éducation », le mercredi 9 décembre à 19H (détails dans la rubrique « agenda »).

Interview :

Nice Massena : La question raciale est particulièrement prégnante aux États-Unis, joue-t-elle actuellement contre Barack Obama ?

Laurent Bouvet : C’est ce qu’on a appelé « l’effet Bradley », du nom de l’ancien maire de Los Angeles, qui voulait se présenter à l’élection de gouverneur de l’État de Californie. Il y a donc bien un effet du racisme qui joue encore incontestablement, même s’il est difficilement mesurable. Et ce que l’on voit dans la mobilisation contre le projet de santé, du côté des Républicains, c’est que les arguments du racisme sont réintroduits dans le débat. Ils avaient été mis de côtés durant l’élection présidentielle. Ils avaient certes été un petit peu utilisés par les Clinton, qui avaient un peu joué « la carte de la race », comme on dit aux États-Unis, durant les primaires. Là, ils ont été réutilisés par les Républicains lors du débat. Si les choses se dégradaient pour Obama, il est possible que le poids de l’argument racial augmente par effet mécanique.

Obama a un problème de crédibilité, non pas parce qu’il est noir, mais parce qu’il a beaucoup promis. Il est de plus devant des situations qui sont, objectivement, particulièrement difficiles.

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« Obama, prix Nobel de la Paix », rencontre avec Laurent Bouvet, première partie

Publié le 8 décembre 2009 par David | Catégorie International, Réflexion.

Laurent BouvetNice Massena continue son travail d’analyse de la première année d’exercice du pouvoir de Barack Obama. Nous avons amorcé ce débat lors de notre dernière réunion de section suite à la présentation faite par Mathieu (consultable ici).

Nice Massena a rencontré Laurent Bouvet, professeur de Science Politique à l’université de Nice Sophia-Antipolis, spécialiste de la pensée politique américaine contemporaine, la social-démocratie et le libéralisme. Cette interview a été réalisée le 3 novembre 2009, peu après l’attribution du prix Nobel au président des États-Unis.

Vous pourrez également venir écouter Laurent Bouvet lors de notre conférence-débat sur le thème « Laïcité et Éducation », le mercredi 9 décembre à 19H (détails dans la rubrique « agenda »).

Interview :

Nice Massena : Barack Obama vient de recevoir le prix Nobel de la paix. Le président américain, nouvellement élu, a-t-il réellement les moyens de ses ambitions, notamment dans deux secteurs particuliers : la santé et la diplomatie ? Et, plus précisément, concernant la diplomatie, que faut-il entendre par le concept de « soft power » cher à Obama ?

Laurent Bouvet : Sur la question du prix Nobel, il y a deux manières de voir les choses.

Soit, et c’est l’aspect positif de cette attribution, on considère que le prix Nobel a été donné parce que Barack Obama représente une rupture avec ce qui précède et, en définitive, avec l’Amérique de Bush, et c’est donc un prix Nobel attribué pour ce qu’il a déjà accompli du seul fait sa présence. Soit, et c’est la deuxième possibilité, on considère que c’est un prix Nobel uniquement des « bonnes intentions ». J’ai un petit peu de mal à trancher entre les deux. C’est évidemment encore tôt pour attribuer un prix Nobel à un président qui n’a encore rien fait. Il est de plus toujours délicat d’attribuer un prix Nobel à un chef d’état en activité, commandant en chef de son armée, qui plus est en activité comme c’est le cas actuellement en Afghanistan.

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Obama, un an après

Publié le 7 décembre 2009 par Mathieu | Catégorie International, Réunion de section.

Barack ObamaPour les citoyens français que nous sommes, dresser le bilan d’un dirigeant politique américain après seulement un an de mandat reste une démarche avant tout symbolique. Cela permet de vendre des journaux, d’effectuer des comparaisons avec les prédécesseurs type : «F.D Roosevelt, lui, avait construit une classe moyenne en 100 jours! ». Pourtant, le seul véritable jugement de sa politique aura lieu dans les urnes, lorsque les américains iront voter aux mid-terms dans un an et pour l’élection présidentielle dans trois ans. A Nice Masséna, nous avons néanmoins souhaité lancer cette discussion lors de la dernière réunion de section. Pour éviter les redondances avec des articles récents, nous reviendrons seulement sur l’aspect géopolitique.

  1. Qu’attendait on réellement d’Obama ?

En matière de politique étrangère, qu’on le veuille où non, la politique des États-Unis surdétermine encore -pour le meilleur et pour le pire- la politique occidentale dans le monde. Et si l’on peut toujours rêver à l’émergence d’une future « Europe puissance », ce n’est pas la nomination de Catherine Ashton, pour le poste de Haut représentant aux affaires étrangères qui changera la donne…

L’une des attentes principales était qu’il parvienne à enrayer l’engrenage d’un « choc occident/monde musulman », encore complètement fictif il y a une dizaine d’années sauf pour S.Huntington, mais qui peu à peu, s’est malheureusement matérialisé du fait de la politique de l’administration Bush : conflits irakiens et Afghans, question israélo-palestinienne, dossier nucléaire iranien. Il s’agissait d’en finir avec l’approche manichéenne des neo-conservateurs (l’axe du mal , négation même de la diplomatie) et ainsi, réussir à redorer le blason de l’Amérique dans cette partie du monde.

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Vingt ans après, le rideau de fer divise toujours l’Europe

Publié le 17 novembre 2009 par Mathieu | Catégorie Actualités, Europe, International.

Guillaume Duval

Guillaume Duval, rédacteur en chefAlternatives Economiques

12-11-2009

Malgré la chute du mur de Berlin, l’Europe est toujours coupée en deux. Les pays de l’Est, faute de bénéficier de la solidarité de leurs voisins de l’Ouest, sont amenés à recourir au dumping fiscal, dans une Union européenne plus inégalitaire que jamais.

Il y a vingt ans, le mur de Berlin tombait. Et dans la foulée, ce qu’on appelait à l’époque le « bloc soviétique » s’écroulait en un temps record. En 2004, la plupart de ces pays intégraient l’Union européenne. Pourtant, même si, physiquement, la plupart des traces de cette période ont disparu à l’est de l’Europe, l’ex-rideau de fer continue pour une part non négligeable de diviser le Vieux Continent. Une division qui pèse négativement sur l’intégration européenne, comme l’épisode tchèque vient encore de le rappeler à propos de la ratification du traité de Lisbonne. Cette division est dans une grande mesure le fruit de la pingrerie des pays d’Europe de l’Ouest. Et l’amertume qui en résulte à l’Est a été encore ravivée par la crise économique de 2008-2009, qui laissera des traces durables.

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AMNESIQUE CEREMONIE DU 9 NOVEMBRE A BERLIN

Publié le 11 novembre 2009 par Jean-Marc | Catégorie Actualités, Crise sociale, International, Révolte !.

Elections au BundestagPour une grande part, cette cérémonie fut une belle opération de communication.

Bien entendu qui pourrait nier la dictature communiste qui officiait au sein du bloc soviétique.

Ce mur fut construit par la RDA sous la pression de Moscou.

Par contre, fêter les vingts ans de la réunification allemande, ne permet pas de tripatouiller l’histoire.

Si la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Tchécoslovaquie et l’Allemagne de l’Est se retrouvèrent sous le joug moscovite, l’Allemagne hitlérienne, l’autre dictature nazie, n’en aurait aucune responsabilité historique ?

J’ai du mal à croire que les américains à partir du 6 juin 1944, ai pu faire progresser leurs forces jusqu’à la frontière russe le 8 mai 1945 au matin.

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