Communiqué de Yann LIBRATI
Conseiller municipal PS de la Ville de Nice,Président de la Commission des Finances

Depuis quelques jours, la mairie de Nice, maison du peuple a été littéralement bunkérisé par le député maire de Nice. Christian Estrosi vient en effet d’imposer un nouveau système de contrôle des visiteurs qui doivent désormais déposer une pièce d’identité afin de rencontrer leurs interlocuteurs en mairie.

Aujourd’hui, le maire de Nice franchit une nouvelle étape dans sa volonté de contrôle de l’information et de surveillance généralisée. Ce qui se passe nationalement avec le sinistre fichier Edvige donne des idées à Christian Estrosi qui se comporte désormais dans une pure logique orwélienne en un véritable Big Brother municipal. Sous les nouvelles consignes du maire, les vigiles postés à l’entrée de l’hôtel de ville ont en effet refusé ce matin que des journalistes ou des photographes montrant leurs cartes de presse puissent rentrer en mairie rencontrer l’opposition municipale, sauf à ce qu’ils déposent formellement à l’accueil une pièce d’identité.

Ce fait, extrêmement grave pour la démocratie locale contrevient aux principes fondamentaux de la liberté de la presse et des droits de l’opposition sur lesquels il n’est absolument pas possible de transiger.

Je demande solennellement au maire de Nice de revenir sur ces procédés inquisitoires, dangereux, anti démocratiques et de garantir une liberté totale de rencontres entre la presse et l’ensemble des conseillers municipaux dans les bâtiments de la Ville.

Il serait inacceptable que cette situation perdure et je me donne tous les moyens de saisir la justice pour faire cesser une situation qui bafoue les principes fondamentaux du droit et l’essence même de l’esprit républicain.