Renault Guyancourt, PSA Mulhouse, IBM La Gaude

Un article sur la souffrance mentale chez IBM paru dans le Monde daté jeudi 25 octobre 2007 m'interpelle, cliquer ici .

Depuis quelques mois, la souffrance des salariés du privé fait l’objet de nombreux articles de journaux. Suicides a répétitions chez les employés Renault Guyancourt, une série de cinq suicides sur le site de Mulhouse du Groupe PSA, suicides, dépressions, dépressions graves, burn out (épuisement professionnel) chez IBM.

Le système de notation en pratique chez IBM est régulièrement dénoncé depuis fin 2001. La note attribuée à l’issue de l’entretien annuel d’évaluation varie de 1 à 4 (la plus faible). En 2001, la direction avait fixé un quota de mauvaises notes à attribuer afin de réduire les effectifs. Les femmes, et notamment celles qui reviennent d'un congé maternité sont sur-représentées. Outre la suppression de leurs primes annuelles, les salariés ayant reçu la note 4 subissent une période de " mise en garde " comprise entre 3 et 6 mois, préalable à un licenciement pour insuffisance professionnelle.

Fait rarissime, le suicide d’un employé d’IBM a été reconnu comme une maladie professionnelle par la Sécurité sociale.

IBM vient d’être mis en demeure par l’inspection du travail d’évaluer la souffrance mentale de ses salariés.

Qui parlerait de la pénibilité du travail aujourd’hui si le régime spécial des cheminots n’était pas remis en cause ? Les têtes de gondole socialistes sont incollables sur la pénibilité du travail des cheminots, et des fonctionnaires en général, mais qu’en est-il des salariés du privé ? Quels sont les politiques qui dénoncent les faits gravissimes qui se déroulent dans certains grandes multinationales avec des conséquences dramatiques ?

Combien de suicides faudra-t-il encore pour que les socialistes et les grandes centrales syndicales abandonnent leur logique corporatiste et dénoncent ces dérives ?