Motion présenté par le groupe « Changer d’ère »

Depuis plusieurs semaines, des dizaines de milliers de lycéens manifestent contre les choix budgétaires opérés par le gouvernement.

En effet, le budget 2008 prévoit 11 200 nouvelles suppressions de postes, après les dizaines de milliers déjà supprimés depuis 5 ans.

Localement, les conséquences de cette politique sont catastrophiques :

  • Près de 200 postes de professeurs vont être supprimés dans notre académie à la rentrée prochaine. La Ville de Nice dénonce la suppression massive de postes dans l’Education nationale.

  • 120 postes d’enseignants supprimés à la rentrée prochaine sur la Ville de Nice, c’est une véritable hémorragie éducative.

  • Les élus de la Ville de Nice ne peuvent accepter la suppression programmée de 15 postes au lycée Beau-Site, 6 postes au lycée du Parc Impérial, 8 postes au lycée Guillaume Apollinaire, 14 postes au lycée Paul Augier, 5 postes au lycée Bristol.

    Les conséquences de cette politique régressive sont, hélas, bien connues :

  • Des classes surchargées ;

  • Une qualité des enseignements détériorée ;

  • Des conditions d’enseignements inégales ;

  • Un suivi individualisé des élèves impossible ;

  • Des options artistiques ou linguistiques menacées…

La Ville de Nice soutient le mouvement des lycéens qui revendique le respect d’un droit à l’avenir et demande au gouvernement de revenir sans délais sur ces suppressions de postes qui compromettent gravement la sauvegarde du service public d’éducation. Les élus de la ville de Nice ne peuvent admettre qu’une génération soit sacrifiée au nom de choix politiques contestés et contestables.

Le maintien d’effectifs réduits dans les classes, le développement des options, la prévention de la violence ou le suivi individualisé des élèves nécessitent un encadrement à la hauteur des besoins. Les lycéens niçois n’ont pas à souffrir des postures idéologiques d’un gouvernement qui nie ces nécessités éducatives. Comme le formulait avec justesse François Mitterrand, « celui qui méprise et qui frappe la jeunesse a toujours tort ». 


Yann Librati

Conseiller municipal de la Ville de Nice