Travailleurs pauvres : une réalité croissante
Par Hervé, lundi 28 juillet 2008 à 13:49 :: Révolte ! :: #421 :: rss
"12,3 % des Azuréens vivent sous le seuil de pauvreté. L'écart des ressources entre les plus fortunés et les moins nantis est parmi les plus importants de France."La réalité des travailleurs pauvres grandit de jour en jour. Même Nice Matin s'en rend compte et donne l'information ci-dessus. C'est dire !
"Cette situation de pauvreté intrinsèque et d'inégalités croissantes pèse donc considérablement sur les ménages les plus fragiles, principalement les jeunes et les familles monoparentales. Par exemple, près d'un quart des familles monoparentales vit dans la pauvreté. De même, un enfant sur cinq de moins de 18 ans est aujourd'hui nécessiteux dans la région."
C'est un phénomène de déclassement général qui s'installe durablement. Conséquence brutale et cruelle de politiques économiques libérales, d'un individualisme croissant, et, localement, du cynisme écoeurant de la clique à Estrosi qui dirige notre département depuis des décennies et l'a laissé devenir un des pires en France. Les inégalités sociales et économiques deviennent si imposantes qu'elles transforment en bombe sociale le discours révoltant visant à culpabiliser ceux qui trébuchent, leur prendre franchises médicales et pénalités diverses, et donner en même temps des masses hallucinantes de richesses aux puissants et aux amis du pouvoir.
"Le minimum gagné par les 10 % les plus riches est, dans la région, 3,3 fois supérieur au maximum de ce que touchent les 10 % les plus pauvres. Dans le Var, les plus démunis ne gagnent pas plus que 722 euros, les plus fortunés jamais moins de 2 302 euros, soit un rapport de 3,2. Dans les Alpes-Maritimes, le fossé est plus béant encore (3,4) : 736 euros chez les 10 % les plus pauvres, 2 499 euros au minimum pour les plus riches."
Une des solutions est simple et connue, même Nice Matin l'évoque, mais les gouvernements qui se succèdent depuis 2002 et encore plus depuis 2007 font l'exact opposé et dévalorise l'impôt progressif et cassent les mécanismes de redistribution.
"Ces inégalités seraient plus notables encore sans l'effet de l'impôt et de la redistribution par les prestations sociales. Avant cette redistribution, le niveau des revenus déclarés par les plus riches est sept fois supérieur à celui des plus pauvres (cinq fois seulement en France)."
Dans la suite, un reportage sur les travailleurs pauvres, les causes mais surtout les conséquence sur tout ces pauvres gens qui survivent chaque jour. Comme l'écrivait un ami dans une tribune récente :
"Il y a des vies entières sans jour de relâche. Des vies commencées et achevées à lutter contre un destin qui vous échappe. Pas forcément des vies malheureuses, mais des vies dures qui creusent l’épiderme et maltraitent les consciences. Des vies, dés la première seconde, écrites comme une dictée pleine de fautes. Des vies qui te rappellent que chaque jour c’est les playoffs. La lutte sans répit pour chaque pouce de terrain."
Je travaille mais je suis pauvre 1
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Je travaille mais je suis pauvre 3
Je travaille mais je suis pauvre 4
Information niçoise
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