Des salaires impressionnants liés en grande partie aux stock-options. En 2007, elles ont en effet atteint des records avec une hausse de 351%. Pierre Verluca a ainsi eu la bonne idée de revendre ses actions, achetées 10.57 euros, à 237 euros en juin 2007. Comme lui, de nombreux PDG ont fait jouer leur droit avant que les cours de la Bourse ne s'effondrent. En 2007, ils ont ainsi perçu 66 millions d'euros, presque cinq fois plus qu'en 2006, indique «L'Expansion». Interrogée sur LCI, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé «évident qu'il y a des normes, des références à introduire pour éviter les excès (…) scandaleux.» Pour elle, il y a une «utilisation largement abusive du système. Je peux d'ores et déjà vous dire que nous considérons comme anormal de rémunérer l'échec et nous nous posons des questions également sur le dévoiement du système des stock-options», a-t-elle ajouté. Mais pas question, pour elle, que l'Etat légifère sur la question. Toute loi serait «certainement très dangereuse pour l'attractivité de la France», a poursuivi Laurence Parisot.

Quant à la rémunération fixe des grands patrons, en moyenne elle a augmenté de 5% en 2007. Certains sont mieux lotis, comme Gérard le Fur (Sanofi-Aventis) dont le salaire, 1.36 million d'euros, a fait un bond de 36% en un an. Guillaume Poitrinal (Unibail-Rodamco) fait encore mieux, avec un salaire en progression de 46%. D'après «L'Expansion» le mieux payé en salaire de base est le PDG de L'Oréal, Jean-Paul Agon, avec 2 millions d'euros. Arrivent ensuite Bernard Arnault (LVMH) avec 1.7 million d'euros et Gérard le Fur rétribué 1.36 million d'euros.