Rubrique ‘Laïcité’

Jeudi 16 décembre : les secondes “rencontres de la laïcité à Nice”, avec Henri Pena-Ruiz

Publié le 14 décembre 2010 par David Nakache | Catégorie Laïcité, Livres, Politique à Nice, Réflexion, Vie militante, agenda.

La section Nice Masséna organise, chaque année, « Les rencontres de la laïcité à Nice » à l’occasion de l’anniversaire de la loi de 1905 instaurant la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

La laïcité, principe fondateur de notre modèle républicain, est sans cesse remise en question, tantôt par les diverses revendications communautaristes, tantôt par Nicolas Sarkozy lui-même et la “laïcité positive” du discours de Latran.

A Nice, Christian Estrosi s’oppose à la revendication de la communauté musulmane de construire une Mosquée mais, dans le même temps, fait ériger par la ville un buste en l’honneur de Jean-Paul II…

Les rencontres de la laïcité 2009 ont été l’occasion d’un riche débat sur la laïcité et l’école, avec Pourria Amirshahi, secrétaire national du Parti Socialiste aux droits de l’Homme et à la laïcité et Eddy Khaldi, co-auteur de Main basse sur l’école publique.

Au programme des “rencontres de la laïcité à Nice”, édition 2010 : une conférence-débat avec la participation d’Henri Pena-Ruiz.

Henri Pena-RuizHenri Pena-Ruiz est Professeur de philosophie au Lycée Fénelon et Maître de Conférences à l’Institut d’Études Politiques de Paris. Il a participé à la Commission Stasi pour l’application du principe de laïcité dans la République (Juin 2003-Décembre 2003). Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Qu’est-ce que la laïcité ? en 2003, Qu’est-ce que l’école ? en 2005, Les grandes légendes de la pensée en 2006 ou, plus récemment, La solidarité, une urgence de toujours, en 2010.

La conférence-débat aura lieu le jeudi 16 décembre à 19h à l’hôtel Splendid, 50 bd Victor Hugo à Nice.

Elle sera suivie d’une séance de dédicaces où vous pourrez acquérir et faire dédicacer ses ouvrages par Henri Pena-Ruiz.

Venez nombreux !

“Quand le Maire de Nice bafoue la laïcité !” : réponse du SNUipp à Christian Estrosi

Publié le 8 novembre 2010 par Jean-Sol Partre | Catégorie Education, Laïcité, Politique à Nice.

Christian Estrosi bafoue une nouvelle fois la laïcité. Après avoir érigé un buste en l’honneur de  Jean-Paul II (lire ici), il vient d’inviter les écoles de la Ville de Nice à participer à une messe à la Cathédrale Sainte Réparate à l’occasion de la commémoration de l’Armistice de 1918.

Ci-joint la réponse adressée par le SNUipp 06, syndicat enseignant, à Christian Estrosi :

” Monsieur le Maire,

Vous avez cru bon envoyer une note dans les écoles de Nice à propos du 90ème anniversaire de l’Armistice de la guerre 1914-1918. Votre invitation à participer à une messe à la Cathédrale Ste Réparate provoque de vives réactions dans les écoles. Non seulement, vous piétinez le principe de laïcité mais vous oubliez également que vous n’êtes pas notre Ministre de tutelle. Pour ce qui est du devoir de mémoire, les enseignants n’ont pas besoin qu’on leur dicte la conduite à suivre. Le SNUipp (Syndicat majoritaire dans les écoles maternelle et élémentaires) vous demande solennellement d’envoyer un rectificatif. Le principe de laïcité ne peut être bafoué de cette manière là. Nous rendons public cet écrit.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments laïcs.

Gilles JEAN

Secrétaire Départemental. “

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Pour le respect de la laïcité : non au buste de Jean-Paul II à Nice !

Publié le 19 octobre 2010 par Jean-Sol Partre | Catégorie Fallait pas ! !, Laïcité, Vie militante.

La statue de JP2 Christian Estrosi annonce le dévoilement du buste de « Sa sainteté » le pape Jean-Paul II à Nice, le samedi 23 octobre à 10h, devant le monastère de Cimiez.

Cet acte est triplement négatif : il témoigne d’un esprit de polémique inutile et malsain ; il est contraire au principe de laïcité ; il est juridiquement contestable.

1. Un esprit de polémique :

- Georges Frêche a créé la polémique en érigeant des statues aux “grands hommes” du XXème siècle et en choisissant Lénine et Staline. Il a finalement renoncé à Mao. Si personne ne conteste que ce soient des personnages importants dans l’histoire du siècle dernier, faut-il pour autant les célébrer ? Christian Estrosi, au lieu d’agir en maire garant de la tranquillité publique, cherchant à favoriser le vivre ensemble, en rajoute lui aussi dans la polémique : il fait voter une délibération en conseil municipal sur la célébration de ses grands hommes du XXème siècle : De Gaulle, Camus et Jean-Paul II.

- Le groupe d’opposition Changer d’ère (Socialistes et Verts) a demandé au Maire, lors du dernier conseil municipal, de scinder en deux la délibération afin de pouvoir voter “pour” le Général de Gaulle et Camus et “contre” le buste de Jean-Paul II, ce que le Maire a refusé. L’opposition n’a alors pu voter que “contre”, par simple respect du principe de laïcité.

- A Nice, la question des revendications religieuses est particulièrement exacerbée. Au lieu de calmer la situation et de respecter la loi, le Maire, pourtant ministre, en rajoute dans la polémique et la provocation. Il refuse aux musulmans la possibilité de construire une mosquée. Tous les vendredi, faute de salles de prière adaptées, les musulmans pratiquants sont contraints de prier dans la rue en centre ville. Dans le même temps, alors qu’il ne s’agit même pas d’une requête de la communauté catholique, Christian Estrosi décide d’ériger une statue en l’honneur de Jean-Paul II. On l’a vu, en pleine page de la presse locale, à la cathédrale Notre Dame de Nice, très chèrement rénovée. On l’a vu, au côté de l’évêque de Nice, pour la très chère refonte du clocher de cette même cathédrale. On l’a vu lancer les travaux de rénovation de l’église Jeanne d’Arc. On l’a vu encore, dimanche dernier, au coeur de la procession à Saint Réparate dans le Vieux Nice. Un maire a les croyances personnelles qu’il veut, comme tout citoyen. Mais il n’a pas besoin d’en faire la démonstration médiatique permanente.

- D’une façon plus générale, je pense que Georges Frêche, tout comme Christian Estrosi ou tout autre maire prétendant à la polémique, feraient mieux de laisser l’Histoire aux historiens. Eux seuls décideront de qui est un “grand homme du XXème siècle” ou non. Et l’on ne va pas attendre que chaque maire en mal de médiatisation fasse son petit scandale local en recherchant la provocation gratuite. Ce comportement est indigne et ne correspond pas à la fonction de maire.

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La laicité un combat toujours d’actualité

Publié le 19 septembre 2010 par lionel | Catégorie Laïcité, Politique à Nice.

LaïcitéVendredi 17, à l’occasion du conseil municipal, le Ministre Maire a fait adopter une délibération dans laquelle il est prévu l’acquisition d’un buste de Jean Paul II.

Si dans l’absolu Jean Paul II était un Chef d’Etat et à ce titre a œuvré dans le cadre de la guerre froide auxrapprochement de l’est et de l’ouest, il n’en demeure quand même qu’il fût le Chef de l’Eglise catholique. La France est toujours sauf erreur une république laïque une et indivisible, elle reconnait toute les religions et ne doit pas privilégier une religion par rapport à une autre.

Alors pourquoi un buste de Jean Paul II ? Cette idée n’aurait t-elle pas été inspirée par le fait que l’Eglise elle-même a condamné de façon assez véhémente le comportement indigne du gouvernement vis-à-vis des Roms ? On peut tout à fait l’imaginer. Quelle que soit la raison, il n’en demeure pas moins qu’un ministre de la république doit être le premier à respecter le principe de laïcité. A mon sens dans cette affaire, il en est loin.

Dans le passé le principe constitutionnel de laïcité est souvent été mis à mal. Les attaques sont très dures dans l’Éducation nationale où le processus de « publicisation » de l’enseignement privé catholique débute avec la loi « Debré » de 1959. Les gouvernements successifs de droite n’ont eu de cesse de modifier ce principe pour tenter de revenir en arrière au “bon vieux temps” Comme toujours, c’est d’un gouvernement conservateur d’où proviennent ces « aménagements » et c’est insupportable.

L’Etat chez lui, l’Eglise chez elle- Victor Hugo

Chronique du Conseil Municipal : la laïcité bafouée

Publié le 18 septembre 2010 par Jean-Sol Partre | Catégorie Laïcité, Politique à Nice.

Le Conseil Municipal de la ville de Nice s’est tenu hier, 17 septembre 2010.

Le Conseil commençait à 9h, mais RESF avait préparé le comité d’accueil : une manifestation pour venir en aide aux demandeurs d’asiles toujours à la rue (lire ici), organisée devant la Mairie (en réalité, plus personne ne peut plus manifester devant la Mairie de Nice, on se retrouve tenu à distance par les forces de polices, refoulé sur la rue mitoyenne). Mais le Maire de Nice ne daigna pas les recevoir…

Manifestation de soutien aux demandeurs d'asile

- La démocratie sous surveillance : tout citoyen peut venir assister au Conseil Municipal. Ce dernier est ouvert au public et l’on devrait même tout faire pour inciter les gens à venir assister aux débats. Oui mais, en démocratie estrosienne, outre le fait que les séances du Conseil ne soient plus retransmises en direct sur le site de la Ville, on assiste à un flicage inquiétant des citoyens venant assister aux séances : vous devez laisser votre nom sur un registre aux policiers de garde avant d’entrer dans le bâtiment, et, plus surprenant encore, la partie de la salle réservée au public est prise plusieurs fois en photo par un photographe sorti d’on ne sait où et reparti aussitôt une fois sa tâche achevée.

- La laïcité bafouée : Christian Estrosi aime la provocation gratuite. Voulant singer Georges Frêche dans ce qu’il a de pire, il veut, à son tour, célébrer les grands hommes du XXème siècle. Mais, si Frêche choque en célébrant Lénine, Estrosi franchit la ligne rouge en enfreignant une règle fondamentale de notre République, la laïcité. En effet, outre De Gaulle et Camus, notre Maire - Ministre veut célébrer et ériger un buste à l’honneur de Jean-Paul II. Arguments du Maire : Jean-Paul II était un chef d’Etat et a joué un grand rôle dans la fin de la guerre froide, la chute du mur de Berlin et l’ouverture de l’Europe… Le Groupe Changer d’ère (Socialistes et Verts) a voté contre, non pas en raison du coût du buste (6700 €), mais au nom du principe de laïcité. Les Communistes ont fait de même.

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Pour que Caroline Fourest ne soit pas “la dernière utopiste”

Publié le 13 mai 2010 par David Nakache | Catégorie Immigration, Laïcité, Livres, Réflexion.

La dernière utopie, menaces sur l'universalismeAlors que Les conversations mécréantes, livre d’entretiens entre Caroline Fourest et Taslima Nasreen, est en librairie depuis quelques semaines, je vais vous parler du précédent livre de Caroline Fourest : La dernière utopie, menaces sur l’universalisme, publié le 12 novembre dernier.

La force de cet ouvrage réside en sa capacité à faire bouger les lignes. Que l’on soit d’accord ou pas avec certaines affirmations, en fonction de l’opinion que l’on a pu se forger auparavant sur telle ou telle question de société, le texte de Fourest oblige bien souvent le lecteur à une remise en question. Pour ma part, fort de belles certitudes et me croyant équipé de solides arguments, je dois vous avouer que Caroline Fourest m’a contraint à revoir mes fondamentaux.

Le point de départ du livre est le suivant : l’universalisme, dernière utopie de notre histoire, à savoir la perspective d’un monde où tous les êtres humains seraient libres et égaux, sans aucune distinction, est en danger.

Plusieurs facteurs viennent mettre à mal cette ambition. Parmi ceux-ci, retenons-en deux, particulièrement significatifs : l’instrumentalisation de la Déclaration universelle des droits de l’homme et les pièges du multiculturalisme.

1. L’instrumentalisation de la Déclaration universelle des droits de l’homme

La Déclaration universelle des droits de l’homme est à la fois un aboutissement et un point de départ. C’est l’aboutissement d’un long combat pour les libertés inspiré de la déclaration anglaise de 1689, du Bill of Right américain de 1787 et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Ce combat trouve sa formulation finale dans un texte commun à plusieurs nations, au sortir des affres de la seconde guerre mondiale, posant pour la première fois l’exigence de l’universalisme. La déclaration de 1948, dont le livre retrace avec force l’histoire de la rédaction, est véritablement l’acte de naissance de l’universalisme.

C’est aussi un point de départ, ou ce qui aurait dû être un point de départ, à savoir l’application de ce principe d’universalisme. Des 58 pays signataires en 1948, nous sommes passés à 192 aujourd’hui, et l’on ne peut que s’en réjouir. Mais ce changement va avoir une conséquence déterminante : les pays pauvres, issus le plus souvent de la décolonisation et de l’implosion du bloc soviétique, deviennent majoritaires. Le mouvement des non-alignés représente 115 pays, menés par Cuba et la Chine ; l’union africaine, menée par la Libye de Kadhafi, représente 53 pays. Face à eux, l’Union Européenne, les Etats Unis et leurs alliés ne regroupent qu’une trentaine de pays et sont largement minoritaires. La Commission des droits de l’homme, aux Nations Unies, devient alors lieu d’un rapport de force où les droits de l’homme sont instrumentalisés et où les pays du sud prennent leur revanche sur leurs anciens colonisateurs.

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Jeudi 15 avril 2010 : “La laïcité menacée”

Publié le 8 avril 2010 par David Nakache | Catégorie Laïcité, agenda.

CONFÉRENCE

Jeudi 15 avril à 18h 30

“La laïcité menacée”

Par Henri PENA-RUIZ

Professeur agrégé de philosophie

Maitre de conférence à l’Institut des Études Politiques de Paris

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Espace-Associations Nice-Garibaldi

12 place Garibaldi à Nice (arrêt Tram Garibaldi) - Entrée libre

Benoit Hamon : “Non à une loi de circonstance sur le port du voile intégral”

Publié le 7 janvier 2010 par David Nakache | Catégorie Actualités, Laïcité.

Publié sur le blog Un monde d’avance le 06.01.10 :

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Le porte-parole du Parti socialiste répondait mercredi matin aux questions de Jean-Michel Aphatie. Le PS “n’est pas favorable” à une loi interdisant le port du voile intégral en France, a indiqué Benoît Hamon au lendemain de la réunion hebdomadaire du bureau national de sa formation politique. “Si nous condamnons totalement la burqa et le port de la burqa nous pensons que plutôt que de faire une loi qui serait une loi de circonstance, il faut utiliser tous les instruments que nous propose le droit pour faire en sorte aujourd’hui que ces comportements soient condamnés quand ils sont encouragés”, a-t-il dit.

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Benoît Hamon.

Benoît Hamon : Bonjour, Jean-Michel Aphatie.

Le Parti socialiste, sa direction en a débattu hier soir : est-il ou non favorable à une loi réglementant le port de la burqa en France ?

Le Parti socialiste n’est pas favorable à une loi de circonstance. Dans cette affaire, on est confronté à une forme de dérive d’un certain islam et nous avons voulu rappeler un certain nombre de principes. D’abord, il ne revient pas à un Etat d’apprécier ce qu’est la bonne interprétation des écritures, sur ce qui serait dans le Coran ou pas dans le Coran, ce qui serait dans la Bible ou pas. Il y avait une très belle phrase d’Elie Barnavi, dans un livre qui s’appelait “Les religions meurtrières”, qui disait : “On rentre dans les écriture avec ce qu’on est, on en sort avec ce qu’on veut”.

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