Rubrique ‘Révolte !’

Circulaire du 31 mai : le FN en rêvait, Claude Guéant l’a fait !

Publié le 30 novembre 2011 par David Nakache | Catégorie Immigration, Révolte !.

Signez la pétition !La circulaire Guéant du 31 mai 2011 encourage les Préfets à ne plus attribuer systématiquement de titre de séjour permettant d’exercer une activité salariée à des étudiants étrangers ayant obtenu leurs diplômes en France.

Concrètement, de nombreux étudiants étrangers ayant achevé leurs études en France se voient désormais refuser un titre de séjour leur permettant d’y travailler. On leur notifie un arrêté de reconduite à la frontière qu’ils doivent respecter sous peine d’expulsion. De nombreux projets de vie sont ainsi brisés, le tout dans une gestion totalement arbitraire, rien ne laissant présager jusque là que la politique d’immigration française en viendrait à entraver la liberté d’étudier à l’étranger.

De plus, le rayonnement culturel et intellectuel de la France est sérieusement mis à mal, de nombreux pays étrangers ne comprenant pas la position française, prise de surcroît unilatéralement.

Mais, outre cela, la circulaire du 31 mai 2011 stipule, p. 4, que ” le recours à la main d’oeuvre étrangère se justifie uniquement quand l’offre d’emploi ne peut être satisfaite par des demandeurs d’emplois présents sur le marché du travail et qui possèdent les compétences voulues”. Or cela implique, si un diplômé étranger n’est autorisé à travailler en France que si aucun diplômé français ne postule à l’emploi qu’il souhaite occuper, que l’on privilégie, à qualifications égales, le candidat français au candidat étranger… n’est-ce pas là, concrètement, la mise en oeuvre de la préférence nationale souhaitée par le FN ?

Pour rejoindre le collectif du 31 mai : http://www.collectifdu31mai.com/

Pour signer la pétition : http://www.collectifdu31mai.com/petition

Pour lire la circulaire du 31 mai 2011 : cir_33321

En France, depuis le 1er octobre 2011, l’accès à la justice est devenu payant

Publié le 26 novembre 2011 par David Nakache | Catégorie Justice, Révolte !.
...Le gouvernement a publié un décret, le 28 septembre 2011, applicable deux jours plus tard, à compter du 1er octobre 2011. A quelle impérative urgence doit-on une telle diligence gouvernementale ?
Au fait de faire payer la somme de 35 € pour toute saisine non pénale de la justice. Non, vous ne rêver pas, il s’agit bien du droit qu’a chacun de saisir la justice, de la liberté fondamentale de porter devant le juge un préjudice subi.
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Désormais, hormis pour les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle et pour quelques exceptions (jugements rendus par le juge des enfants, ordonnances de protection, surendettement, etc), il faudra avoir les moyens financiers suffisants pour faire valoir ses droits, y compris pour les cas où le recours à un avocat n’est pas nécessaire. Il s’agit ni plus ni moins d’une mise sous condition financière de l’accès à la justice. En France, depuis le 1er octobre 2011, l’accès à la justice est donc devenu payant.
De même, à compter du 1er janvier 2012, il faudra débourser 150 € pour pouvoir faire appel.
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Pas de débat parlementaire, pas de consultation des professionnels de la justice… mais l’instauration d’une justice à deux vitesses : un bénéficiaire de l’aide juridictionnelle est exempté de la contribution de 35 €. Sauf que lorsqu’il saisit la justice, sa demande d’aide juridictionnelle n’est pas encore accordée. Sa saisine de la justice sera donc “mise en attente” le temps de savoir si son aide juridictionnelle sera accordée ou non !
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Et quelle est l’utilité de ces deux contributions financières ? Les 150 € versés pour faire appel serviront à financer le fonds d’aide à la profession d’avoué, les avoués étant appelés à disparaître en janvier prochain. Les 35 € versés pour saisir la justice serviront à financer l’aide juridique.
On pourrait donc, à première vue, penser que l’on va faire payer les justiciables pour financer l’aide juridictionnelle des plus démunis…  sauf que l’aide juridique ne comprend pas que l’aide juridictionnelle mais aussi, d’une façon plus large, le recours à un avocat… voir là une façon détournée de financer la présence d’un avocat dès la première heure de garde à vue serait tout à fait inconvenant !
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Références : décret n° 2011-1202 du 28 septembre 2011

Je n’ai pas voté pour les banques, pourquoi elles gouvernent ?

Publié le 18 novembre 2011 par David Nakache | Catégorie Economie, Révolte !.

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Toute la crise en un dessin !

Publié le 30 octobre 2011 par David Nakache | Catégorie Economie, Révolte !.

Toute la crise en un dessin...

Christian Estrosi veut baisser le montant des allocations familiales

Publié le 11 juin 2011 par Jean-Sol Partre | Catégorie Fallait pas ! !, Le quotidien, Révolte !.

Christian Estrosi vient de déposer une proposition de loi faisant baisser les allocations familiales à partir du troisième enfant.

Explications :

1/ Christian Estrosi propose de verser des allocations familiales dès le premier enfant, ce qui est une très bonne chose.

2/ Se faisant, il propose de verser la même somme à chaque enfant supplémentaire. Ne pouvant proposer de montant d’allocations familiales dans un projet de loi (c’est le gouvernement qui en fixe le montant par décret), il cite une étude de la CNAF évoquant 60 € par enfant, puis donne un exemple avec 65 € par enfant supplémentaire. Or cela revient tout simplement à baisser le montant versé dès le troisième enfant, encore plus pour le quatrième, et ainsi de suite.

Christian Estrosi, dans sa proposition de loi, donne le tableau suivant, « à titre d’exemple », pour démontrer que l’on peut selon lui verser les allocations dès le premier enfant tout en faisant des économies sur la globalité des allocations familiales versées :

Exemple de nouveaux montants d\'allocations familiales proposé par Christian Estrosi dans son projet de loi.

3/ Alors que le système actuel ajoute 161,17 € par enfant supplémentaire, le système Estrosi n’en n’ajoute que 65 € ! La perte sera croissante et, au final, considérable pour une famille de 6 ou 7 enfants. Cela revient donc à pénaliser lourdement les familles nombreuses tout en faisant croire que l’on fait une proposition « sociale »…

Il ne reste plus qu’à nos députés à déposer un amendement pour verser les allocations familiales dès le premier enfant tout en maintenant les montants actuels pour les allocations versées pour deux enfants et plus.

Ce qui est écœurant dans cette triste affaire, c’est que même lorsque l’annonce semble positive, il faut systématiquement lire la proposition de loi dans le détail pour constater les méfaits l’UMP.

Il faut enfin rappeler que ce sont les familles nombreuses qui sont majoritairement précaires et que donner une allocation dès le premier enfant sans condition de ressources revient à faire un cadeau supplémentaire à des couples aisés qui n’en n’ont pas forcément besoin…

Mouvement des Indigné-e-s : à Nice, le mercredi 1er juin à 19h00, place Garibaldi !

Publié le 31 mai 2011 par David Nakache | Catégorie Révolte !, agenda.

Info de nos camarades du NPA de Nice :

NOUS AUSSI NOUS SOMMES
INDIGNÉ-E-S !
Après le mercredi 25 mai 2011,
Après le 29 mai 2011,

RDV le MERCREDI 1er Juin
à 19h00
PLACE GARIBALDI


Le rassemblement de soutien au mouvement espagnol,
s’étend dorénavant en France et en Europe.

Mariage homosexuel : l’UMP en dessous de tout !

Publié le 28 mai 2011 par David Nakache | Catégorie Fallait pas ! !, Revue de Presse, Révolte !.


UMP - FNL
‘UMP, toujours plus bas, remet en jeu son titre de “la droite la plus bête du monde” en réveillant ses vieux démons homophobes : alors que le PS propose d’autoriser le mariage entre personnes de même sexe, une députée UMP demande “et pourquoi pas avec des animaux” …

“Brigitte Barèges a choqué ses collègues avec une allusion à la zoophilie lors de l’examen d’une proposition de loi sur le mariage gay.”

Article publié sur l’Express.fr le 25.05.11 :

Tollé à l’Assemblée nationale. Alors que la commission des Lois de l’Assemblée nationale examinait à huis clos une proposition de loi socialiste pour autoriser le mariage homosexuel, la députée-maire de Montauban, Brigitte Barrèges s’est exclamée: “Et pourquoi pas des unions avec des animaux? Ou la polygamie?”.

Ces propos ont été rapportés par plusieurs députés, comme Bruno Le Roux (PS) et George Pau-Langevin (PS). Sollicitée par l’AFP, Brigitte Barèges n’avait pu être jointe en fin d’après-midi.

Lors de la réunion, comme plusieurs de ses collègues PS protestaient, Brigitte Barèges a rétorqué qu’elle avait dit cela sur le “ton de la plaisanterie”, qu’elle était personnellement “favorable à tous types de relations sexuelles entre adultes consentants” et que l’on “ne pouvait pas la suspecter d’être homophobe”.

Gêné, le président de la commission des lois, Jean-Luc Warsmann (UMP), a alors suggéré de retirer les propos de la députée UMP du compte-rendu de la réunion.

“Ne soyez pas réactionnaires!”

La proposition de loi, qui sera discutée en séance publique à l’Assemblée nationale le 6 juin, a sans surprise été rejetée par la commission.

“Un choix politique au sens le plus noble qui soit”, a dit Patrick Bloche (PS) tandis que l’écologiste Noël Mamère lançait: “Ne soyez pas réactionnaires! La société est en avance par rapport au politique”. Le député UMP Etienne Blanc a pour sa part jugé qu’”avec le Pacs, de nouveaux droits ont été consentis” aux homosexuels et qu’”ils répondent suffisamment aux besoins”.

Dans un communiqué publié mardi, Brigitte Barèges, avocate de formation, avait apporté son soutien au manifeste contre le sexisme, lié au traitement de l’affaire DSK. Elle regrettait “que les mentalités n’aient pas évolué” en ce domaine et déplorait “cette culture ‘gauloise’, certainement responsable du fait qu’encore aujourd’hui, les femmes se sentent culpabilisées” dans les affaires d’agressions sexuelles.

Benoit Hamon : « Le sarkozysme et le lepénisme sont deux déclinaisons du même projet politique »

Publié le 23 mai 2011 par David Nakache | Catégorie Non à l'extrême droite, Révolte !.

Benoît Hamon, porte-parole a réagi ce lundi, en point presse aux déclarations «insupportables» de Claude Guéant sur l’immigration. Il s’est dit scandalisé par ce qui n’est pas un simple dérapage de plus, mais «la mise en place d’un projet politique extrêmement dangereux».

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«Où trouver la différence entre Marine Le Pen, Claude Guéant et ceux qui ne condamnent pas ces propos une fois que l’on a dit ça? », s’est interrogé Benoît Hamon. «Ces gens là ne s’intéressent pas à l’immigration. Pour eux, ce n’est pas une question à laquelle il faut apporter des réponses» a-t-il souligné. «Ils sont par ailleurs en échec sur toutes les questions qui relèvent de l’insécurité, du marché du travail, du chômage, des inégalités» a-t-il poursuivi.
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Après avoir rapellé les propos de Laurent Wauquiez sur les chômeurs, Benoît Hamon a fustigé un gouvernement pour qui «les immigrés, (sont) responsables de l’échec scolaire et du chômage». Alors que lui «qui met en œuvre des politiques n’est responsable de rien». Pointant le choix de ce dernier de «se défausse(r) de ses responsabilités». «On choisit des victimes, on les montre du doigt» a-t-il insisté. «Nous combattrons Claude Guéant, comme nous combattons Marine le Pen» a-t-il conclu.