La jeunesse gronde!!

En ces temps de grande régression sociale, la jeunesse est plus que jamais en première ligne. En ce moment un mouvement lycéen est en train de naître, suite aux massives suppressions de postes dans l'éducation nationale. Petit rappel des faits :

Depuis 2002, la droite a supprimé plus de 50 000 postes de professeurs dans l’éducation nationale. A la rentrée 2008, le gouvernement Fillon en supprimera plus de 11 000.

Dans notre académie, quelques 200 postes de professeurs passeront à la trappe dont notamment :

-15 à Beau-Site
- 6 au Parc Impérial
- 8 à Guillaume Apollinaire
- 14 à Paul Augier
- 5 à Bristol
- 14 aux Eucalyptus

Si on les laissent poursuivre ces suppressions idéologiques d'un départ à la retraite sur deux, l’année prochaine il y aura encore 1204 postes d’enseignants supprimés dans l'académie. Mais jusqu’où ira le gouvernement ?

Dès aujourd’hui et pour les générations futures, la qualité des enseignements n’est plus garantie avec cette saignée dans les effectifs et ne permet en aucun cas d’assurer des conditions d’enseignements égales pour tous!

C’est donc bien l’école publique qui est menacée !

Défendons notre droit à l’avenir, l’éducation nationale doit être une priorité, la réforme doit aller dans le sens du progrès, et non de la régression !

Nous devons tous nous mobiliser, jeunes et moins jeunes. Derrière chaque adulte se cache un parent et on doit se battre pour que nos enfants aient droit à une éducation digne de ce nom. La non-réaction au sein du PS est écœurante. Nos dirigeants sont bien trop occupés à préparer leur futur congrès et à se tirer dans les pattes pour s'intéresser à la jeunesse de ce pays.

"Cours camarade, le vieux monde est derrière toi." (Odéon Sorbonne). Source les slogans de 68

L'UPAM vous invite

nous vous proposons demain, dans le cadre de l’Université Populaire des Alpes Maritimes, un débat, au campus de St Jean d’Angély (qui bénéficie d’un arrêt tramway), au cours duquel, après 3 brèves interventions d’André Tosel, de Pierre Paul Danna et de JF Auvergne, la parole sera à la salle.

Nous souhaitons, après ces trois brèves approches divergentes de l’évènement, réfléchir ensemble sur la période actuelle, ce que Mai 68 a permis, ce qu’il n’a pas pu empêcher, la problématique et les défis contemporains. Le tout en terme de société, de culture, d’économie, de rapports individus-institutions, … De la politique oui, mais avec un grand P.

Demain mardi 22 avril, 19h-21h, St Jean d’Angely, amphi 6: “40 ans après, Mai 68 ?”

L'envolée du prix des denrées alimentaires, un phénomène mondial

Par Prometheus, lundi 25 février 2008 (www.fondation-prometheus.org)



"L'envolée des prix des denrées alimentaires est un phénomène mondial, dû au pouvoir d'achat croissant dans les pays émergents comme la Chine, mais aussi au développement des biocarburants ou encore à la spéculation sur les matières premières.

Commencé il y a deux ans, c'est "un phénomène qui s'est accéléré en 2007", remarque Chris Lupoli, stratège inflation chez UBS.

L'indice de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) mesurant l'évolution des prix alimentaires dans le monde a bondi de près de 40% l'an dernier.

Champion de la hausse, le blé a flambé de 287% sur les marchés mondiaux de matières premières depuis le 1er janvier 2006. Le maïs et le soja ont pris respectivement 149% et 129%, tandis que les prix du riz ont grimpé de 60%, ceux du café de 139% et ceux du jus de fruit de 23%, souligne Thierry Lefrançois, analyste matières premières chez Natixis. Première explication: les changements de mode de vie dans les pays émergents comme la Chine, qui adoptent une alimentation plus carnée, ce qui nécessite plus de bétail, donc plus de maïs, de blé et de soja pour les nourrir, et davantage de surfaces cultivées.

"Quantité d'événements climatiques depuis deux-trois ans ont eu un impact", en particulier la sécheresse et de mauvaises récoltes de blé en Australie, souligne aussi Thierry Lefrançois. Il fait valoir également une mauvaise anticipation au niveau européen: "la Politique agricole commune (PAC) a réduit les surfaces" cultivables car les autorités tablaient sur une baisse de la demande.

Autre facteur clé: la vogue des biocarburants en Europe et aux Etats-Unis, et "l'utilisation de céréales et oléagineux pour produire du bioéthanol ou du biodiésel, qui fait concurrence à une utilisation alimentaire de ces ressources", note Chris Lupoli. Enfin, en période d'incertitude économique, les matières premières, y compris alimentaires, sont devenues des valeurs refuge pour les investisseurs. Pour M. Lupoli, la tendance haussière est "un problème structurel qui va durer". Un avis partagé par M. Lefrançois. Il remarque que pour que les prix baissent, il faudrait "augmenter les surfaces agricoles", ce qui ne peut aller au-delà de la mise en culture des jachères, ou "que les gens reviennent à une alimentation traditionnelle à base de riz". Ce qui lui semble improbable "tant que la croissance économique sera là" dans les pays émergents. Or, la Chine a enregistré une hausse de son produit intérieur brut de 11% l'an dernier."

Information complémentaire: l'Allemagne a décidé d'arrêter sa politique de production de bio carburant officiellement parce que le bio-carburant serait mauvais pour les moteurs officieusement "parce qu'on ne brûle pas de la nourriture"

Combien gagnent les élus municipaux niçois ?

Cette réponse, on la trouve sur le site de la Maire, à condition de bien chercher.

La fixation des indemnités des élus a fait l'objet d'une délibération lors de la séance du conseil municipal du 14 avril 2008. La voici:

ARTICLE 1er : Le terme de référence pour le calcul des indemnités de fonction des élus est fixé à 150% de l’indice brut terminal de l’échelle indiciaire de la fonction publique.

ARTICLE 2 : L’indemnité mensuelle du Maire est fixée à 145% du terme de référence mentionné à l’article 1er.

ARTICLE 3 : Les Adjoints attributaires de délégations pourront percevoir une indemnité de fonction égale à 2,685 % de l’enveloppe maximale prévue pour les indemnités des Adjoints et Conseillers municipaux délégataires.

ARTICLE 4 : Les Conseillers municipaux attributaires de délégations figurant en annexe 1 pourront percevoir une indemnité de fonction égale à 1,887 % ou 1,192 % de l’enveloppe maximale prévue pour les indemnités des Adjoints et Conseillers municipaux délégataires.

ARTICLE 5 : L’entrée en vigueur de la présente délibération est fixée à la date d’installation du Conseil municipal soit le 21 mars 2008.

ARTICLE 6 : Les indemnités seront revalorisées au fur et à mesure de l’augmentation du point d’indice de la fonction publique.

Ainsi l'indemnité de Christian Estrosi s'élève à 145% de l'indice brut terminal de l'échelle indiciaire de la fonction publique majoré de 150%.

Si ça c'est pas de la transparence je ne m'y connais pas !

En clair, cela donne: 1.45*1.50*3741.21, soit la rondelette somme de 8137 euros brut mensuel pour le maire de la ville de Nice !

Normalement le maximum est de 5424 euros pour le maire d'une ville de plus de 100 000 habitants, mais le maire de Nice bénéficie d'une double majoration au titre que Nice est une commune chef-lieu de département (25%) et une commune classée station touristique (25%). C'est pour cette raison que le "terme de référence" est de 150%. Voir article R2123-23 du CGCT.

Il faut savoir que la loi relative à la démocratie de proximité du 27 février 2002 avait inialement prévue l'interdiction du cumul de ces majorations mais lors des discussions parlementaires, cette interdiction a été supprimée !

Et que se passe-t-il- en cas de cumul des mandats ? Par exemple,au hasard, maire, député, président d'agglomération ? Les indemnités cumulées d'un élu pourraient atteindre à ce rythme là les salaires des PDG du CAC 40.

Mais bon pas de panique, notre bon législateur a tout prévu : la loi fixe le plafond général des indemnités à une fois et demi le montant de l'indemnité parlementaire, soit 8141 euros brut par mois. C'est le principe du plafonnement général des indemnités en cas de cumul des mandats (qui a été introduit seulement en 1992).Ce plafond s'entend déduction faite des cotisations sociales obligatoires (restons sérieux).

Que se passe-t-il quand ce plafond est dépassé ?

L'élu doit choisir les indemnités qu'il souhaite faire écrêter. Il peut alors penser aux copains ! En effet, il peut désigner le ou les bénéficiaires de la part écrêtée, le reversement de cette part ne peut être effectué que sur délibération nominative du conseil de la collectivité territoriale.

Il n'y a pas de gâchis !

Le conseiller municipal et adjoint

Mais je ne vois aucune délibération relative aux indemnités des conseillers municipaux et adjoints ? Estrosi a trois mois pour le faire (voir article L2123-20-1) mais visiblement c’est un oubli flagrant qui devra, je l’espère, être régularisé.

Ci-dessous les maximums prévus par la loi.

L’indemnité de fonction en qualité de conseiller municipal est au maximum égale à 6 % du terme de référence précédemment indiqué, soit 337 euros (la majoration de 50% bénéficiant à tout le monde).

L’indemnité de fonction en qualité d'adjoint au maire est au maximum égale à 72.5 % du terme de référence précédemment indiqué, soit 4069 euros (la majoration de 50% bénéficiant à tout le monde).

Quant aux articles 3 et 4, relatifs aux conseillers municipaux délégataires, ils sont assez sibyllins. Peut-être que quelqu’un est en mesure de les expliquer ?

En complément d'information, L'irrésistible ascension des indemnités d'élus

Il y a vraiment un manque de transparence sur les indemnités des élus municipaux. Les délibérations sont illisibles, difficiles à trouver, voire incomplète.

Cette délibération portant sur les indemnités des élus a été adoptée à l'unanimité en séance plénière du 14 avril 2008, en 20 secondes paraît-il ?

Le mouvement lycéen peut-il faire reculer le gouvernement ?