RETOUR SUR LES RESULTATS DES MUNICIPALES

Un mois bientot passé laisse le temps de reposer, et de reprendre à tête froide.

J'ai réouvert mon Nice Matin du lundi 17 mars, et relu les résultats, bureaux par bureaux, du second tour.

Quelques chiffres secs :

236 bureaux de vote sur Nice

Pour la liste " Changer d'Ere", combien de bureaux ont mis "Allemand" en tête de la triangulaire à plus de 50% des voix ?

2, oui, 2 sur 236, soit moins de 1% des bureaux de vote.

Les voici :
TURIN : 1000 inscrits, 488 votants, Allemand 253 (52,38%) - Estrosi 136 (28,16%) - Peyrat 94 (19,46%)

PIAGET : 855 inscrits, 396 votants, Allemand 233 (59,90%) - Estrosi 86 (22,11%) - Peyrat 70 (17,99%)

Sur ces deux bureaux populaires qui devraient être notre réservoir de voix : moins de 50% de votants, à peine 25% des inscrits votent "Changer d'Ere".

Les chiffres sont là, implacables, le constat est dur.

Depuis,on se focalise sur oui ou non faut-il participer aux commissions d'appels d'offre, des finances, de la Canca, etc. Mais la réalité des chiffres ne peut se faire oublier.

Si la gauche VEUT GAGNER à Nice, comment remonter ce handicap?

Je ne ferais pas cette fois le catalogue des y-a-qu'a-faut qu'on, je livre, bruts, ces chiffres à votre reflexion.

Comment le congrès du Parti socialiste peut-il être utile aux Français?

Voici les dix questions formulées dans la consultation lancée vendredi 4 avril par Ségolène Royal et intitulée "Comment le congrès du Parti socialiste peut-il être utile aux Français?" Celles-ci pourront être modifiées ou complétées par les adhérents du Parti socialiste. Un site Internet sera mis en service dans les prochains jours.



1. Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir : de quelle façon ?

2. Le socialisme ne peut pas se contenter d'aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?

3. Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?

4. Il faut pousser l'agilité des entreprises, le goût du risque et l'esprit d'entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?

5. Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l'entreprise ?

6. Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s'attaquer aux injustices sociales ?

7. Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?

8. Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?

9. Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?

10. Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d'engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?

Des milliers de lycéens manifestent contre les suppressions de postes dans l'éducation nationale

Plusieurs milliers de lycéens ont manifesté, mardi 1er avril, dans plusieurs villes de France. Ils protestent contre les 8 830 suppressions de postes prévues à la rentrée 2008 dans l'enseignement secondaire public. Egalement en ligne de mire : la réforme du bac professionnel en trois ans et la future réforme du bac général.

A Paris, ils étaient entre 11 000 et 13 000, selon les organisateurs, 4 500 selon la police. Pour Florian Lecoultre, le président de l'Union nationale lycéenne (UNL), "c'est un succès". "On a établi aujourd'hui un rapport de forces", s'est félicitée de son côté Alix Nicolet, présidente de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL). Les organisations lycéennes espéraient une plus forte mobilisation que lors de la précédente manifestation du 27 mars, à laquelle n'avaient participé que 6 000 personnes, selon les lycéens (4 000, selon la police). Quelques enseignants du SNES-FSU avaient également rejoint le défilé.

"Les propos du ministre nous choquent, (...) ça ne va pas être tenable très longtemps car il y a de plus en plus de lycéens dans la rue", a prévenu Léo Moreau, vice-président de l'UNL. De son côté, Hannah Boisson, déléguée de la FIDL, a mis en garde le ministre de l'éducation, Xavier Darcos : les lycéens "ne sont pas des enfants" et "le gouvernement reculera". A l'arrivée du cortège, rue de Grenelle, une délégation devait être reçue au ministère de l'éducation nationale.

En début de journée, plusieurs centaines de lycéens ont également manifesté dans le Val-de-Marne. Dans l'académie de Créteil (Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne), le rectorat comptait seize établissements bloqués, dont sept dans le Val-de-Marne. "Nous avons appelé les proviseurs à une grande vigilance" pour éviter les incidents, a indiqué le rectorat. Des incidents ont émaillé les manifestations à Créteil et Vitry-sur-Seine.

En province, les manifestants étaient peu nombreux : quelques centaines de lycéens ont défilé à Grenoble, Blois, Cannes et Bordeaux. Les syndicats étudiants appellent à de nouvelles manifestations jeudi, notamment à Paris, Lyon et Marseille.

Rattrapé par les affaires, Estrosi démissionne

Suite à de nouvelles révélations dans plusieurs dossiers sulfureux, le passé de C. Estrosi revient sur le devant de la scène.

Un témoignage inédit a permis à un collectif de citoyens de réactiver l'affaire du golf de Nice dans laquelle 750 000F avait été versé illégitimement à l'entreprise gérant (mal) le golf de Nice sous la direction de la famille Estrosi. Classée sans suite après l'intervention fort opportune du juge Renard (depuis relevé de ses fonctions pour avoir trempé dans d'autres affaires louches), le contentieux resté insoldé. Ce ne sera bientôt plus le cas.

Dans un registre plus récent, des photos ont enfin été retrouvées, permettant d'identifier une passagère du fameux jet privé loué par le ministère de Christian Estrosi et qui lui a valu le sobriquet de Mr 138 000€. Après des excuses confuses sur les médias nationaux suivit d'indignation dans le quotidien local (moins prompt à remettre en cause la voix de son maître et par ailleurs propriété du groupe qui a loué le falcon à Estrosi), des questions se posaient quant à l'intégration d'une part de ce voyage dans les comptes de campagne municipaux du ministre dispendieux. En effet, rappelons que ce vol, justifié par le besoin impérieux qu'avait Estrosi de participer à une réception organisée à l'Elysée et donc de décaler son départ prévu sur un vol normal, a ramené le secrétaire d'état-président du conseil général-candidat à la mairie à une réunion publique. La présence d'un membre éminent du staff de campagne d'Estrosi faisait poindre le menace d'une intégration dans les comptes d'une part du vol qui aurait complètement paralysé Estrosi. La conséquence de cet épisode a été une amnésie surprenante de tout les appareils photographiques présents. Gageons que les déceptions qui n'ont pas dû manquer après les nominations d'adjoints ont du avoir des effets bénéfiques sur la mémoire.

En tout cas, Estrosi, dos au mur, n'a pas eu d'autre choix que de démissionner du conseil municipal de Nice, nous attendons encore les conséquences de cette décision surprenante de la part de quelqu'un qui s'est toujours appuyé sur ses contacts nationaux pour contourner les lois et éviter de trop grand déboires judiciaires et politiques, comme à l'époque de son redressement fiscal que Juppé, alors ministre des finances, n'avait pu bloquer mais avait tout de même déclassé de "frauduleux" à "erreur de bonne foi", donc du pénal au civil.

Eric Ciotti est le mieux placé pour prendre la suite de affaires. Ceci ne serait néanmoins qu'une régularisation d'une situation de fait tant Ciotti est celui qui fait tourner la boutique quand Estrosi récite ses discours.