Je vous livre l'introduction in extenso du livre, ECRITE EN 2005, elle est quasi prophétique :

'' Le capitalisme est-il en train de s'autodétruire ? La question peut sembler saugrenue, voire provocatrice au moment ou les entreprises françaises affichent des profits très élevés et distribuent des dividendes records à leurs actionnaires, tandis que les salariés voient leurs pouvoir d'achat se réduire dans un climat ou l'inquietude grandit, dominé par la multiplication des délocalisations, la permanence d'un chomage élévé et de la précarité sous toutes ses formes.

Et comme plus la croissance est molle, plus les profits explosent, rien d'étonnant à ce que la légitimité d'un tel partage des richesses monte en puissance. C'est au moment ou le capitalisme n'a jamais été aussi prospère, aussi dominateur, qu'il apparait le plus vunérable et nous avec lui.

D'abord il s'agit d'un capitalisme sans projet, qui ne fait rien d'utile de ses milliards, qui n'investit guère, qui ne prépare pas l'avenir.

L'environnement financier de l'économie mondiale est désormais un environnement ou l'horizon de programmation des investissements s'est raccourci avec, pour corrolaire, une exigence de rentabilité du capital extrêmement forte.

Dans l'installation d'une telle dérive, la mondialisation a joué et joue en quelque sorte le role de faciliteur.

A la faveur des délocalisations et de la perte de pouvoir de négociation des salariés dans les pays les plus avancés, des rendements elevés du capital peuvent etre obtenus, mais c'est une illusion de croire que cela sera durablement possible.

La seule manière de pérenniser l'économie mondiale, c'est d'impliquer les détenteurs de l'épargne dans la supervision des décisions à long terme des emprunteurs et des entreprises, comme dans celle des intermédiaires financiers auxquels ils déléguent la gestion de l'épargne dans un objectif long terme.

Faute de quoi l'économie mondiale s'exposera à une nouvelle crise financière lorsque les risques cachés qui permettent les rendements élevés éclateront au grand jour, soit au déclin tendanciel de la rentabilité des entreprises et de la croissance si les investissements à long terme ne sont plus réalisés. Le capitalisme est toujours menacé par ses propres excès.''

Tout est dit, tout est connu depuis fort lontemps.

L'aplomb, le mensonge, la démagogie sarkozyste est à son comble.

Quand on est débordé par la situation, il faut toujours feindre d'en être l'organisateur. L'unique projet de l'agité.

Je recommande plus que fortement la lecture du livre aux éditions la découverte / Poche. Pas cher 6,50 euros.