Ville de Nice : quelques documents intéressants

En téléchargement, les fichiers suivants.

Bonne lecture.

Bayrou : troisième homme ou deuxième Sarko ?

Aujourd'hui, l'assemblée nationale a rejeté une proposition de loi déposée par la gauche, visant à abroger le Contrat Nouvel Embauche (le grand frère du CPE contre lequel on s'était battu bec et ongle l'année dernière). Jusqu'ici, rien d'étonnant, l'UMP a la majorité.

Encore faut-il rappeler le cynisme de Sarkozy qui, il y a quelques jours à peine, prenait des accents Jauressiens pour défendre "ceux qui travaille", voilà maintenant que son camp rappelle par le vote solennel des députés qu'il fallait bien comprendre "ceux qui travaille .. gratis, et sans se plaindre". Mais bon, c'est somme toute assez classique.

Mais qu'on fait les stars de l'opposition en période de campagne, ceux qui voudraient presque pendre tous les affreux du gouvernement qui font du mal aux gens,l'incarnation même du courage politique ... les députés UDF ?
Ben, ils n'ont "pas participé au débat", façon de ne pas pouvoir se faire dire qu'ils ont voté pour (mais ils ont voté pour quand la loi a été promulguée), mais sans mettre l'UMP en difficulté non plus !
Voilà une preuve de plus que l'image que se donne à peu de frais Bayrou depuis quelques mois n'est qu'artifice, et au premier coup de chaud, tous les petits députés UDF rentreront gentiment à l'abri, dans les jupes de maman UMP.

Bayrou, c'est pas le troisième homme, c'est l'ombre du deuxième.

Juste pour le plaisir, je ne peux pas laisser passer ce petit bonheur : Renaud Dutreil, obscur ministre ultra-libéral, a tenu à répliquer en s'offusquant de Ségolène Royal qui a fait "que les entreprises qui signeraient des CNE se verraient privées de subventions de la région Poitou-Charente".
Ben ouais, c'est aussi ça être socialiste.

Compte rendu du débat : "Quels impôts pour demain ? Et pour quoi faire ?"

Débat organisé par la Section Nice-Masséna le 25/01/07

L’introduction au débat insiste sur les 3 fonctions principales de la fiscalité :

  • La redistribution,
  • Des services et infrastructures publics.
  • De la régulation.
  • Et lance quelques pistes :
  • Les inégalités atteignent leurs limites, les revenus financiers, moins taxés, aussi.
  • Quelle progressivité ?
  • Trop de taxes et charges assises sur le travail et ses revenus.
  • Les inégalités : Patrimoine + revenus. Une réforme de l’ISF nécessaire ?
  • L’impôt, marque de citoyenneté : élargir les assiettes ?
  • Le niveau de la dette publique nécessite des ressources.
  • Système fiscal bâti de broc et de broc, niche fiscales. Une refonte nécessaire ?

Les discussions se lancent et des pistes de réflexion sont lancées.

  • Pourquoi un impôt sur les bénéfices des entreprises à taux uniforme, sans tenir compte de l’âge ni de la taille de l’entreprise ?
  • Taxer plus fortement les revenus financiers.
  • L’utilité sociale du petit commerce de proximité ne justifierait-elle pas un régime fiscal particulier ?
  • Que faire contre l’évasion-émigration fiscale, au moins en Europe ?
  • Nécessité de simplifier et de rendre plus visible : Impôts nationaux, régionaux, départementaux, communaux et pourquoi pas européen ?
  • Lutter plus efficacement contre le paradis fiscaux utilisés par toutes les multinationales. Harmoniser la fiscalité au plan européen.
  • Nécessité d’une remise à plat du système fiscal français pour éliminer toutes les niches.
  • Pas « plus d’impôt » mais « mieux d’impôt »
  • Repenser la progressivité en intégrant l’impôt sur le revenu et la CSG

Sarko facho ?

Décidemment, nous vivons une époque bien étrange : Sarkozy, ministre-candidat d'une droite ultra-libérale et sécuritaire, braconne sur les terres de gauche, invoquant Jaures et Blum.

Discours aux relents de fracture sociale version 1995, mais promotion de l'insécurité sociale et de la rupture avec le chiraquisme.

Il invoque la République, mais exploite Police et R.G. à ses fins personnelles (scooter du fiston, affaire Rebelle, ...).

Alors justement, Sarko facho ou pas ? On se pose souvent la question, tentés de répondre positivement, mais prudent sur une banalisation de cet adjectif honteux.

Ces jours ci, on a eu un nouvel élément de réponse : la préface italienne de son bouquin a été écrite par Gianfranco Fini, leader du parti post-fasciste MSI. (source Des mots et débats, un des libéblogs)

Pour bien mettre les choses au clair, le symbole du MSI, c'est une flamme tricolore. Les députés européens du MSI, dont une certaine Mlle Mussolini, font parti du tout nouveau groupe politique au parlement européen dont le président est ... Bruno Gollnisch.

Dire que Sarkozy est fasciste est peut être un raccourci rapide, mais en tout cas, certains de ces copains le sont.

Conclusion : Sarko facho, je ne sais pas, mais Sarko démago, c'est certain !

Le Conseil Municpal vu du public

Démarrage sur les chapeaux de roues !

Déjà devant les grilles, une agitation qui préfigure ce que sera ce premier Conseil Municipal de l’année.

Double tractage des agents de la SEMIAC sur les motifs de leur grève et des élus communistes contre « la constance des mauvais choix » faits par Jacques PEYRAT.


PEYRAT et le Front National.

Tout d’abord, une présence remarquée au sein du public du Conseil Municipal : celle de Philippe VARDON, chef de file des « Identitaires ».
Tolet de Mme MONTICELLI qui « refuse de siéger avec les Identitaires ». Mais, c’est la question posée par Patrick MOTTARD qui amène la tempête : « A quand la fusion entre votre majorité et le Front National » ?
Plus rien n’est audible tant les esprits s’échauffent si ce n’est le choix prôné par Jacques PEYRAT : pour le bien de la nation, choisir entre la droite et sa famille, et la gauche et l’extrême gauche n’est pas difficile. Attention, la République est en danger.

Petite leçon sur le respect de la liberté d’expression…

Fidèle à lui-même, Monsieur le Maire excelle dans la distribution et le respect de la parole. Alors que Paul CUTURELLO s’exprime sur le logement – problème national ne l’oublions pas – et donne sont point de vue sur la gestion municipale de ce problème, Jacques PEYRAT lui coupe la parole et le micro. N’est-ce pas dans l’enceinte même du Conseil Municipal que tous les points de vues sont à même de s’exprimer et ce librement ?

Décidément, Paul CUTURELLO a bien raison : « chaque fois qu’on dit quelques chose qui ne vous plaît pas Monsieur le Maire, vous coupez le parole »!

La danse, une affaire de performance ?

Le problème des danseurs de l’Opéra est traité en musique. En effet, lors de la délibération 2.2, les danseurs présents dans la salle mettent en marche un enregistrement, exécutent un salut et sortent. Surprise général quand à la manière dont ces personnes « montrent qu’elle sont inquiètes et désespérées», comme le souligne Jean-François KNECHT.Mais la danse doit être une « performance » selon notre Maire, afin rivaliser avec les autres ballets : faire des auditions –ou auscultations – pour mieux renvoyer semble donc tout naturel…

Futurs retraités, méfiez-vous !