Rubrique ‘International’

“Entre laisser-faire et protectionnisme, inventons le juste échange”, par Henri Weber

Publié le 7 octobre 2010 par David Nakache | Catégorie Economie, International, Parti Socialiste.

En écho à notre débat en réunion de section sur la convention nationale sur la nouvelle donne internationale et européenne, l’excellente tribune d’Henri Werber, député européen, publiée dans Le Monde hier :

“Entre laisser-faire et protectionnisme, inventons le juste échange”

Henri WeberLe 9 octobre, la convention nationale du Parti socialiste prendra position dans le débat, passablement hypocrite, entre libre-échangisme et protectionnisme. Je dis hypocrite, car les champions du libre-échange intégral sont souvent libre-échangistes pour les autres et s’ingénient à se protéger eux-mêmes. Quant à ceux du protectionnisme, ils postulent que leurs partenaires commerciaux s’abstiendront de toute rétorsion et se contenteront de protestations vigoureuses. En réalité, aucune économie n’est totalement ouverte ou fermée, à l’exception peut-être de celle de la Corée du Nord ! Les Etats-Unis, la Chine, l’Allemagne combinent à la fois ouverture et protection. Le débat porte sur les règles, l’encadrement, l’organisation du commerce international. Contrairement aux libre-échangistes, les socialistes ne croient pas que c’est en abaissant au maximum et au plus vite les obstacles à la libre-circulation des marchandises, des services et des capitaux, que l’humanité connaîtra la croissance la plus forte, la plus durable et la plus équitable.

La libéralisation et l’accélération spectaculaire des échanges internationaux depuis 1945 (et singulièrement depuis 1990) ont, certes, favorisé la croissance mondiale et permis le décollage des pays émergents - la Chine, l’Inde, le Brésil… Elles ont facilité l’avènement de la troisième révolution industrielle, celle de l’Internet et des biotechnologies. Mais elles ont débouché aussi sur des déséquilibres majeurs et périlleux : le surendettement massif et la désindustrialisation au Nord ; la déstabilisation explosive de nombreuses sociétés au Sud, soumises à une ouverture économique trop rapide et trop brutale. Des atteintes aussi, bientôt irréversibles, portées à notre environnement.

Contrairement aux chantres du protectionnisme, les socialistes ne pensent pas que c’est en dressant de hautes barrières douanières et en imposant de stricts quotas d’importations que nous parviendrons à sauver nos industries, nos emplois, nos acquis sociaux, face à la concurrence des pays à bas salaires. L’histoire des années 1930 nous enseigne qu’une telle politique aggrave la crise en contractant le commerce mondial, et mène à la confrontation…

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La France risque d’apparaître comme une « terre d’impunité », par Pouria Amirshahi

Publié le 17 juin 2010 par Jean-Sol Partre | Catégorie En campagne, International, Justice, Réflexion, Révolte !.

Texte de  Pouria Amirshahi publié sur le blog Un monde d’avance le 16.06.10 :

La France risque d’apparaître comme une « terre d’impunité »

La France risque d'apparaître comme une « terre d'impunité » « L’ère de l’impunité a pris fin. C’est une autre ère qui s’ouvre : celle de la responsabilité. » C’est par ces mots du secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, que s’est ouvert le 31 mai à Kampala (Ouganda) la première conférence de révision des statuts de la Cour pénale internationale (CPI). Les 110 Etats parties prenantes y dressent le bilan des dix années d’existence de cette juridiction pénale internationale. Quel est le bilan ? Pour quelles perspectives ?

Ce qui vaut pour le commerce mondial vaut pour la justice

La construction d’une justice universelle pour juger les crimes les plus graves (génocides, crimes contre l’humanité, crimes de guerre … et souhaitons que Kampala le décide cette semaine, les « crimes d’agression ») constitue certainement une avancée historique pour le droit. Ce n’est pas une mince victoire à l’heure où la mondialisation oblige au renforcement de règles pour que notre destinée commune ne nous échappe pas à nous-mêmes.

Ce qui vaut pour le commerce mondial, les ressources naturelles, l’alimentation, vaut pour la justice. Dans une perspective historique, on peut même dire, en tant que Français, que l’instauration de cette Cour a permis d’avancer d’un pas supplémentaire vers l’accomplissement de 1789. C’est bien le dessein de notre République.

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Retour sur “Le temps des chimères” d’Hubert Védrine

Publié le 19 mai 2010 par Magali | Catégorie International.

Le dernier ouvrage d’Hubert Védrine, intitulé « Le temps des chimères 2003-2009 », est une compilation de ses interventions dans la presse et les revues spécialisées, au cours des sept dernières années. Il permet d’appréhender au mieux les mutations géopolitiques importantes de ce début de siècle, grâce à une grille de lecture « réaliste », cynique diront ses détracteurs, des relations internationales.

Hubert Védrine, Le temps des chimèresPour Védrine, cette période débute par ce que l’on pourrait appeler, en référence à Francis Fukuyama, « la fin de la fin de l’Histoire ». C’est le 11 septembre bien sur, mais aussi la paralysie européenne et la croissance des « pays émergents ». Pendant dix ans, les américains avaient sincèrement cru que la démocratie de marché clintonienne constituait désormais l’horizon indépassable. Chez les européens, l’idée d’une mondialisation heureuse, régie par le droit international, s’était progressivement imposée. Peu d’éléments laissaient présager qu’une décennie plus tard, les occidentaux perdraient le monopole de la puissance politique et économique. “Quand on ne sait pas où l’on va, tous les chemins mènent nulle part” disait Henry Kissinger. Retour sur quelques chimères de ce début du XXIe siècle.

Le néoconservatisme et « l’irrealpolitik »

Sans surprise, Védrine juge désolant le bilan de la politique de l’administration Bush au Proche-Orient et au Moyen-Orient. Son erreur principale : avoir pensé, à l’instar du Likoud, que le problème palestinien n’était pas central et qu’il pouvait être contourné en tentant de démocratiser les pays arabes, y compris par la force. Selon l’auteur, le 11 septembre ne fut en réalité qu’un détonateur ayant permis au trio Rumsfeld-Wolfowitz-Perle de gagner en influence, pour parvenir à imposer le projet néoconservateur : un unilatéralisme assumé et pensé pour redessiner la carte du Moyen-Orient. Le bourbier irakien apparaît a posteriori comme l’illustration parfaite de l’échec du néoconservatisme, défini comme un courant intellectuel « qui tend à combattre la realpolitik, affirme porter des valeurs universelles, proclame le droit et le devoir des occidentaux de les propager ».

Par ailleurs, l’ancien responsable du Quai d’Orsay s’érige contre le manichéisme des années Bush et « l’irrealpolitik » prônée par quelques ONG : «Nous nous sommes laissés enfermer par l’administration Bush dans un manichéisme selon lequel la diplomatie consisterait à parler seulement avec des amis dont on partage les valeurs, à l’exclusion de autres. C’est une absurdité. La diplomatie, depuis l’origine des temps, consiste à parler avec le diable, quand c’est possible, pour éviter la guerre. […] Il n’y a pas à se demander si on peut parler à l’Iran, à l’Irak, au Hamas, au Hezbollah, etc., mais comment, puisqu’on ne peut pas empêcher qu’ils existent. […] Parler, ce n’est pas capituler, mais défendre des intérêts, se donner des leviers »

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AVATARS PALESTINIENS

Publié le 16 février 2010 par Jean-Marc | Catégorie Actualités, International.

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Des avatars palestiniens protestent contre le mur qui sépare Israël de la Palestine.

On se demande encore comment les avatars palestiniens ont pu encercler l’état d’Israël d’un joli mur.

Le plus drôle,c’est le moment où l’armée israélienne se sentant menacée à l’intérieur de son mur tire des grenades lacrymogènes.

L’ordre bafoué à l’intérieur de son mur est rétablie à l’extérieur de son……………… MUR !

Ironie, ironie,quand tu nous tiens !

Hubert Védrine : “Les occidentaux doivent désormais tout négocier”

Publié le 4 janvier 2010 par Magali | Catégorie Europe, International.

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Nouveau Charter d’Afghans prévu le 15 décembre : La Cimade en appelle au Premier Ministre

Publié le 14 décembre 2009 par Jean-Sol Partre | Catégorie Immigration, International, Justice.

Communiqué de la Cimade :

” Plusieurs exilés afghans (au moins 9 actuellement au centre de rétention de Calais Coquelles, 2 au centre de Lille) devraient être renvoyés par charter mardi 15 décembre vers l’Afghanistan. La police a notifié ce matin ces dates de renvoi aux Afghans maintenus à Coquelles.

Fin octobre, les propos très nets du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’opposaient à de tels renvois. Quelques jours plus tard, Eric Besson évoquait la suspension des renvois compte tenu de la situation dégradée en Afghanistan. Aujourd’hui, la confirmation du projet d’un nouveau charter pour Kaboul vient contredire toutes les déclarations gouvernementales.

Trompés par les déclarations ministérielles, trompés par plusieurs de leurs interlocuteurs - dont un juge qui leur indique “qu’ils n’ont rien à craindre” - , persuadés qu’ils seront libérés dans quelques jours, les exilés Afghans retenus à Coquelles, malgré leur crainte d’un retour, estiment inutile d’entreprendre une quelconque procédure pour s’opposer à ces renvois.

Devant cette confusion, La Cimade demande au Premier Ministre d’intervenir pour bloquer ces renvois et affirmer clairement la suspension de toute expulsion vers l’afghanistan.

La Cimade appelle toutes les associations de défense des droits de l’Homme, les élus, les citoyens, à intervenir d’urgence auprès du chef du Gouvernement pour que soient protégées ces personnes contre un retour dans un pays ravagé par la guerre.”

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« Obama, prix Nobel de la Paix », rencontre avec Laurent Bouvet, seconde partie

Publié le 9 décembre 2009 par David Nakache | Catégorie International, Parti Socialiste, Réflexion.

Laurent BouvetSuite et fin de l’interview de Laurent Bouvet sur le bilan de la première année de Barack Obama à la Maison Blanche.

Cette interview a été réalisée le 3 novembre 2009, peu après l’attribution du prix Nobel au président des États-Unis et donc avant l’annonce par le président américain de l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.

Je vous rappelle que vous pourrez également venir écouter et rencontrer Laurent Bouvet lors de notre conférence-débat sur le thème « Laïcité et Éducation », le mercredi 9 décembre à 19H (détails dans la rubrique « agenda »).

Interview :

Nice Massena : La question raciale est particulièrement prégnante aux États-Unis, joue-t-elle actuellement contre Barack Obama ?

Laurent Bouvet : C’est ce qu’on a appelé « l’effet Bradley », du nom de l’ancien maire de Los Angeles, qui voulait se présenter à l’élection de gouverneur de l’État de Californie. Il y a donc bien un effet du racisme qui joue encore incontestablement, même s’il est difficilement mesurable. Et ce que l’on voit dans la mobilisation contre le projet de santé, du côté des Républicains, c’est que les arguments du racisme sont réintroduits dans le débat. Ils avaient été mis de côtés durant l’élection présidentielle. Ils avaient certes été un petit peu utilisés par les Clinton, qui avaient un peu joué « la carte de la race », comme on dit aux États-Unis, durant les primaires. Là, ils ont été réutilisés par les Républicains lors du débat. Si les choses se dégradaient pour Obama, il est possible que le poids de l’argument racial augmente par effet mécanique.

Obama a un problème de crédibilité, non pas parce qu’il est noir, mais parce qu’il a beaucoup promis. Il est de plus devant des situations qui sont, objectivement, particulièrement difficiles.

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« Obama, prix Nobel de la Paix », rencontre avec Laurent Bouvet, première partie

Publié le 8 décembre 2009 par David Nakache | Catégorie International, Réflexion.

Laurent BouvetNice Massena continue son travail d’analyse de la première année d’exercice du pouvoir de Barack Obama. Nous avons amorcé ce débat lors de notre dernière réunion de section suite à la présentation faite par Mathieu (consultable ici).

Nice Massena a rencontré Laurent Bouvet, professeur de Science Politique à l’université de Nice Sophia-Antipolis, spécialiste de la pensée politique américaine contemporaine, la social-démocratie et le libéralisme. Cette interview a été réalisée le 3 novembre 2009, peu après l’attribution du prix Nobel au président des États-Unis.

Vous pourrez également venir écouter Laurent Bouvet lors de notre conférence-débat sur le thème « Laïcité et Éducation », le mercredi 9 décembre à 19H (détails dans la rubrique « agenda »).

Interview :

Nice Massena : Barack Obama vient de recevoir le prix Nobel de la paix. Le président américain, nouvellement élu, a-t-il réellement les moyens de ses ambitions, notamment dans deux secteurs particuliers : la santé et la diplomatie ? Et, plus précisément, concernant la diplomatie, que faut-il entendre par le concept de « soft power » cher à Obama ?

Laurent Bouvet : Sur la question du prix Nobel, il y a deux manières de voir les choses.

Soit, et c’est l’aspect positif de cette attribution, on considère que le prix Nobel a été donné parce que Barack Obama représente une rupture avec ce qui précède et, en définitive, avec l’Amérique de Bush, et c’est donc un prix Nobel attribué pour ce qu’il a déjà accompli du seul fait sa présence. Soit, et c’est la deuxième possibilité, on considère que c’est un prix Nobel uniquement des « bonnes intentions ». J’ai un petit peu de mal à trancher entre les deux. C’est évidemment encore tôt pour attribuer un prix Nobel à un président qui n’a encore rien fait. Il est de plus toujours délicat d’attribuer un prix Nobel à un chef d’état en activité, commandant en chef de son armée, qui plus est en activité comme c’est le cas actuellement en Afghanistan.

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