Eau (Part three) : les conflits

Après l’ère de la sécurité énergétique, voici venue celle de la sécurité aquatique. Aujourd’hui, partout dans le monde des conflits voient le jour avec pour principales raisons le partage des ressources en eau.

Aux Etats Unis, dans le nord est, la pénurie d’eau provoque de sérieuses crispations diplomatiques avec le Canada, accusé de contrôler à son profit le cours de certains fleuves. Régulièrement l’Inde et le Pakistan font appel à la Banque Mondiale pour les départager dans leurs litige en eau. En Israël, le Jourdain est un enjeu primordial dans toutes les négociations de paix.

Pollution et effet de serre, l’air et l’eau seront les deux premières « victimes » de l’homme...

Chaque minute en Inde, 1 million de litres d’eaux usées non traités se déversent dans le Gange, fleuve dont dépendent 300 millions d’Indiens.

En France, vous connaissez tous les bienfaits de l’agriculture intensive qui non seulement assèche les nappes phréatiques, mais en plus pollue de manière durable ces même nappes, avec parfois des problèmes qui se répercutent dans les estuaires : algues toxiques, nitrates…

Nous ne pouvons plus faire des choix politique dans le domaine de l’agriculture sans prendre en compte cette évidence. La France ne peut pas produire autant sans endommager de manière durable ses réserves en eau !

Enfin le réchauffement climatique a déjà un impact direct sur les indices de pluviométrie en Europe : en Angleterre, dans certaines régions, il y a moins d’eau disponible qu’au Soudan !

Aujourd’hui, des compagnies réfléchissent sérieusement à tracter des icebergs pour pouvoir les utiliser comme des réservoirs d’eau douce.

En France, comme vous le voyez régulièrement, de plus en plus de département sont rationnés et connaissent des sècheresses de très grande ampleur.

Pour ceux qui doutent encore de la réalité de ces prévisions, prenons l’exemple récent de la Chine où la pluviométrie réduite a diminué de 80% les récoltes, compromettant ainsi sérieusement la sécurité alimentaire de tout le nord ouest du pays.

Sarkozy veut changer sans rien changer.

Une fois n'est pas coutume, nous reproduisons la dépêche AFP de la réaction du Parti Socialiste au discours d'investiture de Sarkozy.

Le PS a estimé mercredi que "les exigences de Nicolas Sarkozy" formulées dans son discours d'investiture à la présidence de la République "sonnent faux", tant elles sont "en décalage avec son projet, très marqué à droite".

Le secrétaire national Benoît Hamon a raillé, au cours d'un point de presse, "l'exigence du changement" formulée par le nouveau chef de l'Etat. "On a plutôt le sentiment qu'on est mal parti avec un gouvernement qui sera constitué autour de (François) Fillon, (Alain) Juppé, Michèle Alliot-Marie", a affirmé le responsable socialiste.

Quant à l'exigence présidentielle de justice, a jugé M. Hamon, "si on regarde la manière dont (M. Sarkozy) a mis en scène les premiers pas de sa présidence, affichant ostensiblement son goût de l'argent, ses amitiés tapageuses et un entourage qui appartient à la France du fric, on voit mal en quoi cette nouvelle présidence pourra être marquée sous le sceau des sacrifices équitablement répartis".

A propos de "l'exigence morale" du président Sarkozy, le secrétaire national a assuré "se marrer franchement", affirmant que "l'agent débaucheur numéro un (de M. Sarkozy) est Bernard Tapie" et que parmi les "soutiens" du chef de l'Etat figurent Patrick Balkany, maire de Levallois, et Alain Carignon, candidat aux législatives à Grenoble. Ces trois personnalités ont été condamnées par la justice pour des faits délictueux.

"Avec une équipe de cadors pareils, on est en droit de se poser des questions sérieuses", a commenté M. Hamon.

Le porte-parole a indiqué aussi avoir "le sentiment que (M. Sarkozy) pose sa présidence sur un champ de ruines, tant il insiste sur cette exigence de résultats comme si hier, le ministre de l'Intérieur n'avait pu obtenir aucun résultat".

Les "exigences" affichées par le président "sonnent faux, elles sonnent faux pour nous tous et nous craignons qu'elles sonnent faux très tôt pour les Français, tant elles sont en décalage avec ce qu'est le projet véritable de Nicolas Sarkozy, peut-être relativement habilement emballé aujourd'hui, mais qui reste un projet très marqué à droite, qui servira prioritairement (...) les plus puissants de ce pays", a dit M. Hamon au nom du PS.

Elections législatives à Nice : Patrick Allemand

Pour les élections législatives qui se dérouleront les 10 et 17 juin 2007, le candidat de la 1ère circonscription de Nice, à laquelle appartient le 2ème canton, est Patrick Allemand, Marc Concas suppléant.

Vous pourrez trouvez plus d'information sur Patrick, 1er vice-président de la région PACA et conseiller général des Alpes Maritimes sur son site www.patrickallemand.com

La section Nice Masséna sera donc à ses côtés dans le mois qui vient, sur le terrain, pour défendre âprement sa candidature et le projet socialiste, comme nous l'avons fait lors des présidentielles.

Un premier rendez-vous d'importance :

Lancement de la campagne, samedi 19 mai, à 11h.

Permanence de Patrick Allemand et Marc Concas
13 rue Bavastro 06300 NICE

Venez nombreux, nous vous tiendrons au courant des événements de campagne dans les jours à venir.

Elections législatives. Point presse de Benoit Hamon

Elections législatives, 10 et 17 juin 2007

Intervention de François Hollande au Conseil National du 12 mai.

Chers Camarades,

Nous sortons d’une élection présidentielle qui a été d’une rare intensité. La mobilisation a été exceptionnelle et, à bien des égards, cette élection présidentielle marque des ruptures politiques profondes.

La première : dans la crise démocratique, il y a eu pour cette élection une participation civique qui a atteint un niveau inégalé sous la Vè République (85 %).

La deuxième : en souvenir, sûrement mais pas seulement, du 21 avril 2002, un vote utile qui s’est imposé à gauche comme à droite.

La troisième : il y a eu, malgré l’émergence d’un centre, un renforcement de la bipolarisation qui a repris tous ses droits comme en témoigne d’ailleurs le faible nombre de votes blancs et nuls au second tour du scrutin.

La quatrième : la droite veut faire de son succès non pas une continuité, mais une rupture non pas seulement par rapport au chiraquisme, non pas seulement par rapport à la gauche, mais par rapport au pacte social lui-même, celui qui avait pu être établi en consensus, en compromis ou en lutte depuis 50 ans.

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