Suite à de nouvelles révélations dans plusieurs dossiers sulfureux, le passé de C. Estrosi revient sur le devant de la scène.

Un témoignage inédit a permis à un collectif de citoyens de réactiver l'affaire du golf de Nice dans laquelle 750 000F avait été versé illégitimement à l'entreprise gérant (mal) le golf de Nice sous la direction de la famille Estrosi. Classée sans suite après l'intervention fort opportune du juge Renard (depuis relevé de ses fonctions pour avoir trempé dans d'autres affaires louches), le contentieux resté insoldé. Ce ne sera bientôt plus le cas.

Dans un registre plus récent, des photos ont enfin été retrouvées, permettant d'identifier une passagère du fameux jet privé loué par le ministère de Christian Estrosi et qui lui a valu le sobriquet de Mr 138 000€. Après des excuses confuses sur les médias nationaux suivit d'indignation dans le quotidien local (moins prompt à remettre en cause la voix de son maître et par ailleurs propriété du groupe qui a loué le falcon à Estrosi), des questions se posaient quant à l'intégration d'une part de ce voyage dans les comptes de campagne municipaux du ministre dispendieux. En effet, rappelons que ce vol, justifié par le besoin impérieux qu'avait Estrosi de participer à une réception organisée à l'Elysée et donc de décaler son départ prévu sur un vol normal, a ramené le secrétaire d'état-président du conseil général-candidat à la mairie à une réunion publique. La présence d'un membre éminent du staff de campagne d'Estrosi faisait poindre le menace d'une intégration dans les comptes d'une part du vol qui aurait complètement paralysé Estrosi. La conséquence de cet épisode a été une amnésie surprenante de tout les appareils photographiques présents. Gageons que les déceptions qui n'ont pas dû manquer après les nominations d'adjoints ont du avoir des effets bénéfiques sur la mémoire.

En tout cas, Estrosi, dos au mur, n'a pas eu d'autre choix que de démissionner du conseil municipal de Nice, nous attendons encore les conséquences de cette décision surprenante de la part de quelqu'un qui s'est toujours appuyé sur ses contacts nationaux pour contourner les lois et éviter de trop grand déboires judiciaires et politiques, comme à l'époque de son redressement fiscal que Juppé, alors ministre des finances, n'avait pu bloquer mais avait tout de même déclassé de "frauduleux" à "erreur de bonne foi", donc du pénal au civil.

Eric Ciotti est le mieux placé pour prendre la suite de affaires. Ceci ne serait néanmoins qu'une régularisation d'une situation de fait tant Ciotti est celui qui fait tourner la boutique quand Estrosi récite ses discours.