Semaine intense

Mardi 5 juin à 19h
Hôtel Splendid
50 bd Victor Hugo, Nice
"Justice d'exception et Opinion publique"

Yann Librati organise, en tant que conseiller municipal de Nice, une conférence/débat autour de Raymond Aubrac et Eric de Montgolfier.
Ce sera certainement un grand moment pour tous ceux qui viendront, comme à chaque fois qu'il nous est donné la chance de rencontrer des personnages aussi exceptionnels que
  • Raymond Aubrac, compagnon de Jean Moulin, membre du Conseil National de la Résistance, puis nommé Commissaire de la République en PACA à la libération par de Gaulle.
  • Eric de Montgolfier, Procureur de la République à Nice
N'hésitez bien évidemment pas à venir avec toutes les personnes qui vous entourent



Meeting festif La Une en fête
Jeudi 7 juin, 19h à Acropolis

avec des interventions politiques bien sûr (Patrick Allemand et Marc Concas, mais aussi les secrétaires des sections impliquées), accompagnées de musiques et spectacles de café-théâtre représentant la richesse culturelle de la circonscription.

Un grand moment de la campagne à ne surtout pas rater

Les franchises santé : une mesure antisociale et inefficace

Une fois n'est pas coutume, voici un billet écrit par une camarade, et non des moindres, Barbara Romagnan, candidate aux élections législatives dans le Doubs. Ses textes sont toujours très bons et je vous invite à regarder son blog régulièrement.

Les franchises santé : une mesure antisociale et inefficace

Prenant prétexte d’une détérioration sans précédent des comptes de l’assurance-maladie que le Gouvernement précédent a lui-même précipitée (37 milliards d’euros de déficit cumulé en 5 ans), le Gouvernement Sarkozy-Fillon propose de mettre en place un dispositif brutal de mise à contribution financière des assurés, désormais connu sous le nom de franchise, alors même que le forfait non remboursé de 1 euro a montré son inefficacité.

Derrière le caractère apparemment bénin de la mesure (4 franchises de 10 euros chacune, pour les soins, l’hôpital, les analyses et les médicaments) se cache un projet d’éclatement de notre système de santé solidaire par l’exclusion progressive des plus démunis et l’incitation à la désertion vers les assurances privées des ménages favorisés, alors que personne ne choisit d’être malade. Au contraire, ces franchises santé encourageront le renoncement aux soins médicaux de suivi, alimentant in fine le coûteux engorgement des urgences et les coûts beaucoup plus importants pour des pathologies devenues lourdes.

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Pendant que certains pactisent, d'autres résistent. Merci à eux.

Communiqué de démission des instances officielles de la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration (CNHI) de huit historiens et démographes

Immigration et identité nationale : une association inacceptable

le 18 mai 2007

Depuis 2003 nous avons participé au projet de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI). Cette Cité, qui doit ouvrir ses portes en cette année 2007, a été voulue, comme un nouveau lieu de l’histoire de France, au lendemain des élections présidentielles de 2002, à l’occasion desquelles les Français avaient signifié leur refus de la tentation xénophobe. Ce lieu entend changer le regard de nos contemporains sur leur société en rappelant comment, depuis deux siècles, les étrangers, venus par vagues successives, ont contribué à développer, transformer et à enrichir la France. Rendre compte de la diversité des histoires et des mémoires individuelles et collectives, en faire l’histoire de tous, avec ses moments glorieux et ses zones d’ombre, aider ainsi au dépassement des préjugés et des stéréotypes, tels sont les enjeux qui nous ont mobilisés autour de ce projet.

L’instauration d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », remet en cause ces objectifs. Les mots sont pour le politique des symboles et des armes. Or il n’est pas dans le rôle d’un Etat démocratique de définir l’identité. Associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n’a jamais eu de précédent dans notre République : c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme « problème » pour la France et les Français dans leur être même.

Ce rapprochement s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise. Là où le pari de la CNHI était celui du rassemblement tourné vers l’avenir, autour d’une histoire commune que tous étaient susceptibles de s’approprier, ce ministère menace au contraire d’installer la division et une polarisation dont l’histoire a montré les ravages. Voilà pourquoi nous démissionnons à compter de ce jour de nos fonctions officielles à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Nous tenons cependant à saluer le remarquable travail effectué depuis plus de trois ans par Jacques Toubon et toute son équipe. Nous avons pu y être associés dans un esprit de liberté intellectuelle et d’indépendance. Nous continuerons de soutenir ce projet tant que son esprit perdurera.

Marie-Claude Blanc-Chaléard, historienne (Paris1) Geneviève Dreyfus-Armand, historienne (BDIC) Nancy L. Green, historienne (EHESS) Gérard Noiriel, historien (EHESS) Patrick Simon, démographe (INED) Vincent Viet, historien (IDHE) Marie-Christine Volovitch-Tavarès, historienne Patrick Weil, historien (CNRS-Paris1)

Entretien accordé par Patrick Weil à Libération

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Travailler tous et mieux pour gagner plus

"Travailler tous et miex pour gagner plus", telle est la conclusion de l'article Travailler pour gagner plus : quelques leçons tirées de l'étranger paru dans Le Monde daté mardi 5 juin 2007.

Cet article écrit par l'économiste Brieuc Bougnoux montre les limites du slogan de campagne de Nicolas Sarkozy. Dans les pays les plus riches de l'OCDE, on ne travaille pas plus. Par exemple un Néerlandais travaille 1 338 heures et un Italien travaille 1 828 heures alors que le PIB par habitant des Pays-Bas est supérieur à celui de l'Italie.

Il existe également un lien négatif entra la durée individuelle du travail et le nombre de personnes qui travaillent : plus la quantité de travail se concentre sur certains, moins d'individus ont un emploi.

La France ne serait-elle plus la patrie des droits de l'homme?

Lu sur le blog à rythme (www.l-che.net)

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