Aides publiques aux entreprises : un scandale
Par Fabrice, dimanche 28 janvier 2007 à 01:58 :: Débats :: #52 :: rss
En complément de la réunion participative organisée par la section qui portait sur la fiscalité, des questions se posent pour prolonger le débat.
Quel est le budget le plus important de l'état ? Est-ce la défense ou
l'éducation nationale ? Ni l'un ni l'autre. Il semblerait d'après un
rapport de l'inspection des finances, téléchargeable ici et paru ce mois ci, que les aides aux
entreprises soient le premier budget de l'état avec 65 milliards d'euros
en 2005. C'est un peu plus que l'éducation nationale et deux fois plus
que la défense !
Il faut le lire pour s'apercevoir de la gabegie de l'état et des cadeaux
faits aux grands groupes. A la lecture de ce rapport, il semblerait que
l'état ait largement les moyens de financer le programme de notre projet.
A LIRE POUR TOUS LES MILITANTS.
Morceaux choisis :
"On peut estimer à près de 65 milliards d’€ l’ensemble des aides publiques aux entreprises, dont 90 % sont financées par l’Etat, et à au moins 6.000 le nombre cumulé des dispositifs d’aides, dont 22 aides européennes, 730 aides nationales et, par exemple, 650 pour l’ensemble des collectivités de la seule région Ile-de-France."
"La situation globale est mal connue. Elle est propice à quelques idées reçues qui ne résistent pas à l’analyse. Il en va ainsi de l’effort prioritaire vers les PME qui se voit dans la réalité largement inférieur aux aides accordées aux plus grands groupes, d’un effort que l’on attend en priorité sur l’innovation pour une compétitivité-produit et qui porte en réalité pour près de 42 % sur des baisses de charges, d’une vocation à soutenir l’aménagement du territoire là où la concentration des entreprises fait de l’Ile-de-France la région principale bénéficiaire des "aides, etc.
"Les aides liées à « l’économie de la connaissance » (R&D, innovation, savoir) sont nombreuses en affichage : près de 30% du nombre total de dispositifs. Elles sont pourtant marginales en volume, à peine plus de 5% du total. Il s’agit pourtant de la priorité affirmée et maintes fois réitérée du processus de Lisbonne pour relancer l’économie européenne."
No comment sur la politique gouvernementale de Villepin et aucun espoir à attendre de Sarko
Information niçoise
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